S’il y a Jeunesse + Sport, il devrait y avoir Jeunesse + Gout

Liddes - les plantes aromatiques

La Confédération et les cantons devraient encourager la formation au goût et la formation aux compétences du quotidien, en particulier des enfants et des jeunes.

Les carences en matière de formation au goût ou à la sensorialité, ainsi qu’aux compétences du quotidien, la dévalorisation de la formation relative aux questions de l’alimentation, à la préparation de la nourriture et aux travaux importants dans le ménage, vont coûter d’énormes sommes à la société dans le futur.

Une alimentation diversifiée est importante pour favoriser le développement harmonieux de l’individu. Le répertoire alimentaire que l’enfant construit progressivement est une chose précieuse qui mérite d’être entretenue et développée.

Le démantèlement de l’enseignement de l’économie familiale et du travail artisanal dans les écoles va peser ultérieurement sur l’économie nationale et la santé publique.

Dans les faits, l’éducation sensorielle se rapproche de la formation musicale et de l’éducation physique. Il n’y a pas de raison particulière de traiter différemment ces trois domaines de la formation des enfants et des jeunes.

Par formation au goût, il faut entendre la prise de conscience que la bouche n’est pas une simple voie d’introduction des aliments, mais la valorisation de ses sensations et de son plaisir gustatif. Par compétences du quotidien, il faut entendre des connaissances en économie familiale en matière d’activité manuelle, de santé, d’écologie, de vie sociale, de simplicité volontaire.

J’ai déposé cette initiative parlementaire. Nous verrons si le Parlement est sensible à ces préoccupations qui proviennent de toute sorte de milieux de l’éducation, de l’agriculture, de l’alimentation et du tourisme…