Le printemps révolutionnaire de Michel Bühler

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C’est un livre à ne pas mettre entre toutes les mains en ce début d’hivernage, de refroidissement de la pensée.

Michel Buhler nous convie à un petit itinéraire personnel à travers le regard de ces quelques enfants d’aujourd’hui, qui sont les nôtres. Itinéraire sur ces 40 ans de luttes où nous avons échoué à changer vite le monde comme on le rêvait.

Le capitalisme a provisoirement gagné une sacrée bonne première manche. Nous allons vivre la suite avec délectation. Et c’est juste à ce moment-là que Michel y va de son petit traité intitulé pour les intimes "De la nécessité de la Révolution".

Et il ose reparler de communisme, d’utopie, de biens communs à partager, de combats et surtout d’amitiés fidèles.

Cela me rappelle le Michel de Paris, puisque c’est là-bas que je l’ai connu d’abord. Il venait chanter pour notre paroisse de la Mission populaire évangélique, où j’étais pasteur à Belleville. Au coeur de ce quartier populaire, il laissait échapper quelques notes de tendresse qui redonnait de l’espoir à lutter. Ces concerts offerts valaient de l’or à l’époque pour nos finances trouées.

Michel, tu as bien fait de l’écrire ce bouquin. Car jamais nous ne serons des convaincus, mais des êtres qui cherchent à le devenir jour après jour.

Où Abimi nous sert un Lausanne sans pourboire…

Apéro

Daniel Abimi vient de commettre son premier roman. Et c’est un rompol qui se dévore, on ne le lâche plus des mains.

Bien sûr, c’est à cause de Lausanne, me direz-vous… Pas seulement. C’est ciselé comme une classe sociale. Dans ce roman, on ne se mélange pas, sauf au plumard.

L’autre face de Lausanne, pas celle de Lausanne Jardins, de l’éco-quartier, des bobos, qui sentent bon le savon.

Curieusement, ici le "commissaire" Montalbano ou Pepe Carvalho, n’est pas un flic, il est de fait remplacé par un journaliste dans un grand quotidien local. Il mange, il boit aussi, mais que dans des bistrots populaires avec du gros rouge qui tâche fort. Et les mets sont lourds comme l’athmosphère. Lausanne est une vraie ville, mais de province blafarde.

Allez, je ne vous en dit pas plus.

Si: ce roman s’appelle "Le Dernier Echangeur", Daniel Abimi est son auteur et Bernard Campiche, son éditeur.

Daniel Abimi a failli être lauréat du Grand Prix Champignac de 1993 avec la phrase: «Directeur de la Sécurité sociale et de l’environnement depuis quatre ans, le socialiste Pierre Tillmanns a été confronté à une terrible hausse du nombre des chômeurs. Il a mis sur pied de nombreux chantiers d’occupation. Tout en favorisant le recyclage des déchets.» Il s’est rattrapé depuis. Son profil Facebook indique qu’il a visité la ville de Mekele en Ethiopie.