Timbrées les postes privatisées

Requins

On m’appelle hier d’une société privée de courrier. Impossible de comprendre le nom. Et d’ailleurs, comment ils ont mon téléphone ? Ils me demandent de les rappeler d’urgence. Ils ont un paquet pour moi. Mais ils ne veulent pas me le livrer à ma case postale. Ils veulent envoyer le colis chez moi, à ma porte. Je dois rappeler d’urgence un numéro 0800 et tout le tintouin.

Je rappelle. Après une dizaine de manipulation téléphonique, je suis renvoyé chez une téléphoniste qui me demande un code. Je lui fais comprendre que le code était incompréhensible, parce que la personne qui m’a appelé parlait moitié anglais-français et d’une vitesse fulgurante… Mais que j’étais prêt à lui faire entendre au téléphone le message, comme cela, elle aurait son code, puisqu’elle parle la même langue vernaculaire. Elle écoute deux fois. Elle non plus ne comprend pas le code. Une histoire de fou.

Quand soudain je commence à m’exciter, je lui demande où elle se trouve. Je l’appelais à Dublin ! Et quand je lui demande ce qu’elle fichait là-bas au lieu d’être en Suisse, elle me répond qu’elle n’est pas suisse, qu’elle n’a rien à faire avec ce pays ! De toutes façons, ce n’est pas avec les 500 euros de paie qu’elle pourrait y venir.

Ras-le bol de ces conneries mondialisées, de ces refrains de stress permanent et de cette vie de misère dérégulée.

Je ne le veux pas mon paquet. D’ailleurs, je n’ai rien commandé. Ils peuvent se le garder. Ras-le-bol des postes privatisées ! Nationalisations sans dédommagement de toutes les postes du monde et des téléphones dans la même foulée…

Supprimer les polices privées

ruedesboutiquesobscures

Le scandale de la surveillance d’ATTAC Vaud par Securitas, révélée par l’émission TSR Temps présent de jeudi 12 juin, pose plusieurs questions essentielles:

1. Le retour du fichage des citoyens de sinistre mémoire est-il programmé (voir introduction des puces biométriques dans les cartes d’identité) ?

2. Comment une police cantonale qui doit obéir aux lois, peut-elle transgresser impunément les lois, en particulier celle de la protection des données personnelles ?

3. Est-ce possible que le Conseiller d’Etat vaudois en charge de la police, voire le Conseil d’Etat vaudois dans son ensemble n’ait pas été informé de la surveillance d’une association, par infiltrage et noyautage ?

La réponse à ces questions est indispensable pour faire la lumière sur cette affaire sombre et inquiétante.

A tout cela, il faut une réponse d’ensemble, c’est pourquoi j’ai déposé une initiative parlementaire exigeant d’engager les réformes légales afin d’interdire l’exercice sur le territoire suisse des entreprises privées de surveillance et de sécurité et les refondre dans une Régie fédérale.

Le monopole de la puissance publique est un attribut essentiel de l’Etat. La privatisation des tâches de sécurité remet en question le fondement même de l’Etat et sa légitimité.

Dès lors, la Suisse doit entreprendre rapidement des réformes afin d’interdire non seulement la privatisation rampante des tâches de sécurité, mais aussi l’existence même de sociétés de sécurité privée.

La délégation actuelle de tâches publiques à des particuliers dans le domaine de la sécurité doit être remplacée par la création d’une Régie fédérale, disposant d’une capacité suffisante pour répondre aux besoins de la Confédération, des cantons et des communes en la matière.

Cette Régie fédérale devrait incorporer en priorité les employés des actuels sociétés privées, sur la base d’une formation conforme au service public et sur la base d’une assermentation. Cette Régie fédérale devrait être soumise au contrôle du Parlement.

Service des autos: trop facile pour M.Rochat, ex-conseiller d’Etat

Il se confirme donc que l’ex-chef du Service des Automobiles (SAN) a détourné quelque 200.000 francs d’argent public. Vols en dirigeable, repas gastronomiques en France, séminaires, cadeaux aux cadres, bref tout l’arsenal d’un chef qui voulait être privatisé avec les honneurs de la République…

Le Juge d’instruction cantonal va faire son travail, bien; le CCF (contrôle cantonal des finances) a fait le sien, bien; une enquête administrative est en cours, bien.

Et il faudrait s’arrêter là ? C’est qui le chef de cet ex-chef ? C’est qui le responsable politique de ce haut cadre administratif, bardé de diplôme ? C’est qui que le peuple a élu pour diriger et gérer le département ?

Trop facile de se défiler ! Le responsable politique de M.Boichat, c’est le Conseil d’Etat qui collégialement n’a pas fait son travail. Le responsable politique, c’est en particulier M.Charles-Louis Rochat, chef du département.

Les articles 107 et 123 de la Constitution vaudoise sont clairs. Le peuple vaudois est en droit d’exiger réparation au Conseil d’Etat dans son ensemble et à M.Rochat en particulier pour le tort causé à l’ensemble du service public pour incapacité de gestion.

Je déposerai demain, mardi 11 septembre 2007, une motion en ce sens au Grand Conseil.

Trop facile de rejeter la faute sur un subordonné ! Trop facile de profiter d’une belle retraite payée par le peuple vaudois sans devoir rendre des comptes ! Trop facile pour le Conseil d’Etat dans son ensemble de s’en tirer par une pirouette !