Conseil fédéral: alors ce secret bancaire ?

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Jeudi 12 mars au Parlement, la droite et l’extrême-droite ont fait passé un Accord avec la Colombie, qui lui refuse l’échange de renseignements élargi à la lutte contre l’évasion fiscale… que la Colombie demandait (tiens, tiens).

Vendredi 13 mars, le Conseil fédéral, sous la pression de la fameuse liste noire des paradis fiscaux (à paraître !), annonce majestueusement que la distinction entre fraude et évasion fiscale devait être revue dans les futurs accords avec les pays concernés.

Bon, je sais il y a 24 heures, 1440 minutes entre les deux décisions.

J’ai tenté hier au Parlement de proposer une motion d’ordre pour revenir d’urgence sur le sujet… puisque tout avait changé entretemps. Impossible, l’Accord était déjà parti ou était en voie de signature. Impossible d’intervenir.

Alors, de deux choses l’une: soit le Conseil fédéral est cohérent avec ses propres annonces et il renonce à ratifier cet Accord avec la Colombie, histoire de montrer qu’il est devenu blanc comme neige… soit, tout cela est de la poudre aux yeux pour la galerie.

UBS, fossoyeur de la souveraineté suisse

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Le culot de la direction de l’UBS n’a de commune mesure que sa suffisance et son incompétence.

Heures après heures, il se révèle que MM. Kurer et Rohner non seulement étaient au courant des méthodes de gangsters utilisés aux Etats-Unis, mais en étaient vraisemblablement même le cerveau.

Et ils osent nous jouer le refrain de la protestation anti-impérialiste avec des trémolos sur la souveraineté suisse maltraitée par d’odieux cow-boys.

Avec le Conseil fédéral que nous avons, composé de forces politiques qui ont toutes sacralisé le secret bancaire, il n’est pas étonnant que l’UBS cherche une issue vers l’union sacrée pour sauver ses meubles.

Décidément, il n’était pas besoin de consacrer annuellement près de 4 milliards à la défense nationale armée. De l’argent jeté par la fenêtre ! En deux coups de cuillère à pot, les méthodes de gangsters financiers de l’UBS sont en train de mettre à genou la Suisse, qui n’a eu de confiance que dans la monoculture de la spéculation financière.

Il est grand temps de tourner la page, d’abandonner le secret bancaire et de faire le changement de cap vers le bien commun. Une autre Suisse est possible, que diable !