Mea culpa: les croissants du M2 seront fait à Zürich et cela change tout…

émotion de croissant Hiestand

J’ai tiré trop vite. J’avais cru les premières infos d’un grand quotidien vaudois.

Dans le M2, ce ne sera pas la boulangerie française Paul, et les baguettes ne viendrons pas de Nantes. Mea culpa donc, mais le problème fondamental reste. il est peut-être plus grave que ce que j’avais imaginé:

1. Dans le M2, la boulange sera celle de Hiestand (ouf, il est suisse !)
2. Ce sera du surgelé réchauffé
3. Le pain sera fait à Zürich
4. Les pouvoirs publics (TL, Municipalité de Lausanne) savaient, mais n’ont rien dit
5. Les boulangers locaux n’ont jamais reçu de réponses à leur offre spontanées.

Tout dans cette affaire montre avec quelle cohérence travaillent les pouvoirs publics.

Le M2 fait sa fête du blé et du pain à… Nantes

pain

Bon, c’est public maintenant. Même si cela fait des mois qu’on le savait sous le manteau de farine. La seule boulangerie dans le futur M2 sera une boulangerie française, Paul, qui fera venir son pain à des milliers de kilomètres pour le conditionner ici. De Nantes exactement, c’est la porte à côté, non ? Sans oublier que là-bas, les ouvriers boulangers sont payés 900 euros par mois.

Parce que chez nous, il n’y a pas de bons boulangers. C’est une évidence. En fait, ils ne sont pas assez bon pour les usagers M2, qui auront la chance d’être dans le métro automatique le plus en pente du monde et qui ont droit donc de déglutir la pâte la plus exotique… Oh, je sais, cela aurait pu être pire: faire venir le pain de Pologne ou de Tchéquie.

Bref, dans toute cette affaire il y a deux questions fondamentales:

1. Les pouvoirs publics, les services publics ont-ils une cohérence ?

2. Les pouvoirs publics, les services publics sont-ils gérés de manière démocratique ?

Il n’y a aucune cohérence à vouloir inaugurer un nouveau transport public, sensé remodeler les habitudes de transport des citoyens et se ficher de la souveraineté alimentaire des usagers. En plus pour une Municipalité de gauche…

Il n’y a pas de démocratie lorsque des boulangers de chez nous font des offres de prestation et qu’on ne leur répond même pas et qu’ils apprennent par voie de presse qu’ils n’ont pas été choisis…

Au fait qui a choisi ce boulanger Paul ? Sur la base de quels critères ? Quelle instance démocratique a été consultée ou associée à ce choix scandaleux qui jette le discrédit sur toute une profession locale ?