Vote électronique: sans démocratie, manipulation possible

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Au moment où tous les yeux sont braqués sur les élections Etats-Uniennes, il est difficile d’oublier les manipulations de dernière minute des élections de 2004 qui ont vu la victoire de G.W.Bush.

Tout cela pose la question du contrôle démocratique du vote électronique (qu’il ne faut pas exclure a priori, mais avec des gardes-fous précis).

C’est d’ailleurs la raison du dépôt de mon initiative parlementaire d’octobre dernier au Conseil national, intitulée « Inscription de la transparence du vote dans la Constitution fédérale ».

Le vote traditionnel, y compris le vote par bulletin manuscrit et les fiches de saisies permettant le comptage électronique des voix, repose sur l’existence bien réelle d’un registre électoral, de certificats de capacité civique, de bulletins, de fiche de saisie, d’une urne, de signatures manuscrites.

Les manipulations sont visibles au sens propre, ce qui permet d’opérer des recomptages au vu et au su de chacun.

Cette pratique démocratique pourrait bien être détournée lors du passage généralisé au vote électronique.

Une inscription claire dans la Constitution fédérale s’impose, afin d’y introduire l’obligation de publicité, de transparence et d’observabilité générale des procédures et moyens essentiels mis en oeuvre lors d’un vote populaire.

Cette inquiétude n’est pas démesurée ou de l’ordre de la méfiance généralisée. Le Canton de Genève s’est engagé sur une voie pour le moins inquiétante avec un système électronique bouclé, il y a risque que le Canton de Vaud adopte un système similaire. Sans parler de la Confédération. Et les pressions sont énormes pour soustraire la transparence des programmes au contrôle citoyen.

Le débat est lancé, tous les démocrates authentiques doivent se mobiliser pour que les logiciels libres s’imposent sur cette question essentielle pour le reflet de nos opinions.