Tu nous manques Jean-Marie…

Jean-Marie

L’année militante a commencé sans lui. Jean-Marie Béguin nous a quitté un dimanche matin de décembre. Dure réalité de fin d’année.

Il avait le don de nous faire douter de nos certitudes. Il avait surtout le goût des autres, du partage. C’était un camarade unitaire, ouvert, joueur. Il donnait envie de militer. Ton sourire nous permet de tenir le coup en cette grisaille de janvier.

Service des autos: trop facile pour M.Rochat, ex-conseiller d’Etat

Il se confirme donc que l’ex-chef du Service des Automobiles (SAN) a détourné quelque 200.000 francs d’argent public. Vols en dirigeable, repas gastronomiques en France, séminaires, cadeaux aux cadres, bref tout l’arsenal d’un chef qui voulait être privatisé avec les honneurs de la République…

Le Juge d’instruction cantonal va faire son travail, bien; le CCF (contrôle cantonal des finances) a fait le sien, bien; une enquête administrative est en cours, bien.

Et il faudrait s’arrêter là ? C’est qui le chef de cet ex-chef ? C’est qui le responsable politique de ce haut cadre administratif, bardé de diplôme ? C’est qui que le peuple a élu pour diriger et gérer le département ?

Trop facile de se défiler ! Le responsable politique de M.Boichat, c’est le Conseil d’Etat qui collégialement n’a pas fait son travail. Le responsable politique, c’est en particulier M.Charles-Louis Rochat, chef du département.

Les articles 107 et 123 de la Constitution vaudoise sont clairs. Le peuple vaudois est en droit d’exiger réparation au Conseil d’Etat dans son ensemble et à M.Rochat en particulier pour le tort causé à l’ensemble du service public pour incapacité de gestion.

Je déposerai demain, mardi 11 septembre 2007, une motion en ce sens au Grand Conseil.

Trop facile de rejeter la faute sur un subordonné ! Trop facile de profiter d’une belle retraite payée par le peuple vaudois sans devoir rendre des comptes ! Trop facile pour le Conseil d’Etat dans son ensemble de s’en tirer par une pirouette !