La Suisse doit accueillir Mountazer al-Zaïdi

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Mountazer al-Zaîdi est un militant de la gauche laïque irakienne. Lorsqu’il a lancé ses chaussures à la tête du planetarche américain Bush le fameux 14 décembre 2008, il n’était pas qu’un sombre inconnu… réagissant sur un coup de tête spontané.

Né en 1979, diplômé en communication de l’Université de Bagdad, il est un journaliste extrêmement populaire depuis 2005 de la chaîne de télévision irakienne Al-Baghdadia TV. Reconnu pour ses reportages en direct sur les lieux des exactions américaines contre la population locale, c’est une voix écoutée pour son courage.

En lançant ses deux chaussures de taille 43 et en criant à la tête de l’empereur américain: « Tu es responsable de la mort de milliers d’Irakiens ! », il se fera arrêté, immédiatement cassé le bras et des côtes et torturé pendant 9 mois dans les prisons américano-irakienne. Son récit d’enfermement pendant 3 mois dans une cellule de 1,50 m sur 1,50 m fait froid dans le dos.

Je viens de rencontrer ce soir Moutazer à Lausanne, il voulait entrer en contact avec un député de la Gauche suisse. Il m’a fait l’impression d’un homme sûr de ses convictions, d’un calme magnifique et d’un sourire énigmatique.

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Pour l’instant, Moutazer est dans notre pays avec un visa de séjour touristique, mais en 10 jours il a déjà créer une fondation destinée à récolter des fonds pour le million d’enfants orphelins irakiens. Pourquoi la Suisse ? Parce qu’il apprécie la neutralité suisse qu’on lui a décrit.

Trois mois sont vite passés. La Suisse a le devoir de lui offrir un permis humanitaire. Cet homme veut retourner lutter pour l’indépendance et la démocratisation de son pays. Ne le laissons pas être expulsé demain: son geste contre Bush mérite notre respect et notre soutien !

UBS, fossoyeur de la souveraineté suisse

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Le culot de la direction de l’UBS n’a de commune mesure que sa suffisance et son incompétence.

Heures après heures, il se révèle que MM. Kurer et Rohner non seulement étaient au courant des méthodes de gangsters utilisés aux Etats-Unis, mais en étaient vraisemblablement même le cerveau.

Et ils osent nous jouer le refrain de la protestation anti-impérialiste avec des trémolos sur la souveraineté suisse maltraitée par d’odieux cow-boys.

Avec le Conseil fédéral que nous avons, composé de forces politiques qui ont toutes sacralisé le secret bancaire, il n’est pas étonnant que l’UBS cherche une issue vers l’union sacrée pour sauver ses meubles.

Décidément, il n’était pas besoin de consacrer annuellement près de 4 milliards à la défense nationale armée. De l’argent jeté par la fenêtre ! En deux coups de cuillère à pot, les méthodes de gangsters financiers de l’UBS sont en train de mettre à genou la Suisse, qui n’a eu de confiance que dans la monoculture de la spéculation financière.

Il est grand temps de tourner la page, d’abandonner le secret bancaire et de faire le changement de cap vers le bien commun. Une autre Suisse est possible, que diable !

Supprimer le secret bancaire avant de finir comme l’Islande

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Il faut arrêter de tourner autour du pot: la fraude fiscale de l’UBS et la levée forcée partielle du secret bancaire n’est pas un épiphénomène, c’est le coeur du problème.

Le maintien du secret bancaire suisse, le soit-disant «label de qualité» défendu de l’UDC au parti socialiste, doit être rapidement supprimé, plus clairement interdit dans notre Constitution fédérale.

Encore une fois, et nous le disons depuis des années sans être écouté, le secret bancaire n’a qu’un seul objectif: augmenter l’accumulation privée, au moyen de l’évasion fiscale et du détournement de fonds publics. Les seuls perdants sont les salariés et les peuples.

Si l’UBS est prête à payer, dans une simple transaction… près de 1 milliards de francs suisses (que le peuple suisse vient de lui donner !), c’est qu’elle a parfaitement compris le risque immédiat sur l’ensemble du secret bancaire suisse.

Il n’y a plus aucune raison de refuser, à l’Union européenne notamment, le contrôle de toute cette soustraction fiscale qui a fait de notre pays, le pays des recels frauduleux et du blanchiment gigantesque d’argent du monde entier.

Finalement, la politique des banques, du Conseil fédéral, des partis politiques qui le composent est en train de nous mener dans la déconfiture la plus totale. On n’a pas voulu écouter les propos anti-capitalistes que nous tenions depuis des années… Ce gouvernement ne sera rien d’autre que le fossoyeur de notre pays.

Si la population salariée ne veut pas être entraînée dans une catastrophe économique comme l’Islande, il est urgent:

1. De supprimer le secret bancaire unilatéralement et d’inscrire cette volonté de transparence dans la Constitution fédérale
2. De créer un pôle public du crédit pour un contrôle démocratique des richesses produites et des choix d’investissement

Je vais déposer en ce sens une initiative parlementaire à la prochaine Commission de l’économie et des redevances le 25 janvier prochain.