Je suis heureux !

Ce matin, un moment historique et émouvant a été vécu lors… d’une commission du Parlement vaudois (oui, c’est possible !).

Le droit de vote et d’éligibilité pour les étrangers a été accepté par 6 voix contre 5. Cette initiative constitutionnelle, je l’ai déposée fin juin.

Il reste certes à passer encore le cap du Parlement en novembre, puis le vote populaire. Mais tout de même, en pleine campagne xénophobe de l’UDC… c’est une victoire que je savoure et qui me heureux pour les milliers d’hommes et de femmes qui ont tant contribué par leur travail à ce coin de pays.

Un peu de reconnaissance et de tendresse démocratique dans ce monde de brute.

Le Kudelbroulis, un hybride mutant

Personne n’a fait le lien.

La distribution du « Petit Broulis illustré » à tous les citoyens nés entre juillet 1976 et juillet 1977 a été financée par André Kudelski (PDG de Nagra).

Beau geste désintéressé en pleine campagne électorale.

Le même Kudelski, entrepreneur entreprenant a touché en 2006 une bagatelle de revenu augmenté de 15%, comme tous les salariés du pays, soit en l’occurrence 11 millions, soit 260 fois le revenu de sa femme de ménage…

Dans notre pays, il n’y a pas de SMIG, comme d’ailleurs de RMA, autrement dit pour les novices, « Revenu maximum acceptable » (rassurez-vous, il n’existe dans aucun pays…!).

L’entrepreneur Kudelski a bien le droit, la liberté, la libéralité d’offrir à ses amis politiques des BD distribuées largement, tout en volant ces sommes à ceux et celles qui travaillent pour lui.

Ce faisant, il est créateur, un grand créateur de l’hybride mutant qu’attendaient tant d’hommes politiques. Le Kudelbroulis devrait être enregistré. C’est une pièce maîtresse du nouveau dispositif politique. Le patron offre, le ministre dispose.

Et pendant ce temps, pas de comptes de campagne contrôlés, pas de limitation des dépenses de campagnes électorales, pas de publication obligatoire des donateurs. Ainsi va le pays de Vaud…

Quand seul le POP prennait la défense du canton de Vaud

DrapeauENBERNE

Sur le blogue Vaud 2007, Pierre Kolb analyse, dans un article intitulé: « La perte de pouvoir du canton ne tracasse pas les partis politiques », comment le canton de Vaud a perdu une partie de ses pouvoirs démocratiques avec « la grande machinerie intercantonale » lancée en 2004.

Et il rappelle que « c’est dans le programme du seul POP que l’on trouve un refus de voir des compétences cantonales être transférées à des instances intercantonales non élues » et que « lors du débat aux Chambres sur l’espace suisse de la formation, Josef Zisyadis avait décrit le nouveau domaine intercantonal comme «un dessaisissement gigantesque du pouvoir démocratique au profit d’un machin technocratique centralisateur, d’un monstre sans contrôle». Pour le conseiller national, la preuve en avait été apportée lorsque le secrétaire d’Etat Charles Kleiber avait pu, lui tout seul, engager toutes les universités dans l’aventure des accords de Bologne. »

Une petite leçon d’histoire (très) contemporaine à l’usage de celles et ceux ceux qui prétendent que le candidat A Gauche Toute! au Conseil d’Etat passe tout son temps au bistrot.

Il passe en effet du temps dans les bistrots, mais se préoccupe et s’occupe également des affaires du canton. Un vrai Vaudois, quoi…

pmg