Je voterai Savary-Recordon

Recordon Savary

Nous ne sommes plus en 2003, ni en 1999. Le canton de Vaud depuis les dernières élections fédérales de 2007 n’a plus de représentants de la droite au Conseil des Etats. Juste retour des choses après tant d’années d’hégémonie.

Géraldine Savary et Luc Recordon ont représentés les intérêts des milieux populaires dans la chambre des cantons ces quatre dernières années.

Lorsqu’un ou deux sièges étaient détenus par la droite, il y avait sens de présenter des candidatures multiples à gauche. Pour ratisser large. Pour défendre des positions alternatives.

Je constate qu’à Genève, solidaritéS et le Parti du travail ont su déposer des listes avec leur intitulé de parti, tout en portant les noms de Liliane Maury Pasquier (PS) et Cramer (Verts) pour le Conseil des Etats…

Il y a un parfois la nécessité de sortir du sectarisme d’organisation et faire un pas vers l’autre. A moins de souhaiter que les deux sortants ne passent pas au 1er tour, pour négocier je ne sais quoi pour le 2ème tour. Ces calculs politiciens sont futiles. Toute la gauche appellera finalement à voter le ticket Savary-Recordon.

Je voterai donc sans hésiter Géraldine Savary et Luc Recordon dès le 1er tour.

La Suisse, terre bénie des sociétés de négoce de matières premières

Matière première

Parmi les plus grandes sociétés de Suisse, près de la moitié sont des sociétés de négoce, qui ont un chiffre d’affaire supérieur au PIB des pays où sont prélevés les matières premières avec lesquelles elles font de la spéculation effrénée.

La Suisse est devenue une terre bénie pour ce type de société de trading depuis quelques années.

Ces sociétés sont caractérisées par une absence totale de transparence, par des violations des droits humains, des dommages à l’environnement. Elles se sont spécialisées dans la soustraction fiscale au détriment des pays riches en matières naturelles.

Dans une motion déposée cette semaine, je demande que le Conseil fédéral soit chargé de mettre en place une régulation des sociétés de négoce de matières premières dont leur siège ou leur filiale est en Suisse.

Cette régulation doit prendre les formes suivantes:

1. Les sociétés de négoce de matières premières doivent être considérées comme des intermédiaires financiers et soumises à la loi fédérale sur le blanchiment d’argent.

2. Les liens de propriété des sociétés doivent être publiés dans les registres cantonaux du commerce, afin de rendre publique les propriétaires de toutes les sociétés et la chaîne de construction juridique entre eux et leurs entreprises.

3. Ces sociétés doivent publier les informations concernant leurs collaborateurs, leurs chiffres d’affaires, leurs bénéfices, les coûts de leurs financements et leurs factures fiscales par filiales et par pays.

La Gauche: la preuve par l’unité

images

Ils l’avaient déjà enterrée, La Gauche. Enfin, ce qu’ils appellent l’extrême-gauche dans les média autorisés ou sur les camemberts politiques .

Personne n’avait rien vu ou prévu. Marc Vuilleumier était le maillon faible à Lausanne… A Genève, elle allait prendre une raclée face au MCG… Bref, c’était tout cuit d’avance, y compris pour quelques socialistes ou verts, qui aiment bien prendre leur rêve pour des réalités. Mais voilà, on progresse à Genève, Renens, Lausanne.

Bon, on va pas fanfaronner. On revient de loin. Divisions par-ci, sectarisme par là. On a sacrément labouré le terrain de notre propre déconfiture.

Il reste que ça résiste. Qu’on s’appelle La Gauche, Ensemble à Gauche, Fourmi rouge, POP-solidaritéS, Solidarité & Ecologie, les dénominations sont secondaires à l’essentiel: malgré le peu de mobilisation populaire et de mouvement social, la gauche anti-capitaliste qui veut changer la société, est une composante qui ne se laisse pas marginaliser dans la vie citoyenne.

Et à cela, il n’y a qu’une seule raison: l’unité et le partage commun du combat politique. Les hommes et les femmes qui en bavent quotidiennement, ont besoin d’espoir. Ils ont besoin d’une force qui les accompagne et sache dépasser les misérables divergences sur des points secondaires. Ils ont besoin d’un front commun ouvert et combatif.

Lorsque le Parti suisse du Travail, les sections popistes ou de solidaritéS auront pris le tournant nécessaire de l’unité dans une même formation politique. Nous pourrions bien faire des merveilles de résistance populaire.

Et pourquoi cela ne serait pas possible ? C’est impossible d’avoir des tendances différentes au sein d’un même parti ? Cela empêche d’avoir son propre journal ou périodique de courant politique ? Cela empêche le libre débat et les discussions passionnées ? A moins que cela soit ennuyeux de ne plus faire les séances à double ou à triple…

Ce parti pris de l’unité, avec tout le respect mutuel, l’amitié dans le combat, c’est la seule chose qui nous ouvrira des perspectives politiques. Cette construction patiente de la Gauche / Alternative Linke / La Sinistra est en train de faire germer l’espoir.

Dans quelques jours, nous verrons les résultats de nos camarades d’Alternative Linke dans le canton de Zürich. Nous regarderons de près les cantonales du Tessin avec une alliance inédite MPS-PC. Et le 1er mai, si tout va bien, nous lancerons notre première initiative fédérale depuis fort longtemps…

Ne piétinons pas ces jeunes pousses. Il y a assez de monde (de toute sorte) qui se chargent de les écraser.

Caisses uniques cantonales… tiens, tiens.

caisse unique

Maintenant, ils parlent tous de la caisse unique cantonale ou régionale. C’est intéressant. J’imagine donc sans peine qu’ils vont pouvoir soutenir mon initiative parlementaire déposée en juin de l’année passée.

Elle demande que la législation de la loi sur l’assurance-maladie soit modifiée afin de permettre une dérogation lorsqu’un canton souhaite instaurer une caisse unique cantonale pour l’assurance de base.

Les primes d’assurance-maladie sont cantonales. Les assurés ont l’obligation de s’assurer dans leur canton. Les Zurichois et les Genevois ne peuvent pas choisir de s’assurer en Appenzell pour payer les mêmes primes que les Appenzellois. La Suisse a très clairement 26 systèmes de santé.

Les planifications hospitalières sont faites dans chaque canton de façon autonome. Elles ne sont pas faites au niveau fédéral. Les densités médicales et hospitalières varient fortement d’un système de santé (canton) à un autre système de santé (canton).

Il est, par conséquent, logique que chaque canton (système de santé) puisse choisir le mode de financement (prime par tête, impôt sur le revenu, etc.) et la création d’une caisse-maladie unique cantonale ou la mise en concurrence d’assureurs privés pour l’assurance-maladie de base.

Tout cela est d’une telle évidence, mais voilà… l’idée qu’ils continuent à discuter dans tous les coins de Suisse, ne vient pas du bon parti…