Prise de position de Pierre Chiffelle

Trois extraits — publiés sans commentaire — d’un texte trouvé sur le blogue « 24 heures » de l’ancien Conseiller d’Etat socialiste Pierre Chiffelle.

« Toujours est-il que durant tout mon mandat il n’est guère de mercredis (jour de la séance hebdomadaire du gouvernement) où je n’ai vitupéré le fait qu’il n’ait manqué que quelques 800 électeurs de gauche à Joseph Zysiadis pour que celui-ci soit élu à la place d’un libéral, faisant ainsi basculer la majorité. »

(…)

« Je puis ainsi témoigner de ce que bon nombre de choses significatives pour la vie quotidienne et pour l’avenir des habitants de ce Canton eussent été différentes si Joseph Zysiadis nous avait permis de constituer une majorité. C’est vrai en ce qui concerne des domaines aussi divers que la protection des travailleurs, celle de l’environnement, la politique énergétique, l’éducation, la formation, etc… Il ne faut en effet pas oublier que, même à la tête de grands départements, les membres de la minorité ne peuvent toutefois agir qu’avec les moyens que veux bien leur donner la majorité. »

(…)

« L’ensemble de nos concitoyens à sensibilité réformiste, de gauche ou écologiste, doit donc comprendre qu’en ne votant pas Joseph Zysiadis, on fait en réalité élire les deux candidats bourgeois et l’on rogne ainsi considérablement les ailes dont on veut pourtant doter les représentants socialistes et verts. »

Pierre Chiffelle

Expert de quoi ? Expert de rien…

Aujourd’hui, l’analyste politique vedette de 24 heures s’est transformé en comportementaliste et livre à ses lecteurs ce qu’il a observé dans les «coulisses d’une âpre bataille cathodique» (le débat télévisé de lundi passé). Pourquoi pas.

Pour enrichir cette nouvelle manière de parler de politique, le quotidien vaudois s’en est aller chercher un de ces experts dont les médias usent et parfois abusent. Ainsi, en Suisse romande, il y a un expert en sexualité, une experte en bonnes manières, un expert en communication… Et la liste n’est pas exhaustive.

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Jean-Henri Francfort – expert en communication, donc – a ainsi éclairé les lecteurs de 24 heures de ses lumières

Il a adoré Philippe Leuba. «Impressionnant. Appuie ses dires de mouvement de la main, des mains, et même de tout le corps pour mieux persuader.» Fasciné, l’expert, envoûté par la mâle danse du libéral. «Donc, c’est un être humain». C’est beau, non? On sent que l’expert en a eu des frissons dans le dos.

Pas de défaut pour Philippe Leuba, ce qui n’est pas le cas pour les autres.

Anne-Catherine Lyon est reconnue comme une forte personnalité, mais après, ça se gâte. Elle fait «technocrate». Surtout, son visage et ses cheveux sont «asexués». Là, nous restons coi devant… Comment dire… Les mots nous manquent…

Josef Zisyadis, lui, est bien sûr vu comme un fourbe par l’expert. Entre son nom et son appartenance politique, il ne pouvait pas en être autrement. L’expert n’a pas manqué le «sourire doux de circonstance, lorsqu’il ne parle pas, pour endormir notre méfiance?». Il a senti le couteau entre les dents du perfide candidat A Gauche Toute! et son échine s’est couverte de sueur face au danger.

Jacqueline de Quattro, elle, «c’est une femme, vraiment une femme, blonde de surcroît ». Là, c’est de l’expertise ou je ne m’y connais pas. De la grande, de la magistrale expertise. Pour le reste, l’expert — dont, arrivé là, on ne doute plus des accointances politiques –, trouve la radicale plutôt touchante et des larmes lui monte aux yeux quand il évoque la timidité de la candidate.

Enfin, l’expert s’attaque à François Marthaler. Il n’aime pas le Vert, pas du tout. C’est épidermique. On sent une vieille rancune. Un ulcère d’estomac mal cicatrisé. «Grisouille», «on se demande ce qu’il a pu faire au Conseil d’Etat depuis le temps». Aigre, l’expert.

«Parle comme vous et moi…», dit-il encore du candidat Vert. Ah bon? C’est inquiétant, ça.

Pourquoi? Parce qu’il m’est arrivé d’entendre l’expert s’exprimer en public, et que si vraiment je parle parfois avec autant de suffisance et d’arrogance, j’aimerais que mes amis me le disent avant de m’assomer.

Cela dit, je sais très bien que l’expert se trompe lamentablement, parce que François Marthaler, lui aussi je l’ai entendu parler. Et je vous assure que son discours est à mille lieux de la vacuité de l’expert. De l’expert de quoi?

Pmg

Ces enjeux que certains ne veulent pas voir (bis)

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Alors que certains glosent sur un mot d’Yvette Jaggi et quelques caricatures parues sur ce blogue, la droite vaudoise poursuit son opération visant à privatiser le Service des automobiles sans que les éditorialistes n’y accordent trop d’importance.

Voilà pourtant bien un des enjeux des prochaines élections: les politiciens de droite vont-ils pouvoir ou non continuer de démenteler le service public au profit de leurs petits maîtres de l’économie privée?

Seule une majorité de gauche le 11 mars et le 1er avril pourra empêcher que le pillage planifié des richesses de ce canton se poursuive.

Ces enjeux que certains ne veulent pas voir

temps_edit Dans Le Temps d’hier, 5 mars, un éditorial et une analyse relevaient le peu de relief de la campagne pour le Conseil d’Etat vaudois. A en croire les journalistes du quotidien genevois, il régnerait dans la classe politique vaudoise une «gentille léthargie». Il n’est certes jamais simple de se livrer avec pertinence au difficile exercice de l’analyse politique, mais les articles du Temps semblent totalement ignorer — pour une raison ou pour une autre — les véritables enjeux de ces élections.

Possible changement de majorité

Celles-ci, en effet, pourraient être l’occasion d’un changement de majorité dans le canton, et ce n’est pas rien. Les militants et les sympathisants de tous les partis vaudois le savent bien, eux qui sont aujourd’hui quotidiennement en contact avec les électeurs de tous bords, électeurs qui, contrairement à ce que semblent penser les journalistes du Temps, se rendent compte de l’importance qu’il y aura le 11 mars et le 1er avril à voter à droite ou à gauche.
Ce d’autant qu’ils ont la plupart du temps pris la peine de lire les programmes des partis, comme nous l’a prouvé l’autre jour une charmante dames permanentée qui
proposait aux militants A Gauche toute! d’emmener avec eux à Moscou leurs propositions de droit de vote pour les étrangers, de salaire minimum à 3500 francs ou de gratuité des transports publics.

Et si l’on se penchait sur les programmes politiques?

Oui, les partis ont des programmes, plus ou moins innovateurs, plus ou moins riches, plus ou moins bien conçus. Celui d’A gauche Toute! n’est pas anodin, loin de là. Il propose de vrais changements, politiques et sociaux. Il suffit de le consulter pour s’en convaincre. Comme il suffit de lire ou d’écouter les propositions des partis de droite pour se rendre compte qu’ils n’ont qu’un mot d’ordre: continuer de servir les intérêts de ceux pour qui seul compte le profit financier, de ceux qui refusent toutes responsabilités sociales.

Le Temps aimerait «avec les Vaudois, réinventer la politique». Nous, A Gauche toute !, nous voulons plus prosaïquement donner le pouvoir à celles et ceux qui sont la vraie richesse de ce canton. Et c’est un sacré enjeu!
pmg

Le programme A Gauche toute!

Aznavour, un homme qui sait s’engager

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«Je connais le mode de vie des enfants de l’immigration, mes parents ont émigré, eux aussi, et que ce soit 80 ans avant ou après, c’est pareil. (…) Le gouvernement devrait faire un effort et se pencher sur ces cas. Sinon, quand il y a des mouvements de jeunes, il ne faut pas qu’ils s’en étonnent. Pourquoi y a-t-il des mouvements ? Parce qu’ils ont faim. Ils voient des gens qui ont tout, comme moi. Si je veux un poste de radio, je me l’achète. Eux, il faut qu’ils le volent, mais croyez-moi, il préféreraient le payer.»

Dans le Matin Dimanche, Charles Aznavour fait preuve d’une impeccable lucidité. Son interview a sans doute fait s’étrangler d’indignation, ce matin, tous les candidats de droite au Conseil d’Etat et au Grand Conseil.

Aznavour… C’était il y a quelques années, à Bordeaux. Josef faisait son possible pour que la Suisse reconnaisse le génocide arménien et il avait rendez-vous avec le chanteur dans sa loge, après le spectacle. Les deux hommes avaient évoqué la tragédie arménienne, la Grèce, la Suisse. Aznavour avait aussi parlé de son enfance à Paris, de la guerre, des liens de ses parents avec la MOI (Main d’Oeuvre Immigrée), ce groupe de résistants communistes dont parle le poème d’Aragon «L’affiche rouge».

Aznavour est un homme de bien. Espérons que ses propos gâchent encore souvent le petit déjeuner des Leuba et des Mermoud du monde entier.

Résistance

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Le nouveau Résistance est arrivé! Vous pourez y lire une interview de Josef, y découvrir tous les candidat-e-s A gauche Toute! au Grand conseil, y constater l’ardeur politique de la Jeunesse A gauche Toute! et y trouvez les rubriques habituelles (Tête à claque, Plat de Résistance, Les mots ont de l’importance, le Coup de gueule de Gérard Forster, etc.)

Pour découvrir le journal, cliquez ici.

Le terrible blues d’un assureur

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Aujourd’hui, dans « 24 heures », Monsieur Jean-Paul Diserens nous livre un poignant témoignage. Directeur général de la caisse maladie Assura, il révèle dans le quotidien vaudois la terrible réalité à laquelle il doit faire face: douze heures de travail par jour, devoir être constamment disponible,
superviser 700 collaborateurs, recevoir une rétribution moins élevée que celle du directeur de Nestlé ou de Novartis (ça, c’est vraiment trop dur!)…

Mais tout ça n’est rien, nous confie ce martyr. Non, ce qui est « vraiment pénible, c’est de supporter l’opprobre… »

Le lecteur en a les larmes aux yeux…

Monsieur Diserens, sur le Z-blogue, nous avons entendu votre message. Nous encourageons donc plus que jamais tout le monde à voter oui à la caisse unique, ceci afin que vous soyez libéré de votre cauchemar et puissiez retrouver une vie normale. Celle, par exemple, d’un assuré lambda à qui chaque année l’augmentation de ses primes pose de sérieuses difficultés. De vraies difficultés.

Assurances: pour que tombent les masques

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« Le problème, aujourd’hui, c’est qu’on oblige les assurés à s’affilier, mais qu’on définit uniquement des prestations minimales pour les caisses. Cela ne peut pas fonctionner si ces dernières doivent servir des actionnaires qu’elles privilégieront naturellement au détriment de leurs assurés.« 

Les propos d’un dangereux gauchiste? Les arguments retords d’un candidat A gauche Toute! au Conseil d’Etat? Pas du tout. Il s’agit des propos de l’ingénieur Jacques Grivel, fondateur de l’unité de recherche Fundo SA, s’exprimant à propos de la problématique du deuxième pilier, aujourd’hui dans « 24 heures ».

Des assureurs qui servent d’abord leurs actionnaires, au détriment de leurs assurés… Cela vous rappel quelque chose?

Et, en passant, au service de qui sont les Broulis, De Quattro, Mermoud et Leuba?

N’oubliez ni de voter pour la caisse unique ni d’élire celles et ceux qui la défendent!