Rendre au peuple grec ce qui est au peuple grec !

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APPEL CITOYEN à l’attention du Conseil Fédéral

Tout comme le fisc étasunien pour ses citoyens, le peuple grec et son gouvernement ont le droit de savoir qui cache son argent en Suisse.

Depuis 2008, le peuple grec est soumis à une cure d’austérité sans précédents. Aujourd’hui, une partie considérable de la population, parmi laquelle un très grand nombre d’enfants, n’a plus accès à une nourriture en quantité et qualité suffisantes ni aux soins médicaux de base.

Le niveau de vie de la majorité de la population a été drastiquement réduit par des coupes successives dans les salaires et les retraites. De même, l’accès à l’éducation est réduit aussi bien par les coupes budgétaires massives que par la pauvreté qui oblige les enfants à travailler pour aider financièrement les familles à faire face à la situation.

Cet appauvrissement favorise le développement de forces politiques propageant la haine raciale et la violence, ce qui rappelle les heures les plus sombres de l’histoire européenne récente, celle du 20ème siècle.

Ces souffrances sont imposées au peuple grec par la troïka formée de l’Union européenne, l’UE, de la Banque centrale européenne, la BCE et du Fonds monétaire international, le FMI. En échange de versements au pays pour rembourser la dette auprès des banques européennes, ce sont des sacrifices toujours plus grands que la troïka exige depuis six ans.
Le 25 janvier dernier, le peuple grec a décidé démocratiquement de se doter d’un gouvernement de rupture avec l’austérité, avec les mémorandums, avec les diktats de la troïka. Depuis, le gouvernement d’Alexis Tsipras a déjà pris une série de mesures pour alléger les souffrances de la population.

Cependant, c’est au nom de la dette que l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international maintiennent leurs exigences : en essayant d’imposer leur volonté au peuple grec c’est la réalisation du programme sur lequel le gouvernement de Syriza a été élu qu’ils rendent impossible.

Or, la dette publique de la Grèce n’est pas le fait d’une prétendue fainéantise des Grecs: elle résulte de toute une série de choix politiques et de facteurs économiques parmi lesquels l’évasion fiscale.

A elle seule, d’après le journal allemand Die Zeit, l’évasion fiscale représentait en 2010 l’équivalent de deux fois et demie le PIB du pays. Aujourd’hui, le montant des avoirs échappant au fisc grec est unanimement estimé à plusieurs centaines de milliards d’euros.

De fortes chances existent qu’une partie de cet argent repose dans les coffres des banques suisses.

Il y a quelques années seulement, le Conseil fédéral a transmis au fisc des Etats-Unis la liste des plusieurs milliers de citoyens étasuniens disposant de comptes dans les banques suisses. Ceci pour sauver les activités d’UBS aux Etats-Unis.

Aujourd’hui, nous demandons solennellement au gouvernement de la Suisse d’en faire de même pour permettre au gouvernement grec de réaliser le programme pour lequel il a été démocratiquement élu.

Ainsi, nous demandons au Conseil fédéral de transmettre le plus rapidement possible au gouvernement de la Grèce la liste des citoyens grecs détenteurs de comptes dans les banques suisses.

Premières et premiers signataires:
Albert Anor, Genève, Isabelle Aparicio, Prilly, Ernest Badertscher Orbe, Jean Batou, Genève Christophe Béguin, L’Abergement, Anne-Marie Bergdol, Chexbres, Bernard Borel, Aigle, Enrico Borelli, Lugano, Claire Bozonet, Genève, Elisabeth Brindesi, Lausanne, Michel Buhler, L’Auberson, Gerardo Callisto, Lausanne, Claude Calame, Lausanne, Manuela Cattani, Genève, Franco Cavalli, Bellinzona, Patrice Charpentier, Lausanne, Bruno Clément, Genève, Joseph Daher, Lausanne, Davide De Filippo, Genève, Helena De Freitas, Genève, Pierre Dekkers, Meyrin, Erika Deuber-Ziegler, Genève, Willy Eberle, Zürich, Claude Desimoni, Savigny, Michel Favre, Tramelan, Pierluigi Fedele, Delémont, Claudine Fischer Payerne, Christophe Gallaz, Genève, Giovanni Galli, Locarno, Elisabeth Gaudin, Genève, Paolo Gilardi, Genève, Luc Gilly, Genève, Martial Gottraux, Villarimboud, Stéphane Guex-Pierre, Genève, Jean-Pierre Guignard, Lausanne, Jocelyne Haller, Genève, Franz Hohler, Zürich, Thierry Horner, Genève, Nago Humbert, Cortaillod, Dominique Isperian, Martigny, Pierre Jeanneret, Grandvaux, Annick et Jean-Pierre Keller-James, Présinge, Daniel Künzi, Genève, Maillard Philippe, Lausanne Janine Massard, Lausanne, Jean-Marie Meilland, Martigny, Claire Martenot, Genève, Jean-François Musy, Turin, Oggier Claudine, Troistorrents, Magali Orsini, Genève, Albert Nahory, Genève, Vasco Pedrina, Zürich, Katharina Prelicz-Huber, Zürich, Albert Stolz, Aarau, Rita Schiavi, Bern, Tobia Schnebli, Genève, Sabrina Scardua, Tartegnin, Carlo Sommaruga, Genève, Anna Spillmann, Genève, Willy Streckheisen, Lussy-sur-Morges, Pierre Strauss, Genolier, Michel Thévoz, Lausanne, Christos Tiphticoglou, Genève, Melina Tiphticoglou, Genève, Micheline Tiphticoglou, Genève, Christian Tirefort, Genève, Ursi Urech, Aarau, Nicolas Verdan, Chexbres, Eric Voruz, Morges, Bernard Voutat, Lausanne, Salika Wenger, Genève, Cédric Wermuth, Baden, Angelo Zanetti, Bellinzona, Marco Zappa, Bellinzona, Jean Ziegler, Genève, Josef Zisyadis, Lausanne, Zürcher Ernst, Biel.

signatures: avoirs-grecs@hotmail.com

Appel suisse « Changer la Grèce »

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Changer la Grèce,  Changer l’Europe, Changer pour toutes et tous !

La possible victoire de Syriza aux prochaines élections en Grèce constitue un enjeu considérable pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent que l’Europe change de chemin. Une telle victoire serait l’expression de l’exigence de dignité et de justice, de l’espoir. Les pressions et menaces exercées  par les dirigeants de l’UE, la Troika et les milieux financiers cherchant à peser sur le mouvement social et le choix des électeurs grecs sont inadmissibles.

Partout en Europe, nous allons défendre le droit du peuple grec de choisir librement, de rompre avec l’austérité, de dire non à la crise humanitaire qui sévit dans le pays, d’ouvrir la voie à une méthode radicalement différente, à une réorientation sociale et démocratique, à une perspective nouvelle pour la Grèce.

Alors que la plupart des forces politiques grecques ont choisi de courber l’échine devant la troïka, Alexis Tsipras et Syriza  en ayant décidé de suivre la voie inverse ont su créer,  en étroite coopération avec les nombreux mouvements sociaux,  un large rassemblement, une dynamique qui pourrait devenir majoritaire. Ainsi  est-il proposé d’affronter immédiatement la crise humanitaire, de restaurer les conventions collective et la législation du travail, d’instaurer un système fiscal juste, de démocratiser le système politique. Un futur gouvernement Syriza veut faire  de la Grèce un interlocuteur crédible qui  ouvrira les négociations en posant comme condition préalable la survie du pays et du peuple. Il veut engager le pays sur une voie nouvelle, loin de la corruption et du clientélisme, en faveur d’un nouveau type de développement dans l’intérêt général. Il proposera une conférence européenne  sur la dette  afin que l’annulation d’une partie de la dette et les modalités du remboursement de ce qui reste puissent permettre de relancer l’économie via un grand programme d’investissement public (qui ne devrait pas être comptabilisé par le Pacte de stabilité et de croissance), et la réponse aux besoins sociaux urgents. Il proposera au niveau européen un “European New Deal” pour le développement humain et la transition écologique. Partout en Europe, nous avons besoin de rompre avec la logique qui détruit le commun en Europe et favorise une influence dangereuse au nationalisme et populisme de droite, nous avons besoin  d’un projet nouveau nommé développement solidaire, coopération, démocratie.

Partout en Europe, nous considérons qu’avec un tel changement en Grèce ne se jouera pas seulement l’avenir du peuple grec. Une victoire de Syriza permettra de sortir la Grèce de la situation catastrophique actuelle, mais constituera aussi le début du changement en Europe. La rupture avec les politiques d’austérité menées par les institutions européennes et les gouvernements  serait un signal, un espoir pour les peuples qui cherchent à redresser la tête. En même temps, si les urnes accordent à Syriza les responsabilités du pouvoir, le futur gouvernement grec aura besoin d’un soutien massif des peuples européens, contre toutes les pressions des marchés financiers et des forces politiques qui redoutent une rupture avec les cadres désuets de la mondialisation capitaliste.

Acteurs politiques et sociaux, syndicaux et associatifs, intellectuels, chercheurs, artistes, femmes et hommes de culture, nous n’acceptons pas les pressions qui veulent empêcher le peuple grec de choisir librement. Ceux qui  exercent cette pression aujourd’hui sont co-responables de l’action de la Troika et des choix du gouvernement en place, de la pérennisation des structures de pouvoir à juste titre critiquées  et souhaitent à tout prix poursuivre la néfaste ‘thérapie de choc’.

C’est partout en Europe que nous nous allons prendre nos responsabilités, soutenir les forces qui luttent, modifier les rapports de force, mener la bataille des idées, rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent bâtir, avec le peuple grec, une Europe sociale, écologique, démocratique. Nous nous placerons aux côtés du peuple grec parce que son combat est le nôtre.

Les premiers signataires suisses : Christian MARAZZI |Scuola universitaria professionale, Constantin SAYEGH, Docteur, Jean ZIEGLER, Sociologue, ancien parlementaire suisse, Josef ZISYADIS, théologien, ancien parlementaire suisse, Niklaus SCHERR, Gemeinderat AL, Zürich, Pierluigi FEDELE, membre du Comité directeur du syndicat Unia, Marianne HUGUENIN, médecin, Syndique de Renens, ancienne parlementaire suisse, Marc VUILLEUMIER, conseiller municipal de Lausanne,  Walter ANGST, Gemeinderat AL Zürich, Frédéric CHARPIE, secrétaire national de La Gauche suisse,  Nago HUMBERT, président fondateur de Médecins du Monde Suisse, professeur faculté de médecine, Claude MURET, scénariste,  Claude CALAME, Helléniste, EHESS, Paris, Prof. hon. UNIL,  Christian TIREFORT, écrivain, Patrick MORIER-GENOUD, éditeur et auteur, Barbara LANTHEMANN, Députée suppléante Alliance de Gauche Valais, Eduard GUGGENHEIM, Architekt, Planer FH; Gemeinderat AL Stadt Zürich, Pierre Louis PERRENOUD, retraité, Aline GABUS, infirmière, Elisabeth BRINDISI, journaliste, Isabelle LAMM, animatrice socioculturelle, Claire ANKEN, employée de commerce, Anne ROUYET, photographe, Ernest BADERTCHER, ancien député VD, Alain DUPRAZ, ingénieur, Alain CLERC, conseiller international, Alain PESSE, dessinateur de machines et membre d’UNIA, Anne- Marie BERGDOL, médecin, Christiane LAVANCHY, assistante médicale, Giorgio ROMANO, medico, Andrea EGGLI, travailleuse sociale, Jacqueline ROUYET, retraitée, Diane GILLIARD, journaliste, Christophe GALLAZ, chroniqueur et écrivain, Dominique ROUYET,  enseignante, Caterina MARTINI, étudiante, Jérôme MEIZOZ, écrivain,  Stefan WYSS, Vorstandsmitglied AL Zürich, Francis REUSSER,  cinéaste, Jean-Luc CHRISTINAT, travailleur social, Philippe BECK, formateur d’adultes, coach,  Federico FIORITO, giornalista, Fabrizio FIORITO,  psychologue-psychothérapeute, Corrado BEE, professeur, Claudine OGGIER, infirmière, Véronique BARRAS, responsable de projet OSEO Valais, ancienne députée, Christian BARRAS, formateur d’adultes, ancien conseiller municipal de Sierre, Liliane HODEL, femme de théâtre et enseignante, Dominique ISPERIAN, Jean-Marie MEILLAND, enseignant, Marcelo VALLI, chargé de recherche, Mathias HUGUENIN, libraire, Christophe BEGUIN, artiste naturopathe, Sengül KÖKER, institutrice primaire, Philippe MAILLARD,  géographe, Michèle MAILLARD, photographe, David PAYOT, travailleur social, conseiller communal, Patrice CHARPENTIER, responsable éducatif, Catherine HARDTKE, responsable pédagogique, Michel THEVOZ,  professeur honoraire Unil, Richard BLAETTLER,  Soziologe, Raymond BURKI, dessinateur de presse, Stavros RANTAS, medico, Willy STRECHEISEN, agronome, Cécile STRECKEISEN, enseignante, Pascale HOFFMEYER Pascale, ludothécaire, coordinatrice pour la Suisse du Conseil Mondial pour la Nature, Maurice REY, pédopsychiatre et psychanalyste, José SANCHEZ, ingénieur en télécommunication, Pierre GUEX, retraité, Jean et Jacqueline CHEVALEY  enseignants retraités, Alain BOVARD, juriste, Yves GIROUD, dessinateur de presse, Christine LAVANCHY, artiste, Antoine TRAD, Didier DVORNE, député au Grand Conseil vaudois, Mireille AUBERT, Députée, Présidente de la Commission des Visiteurs du Grand Conseil, Claire BOZONET, retraitée, Georges BOCHUD, conseiller en personnel, Claudine FISCHER,  humaniste,  jeune retraitée, Jcques A. BADOUX, retraité, Giovanni GALLI, psicologo, psicopedagogista, Marika ZISYADIS, graphiste & travailleuse agricole, Sébastien CUNENOD, étudiant HEP, Sol BEHAR, employée de commerce, Catherine GAILLARD, conteuse, Maria-Carla Grandjean, Intendnante Maison de l’Elysée, Fabienne TSCHANZ,  animatrice socioculturelle, Sali BISLMI,  traducteur, Anastasia PANAYOTIDIS, politologue, Françoise ORIOLI, éducatrice de la petite enfance, Emmanuelle de RIEDMATTEN, réalisatrice, Johan PAIN, retraité Transports Publics, Antoinette ROMANENS, MICHEL FAVRE, enseignant retraité.


„Change Greece – Changing Europe – Change4all!“

Der mögliche Sieg von SYRIZA bei den kommenden Wahlen in Griechenland geht alle an, die einen Richtungswechsel in Europa anstreben. Er wäre Ausdruck der Forderung nach Menschenwürde, Gerechtigkeit und Hoffnung. Die Drohungen und der Druck, die  seitens der der Staats- und Regierungschefs der EU, der Troika und der Finanzinstitutionen ausgeübt werden, um die Wahl des griechischen Volks zu beeinflussen, sind unakzeptabel.

Wir werden überall in Europa das Recht des griechischen Volks verteidigen, sich frei zu entscheiden; mit der Austeritätspolitik zu brechen; Nein zu sagen zur Austeritätspolitik, die das Land verwüstet; den Weg einer realen Alternative für Griechenland und eine demokratische und soziale Neuorientierung freizulegen.

Die Mehrheit der politischen Kräfte in Griechenland geht vor der Troika in die Knie. Alexis Tsipras und SYRIZA haben sich für das Gegenteil entschieden. Gemeinsam mit den sozialen Bewegungen haben sie einen breiten Zusammenschluss geschaffen, dessen Dynamik die Mehrheit gewinnen könnte. SYRIZA und ihre Verbündeten setzen sich gegen die humanitäre Krise zur Wehr, wollen die Kollektiv- und Tarifverträge wiederherstellen, ein faires Steuersystem einführen und das politische System demokratisieren.

Eine SYRIZA-Regierung wird Griechenland zu einem verlässlichen Partner machen und das Überleben des Landes und der Bevölkerung zum Ausgangspunkt in allen Verhandlungen machen. Die Regierung wird das Land auf einen neuen Weg jenseits von Korruption und Patronage führen und sich für ein neues Entwicklungsmodell im Interesse aller entscheiden.

Die SYRIZA-Regierung wird eine europäische Schuldenkonferenz vorschlagen, mit dem Ziel die Schulden teilweise zu streichen und die Zahlungsmodalitäten für den Rest so festzulegen, dass eine wirtschaftliche Erholung ermöglicht wird. Das dazu erforderliche Programm öffentlicher Investitionen und zur Befriedigung dringender sozialer Bedürfnisse soll aus dem europäischen Stabilitäts- und Wachstumspakt ausgenommen werden.

Auf europäischer Ebene wird eine SYRIZA-Regierung einen Europäischen „New Deal » für menschliche Entwicklung und ökologischen Wandel vorschlagen. In ganz Europa müssen wir mit der Logik brechen, die Europas soziale Errungenschaften zerstört und Nationalismus und Rechtspopulismus verstärkt. Wir brauchen ein neues Projekt inklusiver Entwicklung, Zusammenarbeit und Demokratie.

Wir sind davon überzeugt, dass eine solche Veränderung in Griechenland nicht nur die Zukunft des griechischen Volks betrifft. Wenn SYRIZA siegt, wird nicht nur Griechenland aus der katastrophalen aktuellen Situation ausbrechen können, sondern die Möglichkeit eines Wechsels in Europa entstehen. Der Bruch mit der Austeritätspolitik wäre Signal und Hoffnung für diejenigen, die sich nicht beugen wollen.

Eine SYRIZA-Regierung  wird angesichts des massiven Drucks der Finanzmärkte und der politischen Kräfte, die jedes Abweichen vom gescheiterten Rahmen der kapitalistischen Globalisierung fürchten, massive Unterstützung der europäischen Völker brauchen.

Wir, Menschen aus allen Teilen der Gesellschaft, aus einem breiten sozialen und politischen Spektrum und aus zahlreichen Organisationen akzeptieren den Druck nicht, der ausgeübt wird, um das griechische Volk an seiner freien Entscheidung zu hindern. Diejenigen, die diesen Druck ausüben, nehmen die Verantwortung dafür auf sich, dass die schädliche „Schocktherapie“ um jeden Preis fortgesetzt wird.

Unsere Verantwortung ist es, überall in Europa diejenigen zu unterstützen, die für eine Veränderung der Kräfteverhältnisse kämpfen, die den Kampf der Ideen aufnehmen und alle vereinigen, die gemeinsam mit dem griechischen Volk ein soziales, ökologisches und demokratisches Europa aufbauen wollen.

Wir stehen an der Seite des griechischen Volks, weil sein Kampf der unsere ist.

Disco Soupe, comme plat de résistance

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C’est parti d’Allemagne, une sorte d’interprétation de la Vokü (Volksküche) et le spectre s’étend sur tous les continents.

Collectif, solidaire et convivial, tout un programme. La Disco Soupe, comme acte de résistance festif à une société de gaspillage généralisé. L’acte de gratuité par essence, basé sur la récupération de légumes ou fruits non conformistes des grands groupes alimentaires, qui eux-même excluent les produits hors-normes de la communauté qui nous nourrit.

Eplucheurs au poing, la population est invitée à faire bouillir la marmite et à la déguster en dansant, comme pied de nez à la solitude alimentaire qui nous a envahi.

Slow Food est en train d’en faire sa marque de fabrique dans plusieurs pays. Il y a du retour du collectif là-dedans, de la nostalgie des grandes tablées, qui rythmaient le quotidien avec des produits de simplicité gustative. Un spontanéisme bienvenu et volontariste contre le gaspillage alimentaire.

Car, avec près de 40% de nourriture jetée dans notre pays, le propre-en-ordre a transformé les dates de péremption en ordre de marche militaire sans jugeote. Finalement, le pendant de cette bouffe insipide, sans valeur qui ne nourrit plus son homme ou sa femme, prend le chemin direct de la poubelle. La nourriture trop bon marché fait le lit de la disparition programmée de la paysannerie. Le consommateur d’Europe ou d’Amérique du Nord gaspille entre 95 et 115 kg de bouffe par an, alors que le reste du monde en est « encore » entre 6 et 11kg… Mais le progrès tant attendu viendra, pas d’inquiétude.

Alors, le mouvement de résistance est lancé.

La prochaine Disco Soupe aura lieu à Lausanne le 10 avril entre 15 et 19H à la Place de l’Europe. Pas besoin de réserver, mais de passer.

publié sur hebdo.ch

Gamin, ouvre les yeux !

AL SH

« Lappi tue d’Augen uf ! » cette injonction figure sur le bas-relief de la Porte de Souabe, l’ancienne limite nord de Schaffhouse qui donne sur l’Allemagne.

C’est aussi le titre du journal des alternatifs du canton. Le canard cultive son indépendance, il tape dans le tas du bouillon local. En quelques années, il est devenu avec intelligence et ouverture, une presse de critiques et d’opposition, tout en étant profondément immergé dans le terreau local.

AL (Alternative Linke/ La Gauche) Schaffhouse ne manque pas d’étonner. Dans un canton profondément conservateur, AL a désormais un groupe au Grand Conseil (5 sièges sur 60) et un groupe au Conseil de Ville (4 sur 36). D’élections en élections, il grapille des pourcentages. Ouverts, non dogmatiques, bien implantés chez les jeunes, unitaires, bon vivants dans la vie quotidienne, ses militants devraient être plus suivis par Les Gauches de tout le pays…

Le week-end dernier, AL a réussi à faire passer son initiative cantonale pour le maintien des subsides à l’assurance maladie avec 53%. Un succès de plus.

Dans une période plutôt difficile pour les forces de la gauche d’opposition en Suisse, Alternative Linke indique quelques pistes à suivre pour retrouver une assise nationale qui manque face à une lente dérive à droite de toutes les forces politiques (PS et Verts compris).

Sauvons le domaine agricole de la Condémine !

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Lettre ouverte aux Autorités politiques, judiciaires, administratives du Canton de Vaud

Mesdames, Messieurs,

Nous nous adressons à vous pour trouver une solution à un imbroglio juridique, bancaire et administratif frappant le domaine de la Condémine à Colombier-sur-Morges. Par là, l’approvisionnement des associations d’agriculture contractuelle de proximité (Jardins du Flon – Jardins du Nord), avec leurs 300 membres, est en péril. En effet, Gilbert Chauvet et sa fille Dominique produisent, innovent et diversifient leur production. Engagés dans les projets d’agriculture contractuelle de proximité, ils proposent à nos associations fruits et légumes à juste prix respectant toutes les normes nécessaires.

Malgré un jugement du Tribunal d’arrondissement leur attribuant le domaine (et déboutant le frère de Gilbert), ils sont de nouveau menacés de vente forcée, comme en février 2010. La famille Chauvet était parvenue alors, grâce notamment au soutien public et à l’appui discret et efficace de membres de l’officialité, à convaincre la BCV de renoncer à la vente aux enchères de la Condémine et à attendre, pour être remboursée, l’inscription du nouveau régime de propriété au Registre foncier.

Aujourd’hui, le domaine de la Condémine est de nouveau menacé de disparition. La BCV n’y est pour rien, ayant été même d’une patience remarquable. Une autre banque est disposée, depuis près de deux ans, à racheter la créance pour permettre à Dominique Gay-Chauvet de reprendre l’exploitation. La condition pour que ce prêt soit engagé est l’inscription au Registre foncier.

Or depuis juin 2010, le conservateur du Registre foncier du District de Morges refuse l’inscription des quatre parcelles agricoles concernées, malgré l’invitation du Tribunal d’arrondissement dans son jugement. Selon le conservateur, celui-ci comporterait des lacunes. L’inscription nécessiterait l’accord de la Commission foncière rurale, le sort de quelques parcelles appartenant aux frères Chauvet n’étant pas clair. Un recours contre cette décision a été déposé en mars 2011. Il n’a pas encore été traité.

La BCV a fait le nécessaire pour que la cédule hypothécaire des quatre parcelles appartenant aux  frères soit libérée sous gérance du notaire. Ce dernier a créé la nouvelle cédule qui est en attente à son étude. Pendant ce temps, les intérêts de la banque courent…

Nous ne pouvons que nous interroger… Que se passe-t-il ? Pourquoi le jugement du tribunal n’est-il pas appliqué ? Le conservateur du Registre foncier a-t-il mal lu le jugement, pourtant entré en force? Aurait-on des visées sur ce terrain? L’Etat accepte-t-il de voir un instrument de travail disparaître ?

Nous sommes convaincus que nos Autorités politiques, juridiques et administratives entendront notre appel et mettront tout en œuvre pour régler cet imbroglio et permettre enfin à Dominique Gay-Chauvet de se consacrer totalement au métier qu’elle a choisi : rester sur la terre de sa famille et la cultiver avec respect.

Association les Jardins d’Ouchy, Josef Zisyadis, président

Association les Jardins du Flon, Raphaël Gamba, président

Association les Jardins du Nord, Diane Gilliard, présidente

La Suisse, terre bénie des sociétés de négoce de matières premières

Matière première

Parmi les plus grandes sociétés de Suisse, près de la moitié sont des sociétés de négoce, qui ont un chiffre d’affaire supérieur au PIB des pays où sont prélevés les matières premières avec lesquelles elles font de la spéculation effrénée.

La Suisse est devenue une terre bénie pour ce type de société de trading depuis quelques années.

Ces sociétés sont caractérisées par une absence totale de transparence, par des violations des droits humains, des dommages à l’environnement. Elles se sont spécialisées dans la soustraction fiscale au détriment des pays riches en matières naturelles.

Dans une motion déposée cette semaine, je demande que le Conseil fédéral soit chargé de mettre en place une régulation des sociétés de négoce de matières premières dont leur siège ou leur filiale est en Suisse.

Cette régulation doit prendre les formes suivantes:

1. Les sociétés de négoce de matières premières doivent être considérées comme des intermédiaires financiers et soumises à la loi fédérale sur le blanchiment d’argent.

2. Les liens de propriété des sociétés doivent être publiés dans les registres cantonaux du commerce, afin de rendre publique les propriétaires de toutes les sociétés et la chaîne de construction juridique entre eux et leurs entreprises.

3. Ces sociétés doivent publier les informations concernant leurs collaborateurs, leurs chiffres d’affaires, leurs bénéfices, les coûts de leurs financements et leurs factures fiscales par filiales et par pays.

Ralentissons nous-mêmes la ville !

escargot

Je persiste à penser qu’il y a des villes comme Lausanne, où les gens roulent comme des fous. Dans les quartiers d’habitation, devant les écoles. La désolidarisation, l’individualisme exacerbé, l’absence de toute courtoisie est devenue la marque de fabrique de cette société capitaliste. Au volant, cela a des conséquences directes: l’Autre n’est plus qu’un intrus, un gêneur.

En attendant que les pouvoirs publics prennent des dispositions légales et édictent un code de la rue: 30 km ou 20 km à l’heure partout, interdiction totale des centres villes aux voitures privées, pistes cyclables prioritaires… je propose par des actes citoyens de ralentir nous-même la ville. Un peu d’hygiène quotidienne pour nous rendre la vie plus bonne. Et je ne pense pas qu’aux automobilistes.

Et voici en 5 points:

1. Priorité à la marche à pied à moins de 15 minutes de trajet. Passage uniquement sur les passages piétons et appui régulier des demandes de feu rouge
2. Utilisation prioritaire des transports publics et exigence qu’ils respectent aussi les limitations de vitesse (déjà pour l’exemple…)
3. Utilisation régulière du vélo avec respect des piétons, des pistes cyclables existantes et des feux rouges (!)
4. En voiture, rouler systématiquement à moins de 45 km/h
5. Devant les écoles, rouler systématiquement à moins de 30 km/h

Souvent, dans une même journée, nous sommes à la fois automobiliste, cycliste, piéton ou utilisateur de transports publics. Si nous étions quelques milliers quotidiennement à pratiquer ces quelques actes citoyens… Il se pourrait bien que nous commencions à ralentir la ville.

Permanence publique: au revoir le 24 juin

parait qu'le josef

Depuis 20 ans, je tiens une permanence publique de député. Je l’ai faite comme une sorte de devoir envers ceux et celles qui m’ont élu, comme envers ceux qui ne l’ont pas fait. Un devoir républicain, une médiation hebdomadaire citoyenne.

Cette table ronde de la Pizzeria « Le Boccalino » (76, Avenue d’Ouchy, Lausanne, Métro Ouchy) a vu passer pas mal de monde. Des amis, des désespérés, des cassés de la société, des militants fidèles, des opposants qui voulaient toucher la main du coco. Ce fut une expérience personnelle d’amitié et de compagnonnage extraordinaire.

Je ne sais si j’ai pu aider les uns et les autres… Mais je tiens à dire merci à tous ceux et celles qui ont fait le passage par Ouchy. Car, c’est le moment de dire « au revoir ».

Venez prendre le verre de l’amitié vendredi 24 juin de 18-19H. Il y aura Serge Guidoux, le pêcheur d’Ouchy avec quelques féras fumées, un peu de chasselas de la Ville de Lausanne et des accolades.

Timbrées les postes privatisées

Requins

On m’appelle hier d’une société privée de courrier. Impossible de comprendre le nom. Et d’ailleurs, comment ils ont mon téléphone ? Ils me demandent de les rappeler d’urgence. Ils ont un paquet pour moi. Mais ils ne veulent pas me le livrer à ma case postale. Ils veulent envoyer le colis chez moi, à ma porte. Je dois rappeler d’urgence un numéro 0800 et tout le tintouin.

Je rappelle. Après une dizaine de manipulation téléphonique, je suis renvoyé chez une téléphoniste qui me demande un code. Je lui fais comprendre que le code était incompréhensible, parce que la personne qui m’a appelé parlait moitié anglais-français et d’une vitesse fulgurante… Mais que j’étais prêt à lui faire entendre au téléphone le message, comme cela, elle aurait son code, puisqu’elle parle la même langue vernaculaire. Elle écoute deux fois. Elle non plus ne comprend pas le code. Une histoire de fou.

Quand soudain je commence à m’exciter, je lui demande où elle se trouve. Je l’appelais à Dublin ! Et quand je lui demande ce qu’elle fichait là-bas au lieu d’être en Suisse, elle me répond qu’elle n’est pas suisse, qu’elle n’a rien à faire avec ce pays ! De toutes façons, ce n’est pas avec les 500 euros de paie qu’elle pourrait y venir.

Ras-le bol de ces conneries mondialisées, de ces refrains de stress permanent et de cette vie de misère dérégulée.

Je ne le veux pas mon paquet. D’ailleurs, je n’ai rien commandé. Ils peuvent se le garder. Ras-le-bol des postes privatisées ! Nationalisations sans dédommagement de toutes les postes du monde et des téléphones dans la même foulée…

Une dizaine de vaudois partent planter une vigne à Patmos

Patmos Petra Patoinos 3

Ce matin, nous partons, une dizaine de vaudois pour lancer un projet agro-écologique sur l’île de Patmos, en Grèce. Une vigne, un pressoir d’huile d’olive, une banque de semences, des coopérations internationales pour des valeurs essentielles. C’est en quelques mots le projet Patoinos .