Le M2 fait sa fête du blé et du pain à… Nantes

pain

Bon, c’est public maintenant. Même si cela fait des mois qu’on le savait sous le manteau de farine. La seule boulangerie dans le futur M2 sera une boulangerie française, Paul, qui fera venir son pain à des milliers de kilomètres pour le conditionner ici. De Nantes exactement, c’est la porte à côté, non ? Sans oublier que là-bas, les ouvriers boulangers sont payés 900 euros par mois.

Parce que chez nous, il n’y a pas de bons boulangers. C’est une évidence. En fait, ils ne sont pas assez bon pour les usagers M2, qui auront la chance d’être dans le métro automatique le plus en pente du monde et qui ont droit donc de déglutir la pâte la plus exotique… Oh, je sais, cela aurait pu être pire: faire venir le pain de Pologne ou de Tchéquie.

Bref, dans toute cette affaire il y a deux questions fondamentales:

1. Les pouvoirs publics, les services publics ont-ils une cohérence ?

2. Les pouvoirs publics, les services publics sont-ils gérés de manière démocratique ?

Il n’y a aucune cohérence à vouloir inaugurer un nouveau transport public, sensé remodeler les habitudes de transport des citoyens et se ficher de la souveraineté alimentaire des usagers. En plus pour une Municipalité de gauche…

Il n’y a pas de démocratie lorsque des boulangers de chez nous font des offres de prestation et qu’on ne leur répond même pas et qu’ils apprennent par voie de presse qu’ils n’ont pas été choisis…

Au fait qui a choisi ce boulanger Paul ? Sur la base de quels critères ? Quelle instance démocratique a été consultée ou associée à ce choix scandaleux qui jette le discrédit sur toute une profession locale ?

Gratuité des transports publics: l’exemple belge

Voici la lettre de lecteur qu’Olivier Morattel a fait paraître hier dans 24 heures:

 alt=« A quelques jours des élections cantonales vaudoises, nous considérons qu’il est intéressant d’élargir le débat, en expliquant le concept de mobilité de la ville belge de Hasselt, qui est effectif depuis le 1er juillet 1997.

En effet l’exemple de Hasselt démontre, avec clarté, le bien fondé et la faisabilité de notre projet de rendre gratuit les transports publics vaudois.

Une ville comparable à Lausanne

Hasselt est une ville de Flandre, capitale de la province du Limbourg. Elle compte 68.000 habitants et se trouve être le centre névralgique d’une région de 800.000 habitants. Les grandes villes de cette région sont Maastricht, Liège ou encore Aix-La-Chapelle. Elle est un grand centre universitaire et une ville de commerces et de services. C’est une ville qui peut-être comparée à Lausanne!

En 1997, Hasselt pour faire face à une intense circulation routière et pour conserver un centre-ville vivant et convivial, a décidé d’aborder autrement la problématique de la mobilité. Le gris (le béton) devait laisser la place au vert.

L’avenue circulaire qui fait le tour du centre-ville – le « petit ring » – est devenu un Boulevard vert. Cette voie a été transformée et l’espace ainsi regagné a permis d’aménager des sentiers piétonniers et des pistes cyclables bien larges. Sur le Boulevard vert et aux alentours ont été plantés 450 arbres et des milliers d’arbustes. La circulation locale est orientée vers des terrains de parking et le trafic de transit est aiguillé en dehors du ventre via le « grand ring ».

Grande amélioration pour l’écologie

Une mesure plus spectaculaire a été d’opter pour des autobus gratuits et l’amélioration du réseau d’autobus en juillet 1997. Depuis cette date, les autobus, dont le parc a été renouvelé, sont trois fois plus nombreux à circuler tous les jours dans Hasselt. Ils effectuent six fois plus de voyages sur des lignes dont le nombre a doublé. Ainsi le nombre d’utilisateurs de ces transports en commun a été multiplié par huit.

Les avantages de cette politique pour l’environnement et la sécurité routière sont réels. Il y a moins d’accidents, les automobilistes sont moins rapides et la voiture est moins souvent employée pour les déplacements en ville. Au cours d’une enquête, 16 % des utilisateurs actuels de l’autobus déclarent qu’avant, ils auraient opté pour la voiture.

La nouvelle politique de mobilité de Hasselt fait donc coup double. La ville est le centre conservent une accessibilité optimale et l’atmosphère est meilleure!

Nous pouvons encore ajouter que grâce à sa politique de mobilité novatrice, Hasselt peut se vanter d’être devenu le quatrième centre commercial de Belgique. »

Olivier Morattel, membre du comité directeur du POP & Gauche en mouvement

Quand la caravane prend le bus

Ce samedi, A Gauche Toute! a mené sa campagne électorale en utilisant un bus des TL. Une façon de montrer notre attachement aux transports publics et de rappeler que nous militons pour la gratuité de ceux-ci. Samedi prochain, la même opération aura lieu.

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Campagne électorale en transports publics.

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Jean-Marie Béguin (député et candidat A Gauche Toute au Grand Conseil) et Alain Hubler (conseiller communal à Lausanne et candidat A Gauche Toute! au Grand Conseil).

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Arthur Auderset de la Jeunesse A Gauche Toute!

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Josef n’en revient toujours pas que San Pellegrino ait copié le personnage d’A Gauche Toute! Pour le réconforter, voilà quelques uns de nos logos revus par le dessinateurs Yves Giroud.

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Etudiant.

logo paysan

Paysan.

logo parlementaire

Parlementaire.

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Ouvrier.

logo employŽ

Employé.

Icare, fable pour la gratuité des transports

Reçu ce week-end deux petits fascicules de Patrick Moser: des nanotextes. Les nanotextes sont un genre littéraire particulier, un nouveau style de nouvelles, qui se lisent entre les lignes. Patrick Moser s’est installé dans cette forme, notamment dans son recueil « Tu ne voleras pas », paru aux Editions Castagniééé. Tiens, un certain Yann Gerdil-Margueron (journaliste-réalisateur du Feuilleton de la RSR) semble aussi s’inscrire dans ces micro-textes avec « Le Bruit de la pelle ».

La nouvelle de Patrick Moser intitulée « Icare » est une ode, une fable à  la gratuité des transports publics: le parcours, la résistance d’un homme seul contre la machinerie de la billeterie et des contrôles. Tiens, on pourrait distribuer cette nouvelle dans les bus pour lancer le débat su la nécessaire gratuité du réseau !