Dans quelques heures, les chômeurs seront fixés sur leur sort

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C’est aujourd’hui mardi 27 octobre que la commission de l’économie du Conseil national va boucler la révision de la loi sur l’assurance-chômage.

Au moment où la population apprend avec stupeur le gaspillage de près de 800 millions de francs pour l’informatique militaire, la tournure des débats sur l’assurance-chômage, uniquement centrés sur des économies sur les plus précaires, est un véritable scandale politique. Les mêmes UDC qui ont jetés l’argent du contribuable par la fenêtre se retrouvent aux premières loges pour casser la vie quotidienne des victimes économiques du système.

Le radical Pierre Maudet, président de la commission fédérale de la jeunesse a beau jeu de se lamenter dans son journal du dimanche sur la situation de péjoration des jeunes, c’est son parti qui est le protagoniste principal pour réduire les prestations des jeunes chômeurs.

La population en a assez de ces doubles jeux électoraux de passe-passe !

Les chiffres sont là: la 4ème révision de la loi sur l’assurance-chômage est un gigantesque report de charges sur les cantons et les communes de l’ordre de 250 millions. Concrètement, il s’agit de rejeter des ayants droit aux indemnités directement à l’assistance publique.

La révision de la loi sur l’assurance-chômage en période de crise aigüe est une volonté politique punitive à l’égard des plus faibles de la société, au nom d’une idéologie dogmatique d’économies. Il suffirait d’augmenter les cotisations paritaires à 2,5% sans baisser les prestations et tout serait réglé ! Il y a quelques années le taux était de 3% sans aucun problème…

J’imagine que je ne serais pas seul à refuser cette loi… comme pour l’entrée en matière. J’imagine…

Préparez vos stylos pour le référendum, on va les gifler ces incompétents !

La nouvelle loi contre les chômeurs est un Titanic

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En pleine tempête, les partis au pouvoir ont de l’imagination. Ils préfèrent jeter les canots de sauvetage plutôt que de risquer que les noyés les utilisent. Le syndrome du Titanic est à l’oeuvre.

Etrange ambiance hier et avant-hier à la Commission de l’économie du Conseil national… c’est par 24 voix contre UNE (je ne vous dirais pas laquelle…) que la commission a décidé d’entrer en matière sur la 4ème révision de l’assurance-chômage.

Des coupes et encore des coupes pour faire boire la tasse aux chômeurs, ces abuseurs, ces fainéants, cette racaille de la société.

Vous en voulez ? Florilège… contre les jeunes chômeurs, les précaires, les cantons avec fort taux de chômage…

Concernant le nombre maximum des indemnités journalières calculé selon la période de cotisation, la droite veut 260 indemnités journalières si l’assuré justifie d’une période de cotisation de 12 mois ; 400 indemnités
journalières s’il justifie d’une période de cotisation de 18 mois ; 520 indemnités journalières s’il justifie d’une période de cotisation de 22 mois et qu’il a atteint un certain âge ou qu’il touche une rente AI.

Concernant les assurés de moins de 30 ans n’ayant pas d’obligations d’entretien envers des enfants: 260 indemnités journalières au maximum; les assurés de moins de 25 ans n’ayant pas d’obligations
d’entretien envers des enfants:130 indemnités journalières au maximum !

Concernant les cantons touchés par un fort taux de chômage: impossibilité comme aujourd’hui de demander au Conseil fédéral d’augmenter de 120 le nombre maximal d’indemnités journalières.

Comment les socialistes et les verts osent entrer en matière avec des pénalisations, des attaques sociales invraisemblables de la sorte ?

Dans les cas pareils, il faut faire bloc, résister, refuser et… préparer le référendum populaire pour que le peuple donne la gifle que la droite et ces nantis méritent !

Ils se sont servis dans la caisse des collectivités publiques pour renflouer leurs banques et maintenant le petit peuple doit payer l’addition.

Biométrie: hommage au référendaire anonyme

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Il y a parfois de ces petites joies intérieures en politique qui vous remettent d’aplomb. Le référendum contre la biométrisation généralisée de nos données personnelles en est une. Elle va donner lieu à un vrai débat de société.

Pourtant, nous étions parti de loin avant que le peuple puisse se prononcer.

Concoctée par Christoph Blocher, valet habituel des américains, de Schengen & Cie, repris par Evelyne Widmer-Schlumpf sans sourciller, avec l’aide de la Police fédérale, ce projet monstrueux, centralisateur est emblématique de ce que la Berne fédérale peut mitonner sans s’occuper des libertés citoyennes.

Mon refus d’entrée en matière du 12 mars 2008 n’a recueilli que 17 voix (dont seulement 1 PS, 5 Verts…) contre 147. Puis lentement, mais sûrement, le vote final a montré une évolution intéressante, trop rare pour ne pas être soulignée: 94 oui contre 81 non ! Et si 6 socialistes n’avaient pas voté oui, et si 5 PS et 1 Vert ne s’étaient pas abstenu, le score aurait été encore plus serré…

Aucune force nationale, petite ou grande (à part sur le papier, Les Verts et le PST-POP ) n’a créé de comité référendaire national, mais une myriade de jeunes passionnés, sans engagement politique particulier, ont pris le taureau par les cornes et se sont organisés. Puis, sont venus nos camarades de la Liste Alternative de Zürich, le POP & Gauche en mouvement de Vaud, quelques sections vertes locale et Jeunes UDC locales. Bref, un référendum essentiellement par internet, quelques relais maigres sur le terrain, mais efficaces et une conjonction politique d’oppositionnels pour des raisons parfois opposées.

Le cocktail a pris. Le peuple pourra se prononcer démocratiquement. Hommage donc au récolteur anonyme, au surfeur fou. Et quel regret cependant qu’une authentique force de gauche combative et unifiée n’existe pas sur le plan national…

Car nous serons le premier pays dans le monde à nous prononcer sur la biométrie. Ce n’est pas rien. Et nous pouvons gagner.

Les oublis de la presse commerciale

Le référendum contre la 5ème révision de l’AI a été déposé à  Berne le 25 janvier. Ce ne fut pas un mince pari pour le groupe parlementaire « A Gauche toute ! que de réussir à  fédérer autant d’organisations, d’associations, de partis, de syndicats et surtout de faire aboutir ensemble ce référendum que les grandes organisations ne voulaient pas.

Evidemment, comme d’habitude, pas un mot dans la presse commerciale sur le rôle joué par la « gauche de la gauche » dans cette réussite.

11.700 signatures dans le seul canton de Vaud (presque comme une initiative cantonale) et juste quelques lignes sans analyse à  quelques semaines du vote populaire (17 juin) et des élections nationales… Il fallait le faire, ils l’ont fait.

Remise référendum AI