J’ai mangé ma carte SIM

images

Ce n’était pas bon à avaler, mais il fallait le faire, tant c’était devenu inutile, chronopage et dérisoire comme attribut.

Je pourrais donc dire: j’ai possédé un natel/portable de 1996 à 2007. Onze ans, mais c’est fini désormais, c’est de l’histoire ancienne.

Je n’ai plus à me demander si mon portable est sous silencieux lors d’une réunion.

Je n’ai plus besoin de répondre à un appel… pour lui dire que je ne peux pas lui répondre en ce moment, parce que je suis sur un autre téléphone.

Je n’ai plus à me préoccuper de qui m’appelle pendant que je conduis.

En fait, c’est extrêmement simple: j’ai bouclé mon portable et je l’ai définitivement dévié sur mon téléphone fixe, que je consulte à intervalles réguliers dans la journée.

Et j’oubliais… Je me suis acheté une carte pour téléphoner d’une cabine téléphonique, oui, il y en a encore quelques-unes.

Personne autour de moi ne s’est rendu compte de rien dans la vie quotidienne. Il n’y a que moi qui savoure et qui m’interroge: Pourquoi avoir pris tant de temps pour refuser ce contrôle social ?

J’arrête mon mobile fin 2007

Bon, il y a longtemps que j’y pensais, mais ma décision est prise. D’ici Noël, je cesse. Cette immédiateté de communication permanente me pèse. Cette intrusion permanente du natel dans la vie quotidienne devient pesante. Elle me fatigue.

Je vais certainement trouver une solution avec une ligne fixe comme autrefois, cela ne devrait pas poser de problèmes d’avoir un répondeur que l’on consulte à distance. Et il y tant de lignes fixes partout… chez tout le monde. Et bien moins cher.

Certes, un sevrage va s’imposer dès le lendemain des élections fédérales. Il faudra passer par une phase de décongestion téléphonique. Un local de désinjection me serait indispensable, mais bon…

Quel plaisir ce sera … de ne plus avoir ces téléphones incessants qui me demandent: « Bonjour, je ne vous dérange pas ? » Mais bon Dieu, si je vous réponds, c’est que je suis dérangeable… !!!

Je ne veux pas me faire incruster un portable sous-cutané. La distance, c’est comme le doute, elle est indispensable à l’équilibre personnel.