Service des autos: trop facile pour M.Rochat, ex-conseiller d’Etat

Il se confirme donc que l’ex-chef du Service des Automobiles (SAN) a détourné quelque 200.000 francs d’argent public. Vols en dirigeable, repas gastronomiques en France, séminaires, cadeaux aux cadres, bref tout l’arsenal d’un chef qui voulait être privatisé avec les honneurs de la République…

Le Juge d’instruction cantonal va faire son travail, bien; le CCF (contrôle cantonal des finances) a fait le sien, bien; une enquête administrative est en cours, bien.

Et il faudrait s’arrêter là ? C’est qui le chef de cet ex-chef ? C’est qui le responsable politique de ce haut cadre administratif, bardé de diplôme ? C’est qui que le peuple a élu pour diriger et gérer le département ?

Trop facile de se défiler ! Le responsable politique de M.Boichat, c’est le Conseil d’Etat qui collégialement n’a pas fait son travail. Le responsable politique, c’est en particulier M.Charles-Louis Rochat, chef du département.

Les articles 107 et 123 de la Constitution vaudoise sont clairs. Le peuple vaudois est en droit d’exiger réparation au Conseil d’Etat dans son ensemble et à M.Rochat en particulier pour le tort causé à l’ensemble du service public pour incapacité de gestion.

Je déposerai demain, mardi 11 septembre 2007, une motion en ce sens au Grand Conseil.

Trop facile de rejeter la faute sur un subordonné ! Trop facile de profiter d’une belle retraite payée par le peuple vaudois sans devoir rendre des comptes ! Trop facile pour le Conseil d’Etat dans son ensemble de s’en tirer par une pirouette !

Le Conseiller Rochat ne se prend pas pour la queue de la poire…

Lors de la semaine passée dans le cadre de la caravane électorale: deux visites, deux attitudes. Centre d’enregistrement des Réfugiés de Vallorbe, le directeur Philippe Hengy reçoit le syndicaliste Gérard Forster, le candidat AGT Jean-Baptiste Blanc et moi-même, avec un plaisir non dissimulé. En deux jours, lettre de confirmation, disponibilité, ouverture d’esprit. Hélène Küng, l’aumonière que nous connaissons bien nous consacre un instant dans ses locaux.

CERA Kung

Le lendemain, la visite au pénitencier de Bochuz a failli ne pas avoir lieu… Téléphones sur téléphones, pour obtenir un petit moment de prise de connaissance de la situation pénitentiaire. Quoi de plus normal pour un candidat au Gouvernement et de plus ancien chef du département responsable de la politique pénitentiaire…

Eh bien non ! Il a fallu pousser des hauts cris. Diable, en haut lieu, le libéral veille: pas de libéralités ! Tout le pompeux caporalisme vaudois empesé, mité, se met en marche avec une de ces lettres dont le notabilisme vaudois a le secret. Que voulez-vous Monsieur le libéral Conseiller d’Etat Rochat ne se prend pas pour n’importe qui, on ne lui la fait pas à lui, il gouverne encore pour 5 mois et sait le montrer à qui mieux mieux… Lisez plus bas et vous compâtirez…

Entretemps, la rencontre a eu lieu avec la direction sur place. Elle fut de qualité et d’écoute mutuelle. Comme quoi, hors des sentiers qui ont mené ce canton a tant de dégâts, les hommes et les femmes peuvent communiquer tout simplement. Vivement que cela change !

Quant à la confidentialité des informations reçues, je peux confirmer qu’aucun dirigeant de Swissair n’est en tôle à Bochuz…

Lettre Rochat à Z

A côté de la plaque

15 novembre, perdu ou me suis fait voler ma plaque avant de bagnole… Un mois, un mois (!) après, une nouvelle plaque de remplacement arrive à  ma poste de quartier d’Ouchy (encore une poste qu’on a réussi à  conserver avec la mobilisation populaire). Voilà  du service public comme j’aime ! Pas besoin de chercher loin l’explication. Depuis que le Conseiller d’Etat libéral Rochat a repris le Département avec son service de l’automobile (SAN), il s’évertue à  soutenir un chef de service dont le seul but est de devenir calife à  la place du calife lorsque le SAN sera privatisé. Et il dégrade, il dégrade tant qu’îl peut pour faire monter le mécontentement. C’est tellement plus simple de privatiser lorsque la grogne populaire est à  son comble. Encore les empoyés qui vont casquer pour des incapables.