Pas de souveraineté alimentaire sans OGM !

fraisons

Il y a parfois des retournements passionnants. Celle du Centre patronal vaudois sur les OGM est un délice gustatif, à défaut d’être intellectuel.

Voilà donc l’organisation patronale qui prend fait et cause pour la souveraineté alimentaire. Ce qui est nouveau. Mais cela se fait, c’est paraît-il politiquement correct désormais…

Mais voilà, la définition de la souveraineté alimentaire patronale vaudoise n’a rien avoir avec celle de Via Campesina, l’organisation syndicale qui représente près de 200 millions de paysannes et de paysans dans le monde.

En l’occurrence, il s’agit plutôt du concept fumeux d’autarcie agricole ou viticole (selon les heures…).

Maintenant que la souveraineté alimentaire est entrée dans la politique agricole 2014-2017, on va l’utiliser pour nous faire bientôt bouffer les OGM dans notre assiette.

Evidemment, il fallait y penser. Et c’est logique non ? Si la Suisse ne produit que 50% de ce qu’elle mange, il faudra bien nous adapter à d’autres techniques plus modernes d’engraissement humain. Alors, pourquoi fermer la porte aux OGM ? Ce serait suicidaire non ? Imparable.

La coexistence entre cultures OGM et non-OGM a été au centre de la consultation qui vient de se terminer par la Confédération. Pour l’instant, le moratoire va tenir jusqu’à fin 2017. En 2018, nous allons savoir à quelle sauce le lobby agro-industriel va nous dévorer.

D’ici là, le débat est engagé, mais les opposants aux cultures OGM ont du souci à se faire. Si les souverainistes alimentaires commencent à se travestir pour faire pousser leurs rhubarbes transgéniques, le choc des cultures va être rude.

publié sur hebdo.ch

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