Le terrible blues d’un assureur

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Aujourd’hui, dans « 24 heures », Monsieur Jean-Paul Diserens nous livre un poignant témoignage. Directeur général de la caisse maladie Assura, il révèle dans le quotidien vaudois la terrible réalité à laquelle il doit faire face: douze heures de travail par jour, devoir être constamment disponible,
superviser 700 collaborateurs, recevoir une rétribution moins élevée que celle du directeur de Nestlé ou de Novartis (ça, c’est vraiment trop dur!)…

Mais tout ça n’est rien, nous confie ce martyr. Non, ce qui est « vraiment pénible, c’est de supporter l’opprobre… »

Le lecteur en a les larmes aux yeux…

Monsieur Diserens, sur le Z-blogue, nous avons entendu votre message. Nous encourageons donc plus que jamais tout le monde à voter oui à la caisse unique, ceci afin que vous soyez libéré de votre cauchemar et puissiez retrouver une vie normale. Celle, par exemple, d’un assuré lambda à qui chaque année l’augmentation de ses primes pose de sérieuses difficultés. De vraies difficultés.

4 réflexions au sujet de « Le terrible blues d’un assureur »

  1. J’ai été absolument bouleversé par ce témoignage.
    Sans trop réfléchir, instinctivement, j’ai pensé à mettre en place une collecte pour ce Monsieur. Quelqu’un veut-il se joindre à moi ? Certes, il ne s’agit que d’argent… et il semble que ce soit d’amour que M.Diserens ait besoin…
    Qui se joint à moi pour offrir une boîte de chocolat (Cailler) à M.Diserens ?

  2. Il est toujours très indisposant de se trouver dans le collimateur d’un enjeu politique majeur et d’être dénoncé parmi les gens qui favorisent l’inégalité sociale par leur travail quotidien. Certes, ce Directeur de caisse n’est pas directement responsable du bilan actuel que tout assuré peut faire du système déplorable dans lequel nous sommes plongés soit par omission des dirigeants politiques, soi même par la volonté de ces mêmes dirigeants. Mais il est bien difficile de défendre sa cause par des arguments si ténus.
    Je note sa façon de tourner autour du pot pour ne pas avoir à avouer sa rémunération. Sa plainte de la surcharge? Peut-être ne sait-il pas déléguer…où bien manque-t’il de collaborateurs et dans ce cas qu’il embauche! Quant aux conseils d’administration, ils ne sont certainement pas rémunérés de la même façon dans toutes les caisses. Gageons qu’au groupe mutuel, les montants diffèrent. Sinon, comment expliquer cette hargne que mettent certains milieux à vouloir défendre le système actuel qui visiblement a atteint le comble de l’injustice et de l’hypocritie.
    Quant à la notion d’activité sans but lucratif… laissez-moi rire!
    Si ce n’était pas lucratif, il n’y aurait pas cette bataille de chiffoniers. Enfin, personnellement, je n’ai jamais vraiment ressenti l’effet positif des excédents éventuels de recettes redistribués aux assurés. C’est cet éventuel qui cloche.. comme il n’y a aucun contrôle demandé par l’état, il suffit de prétendre qu’ils sont insuffisants ou inexistants!
    Ah là là ! Pauvre petit Directeur riche qui ressent le besoin de repeindre la maison avec un blanc tout ce qu’il y a de plus virginal!…
    Trop tard, nous n’avons plus confiance!

  3. Cher Yorik Delaunay,

    Votre message m’a inspiré une adaptation de la chanson « Pauvre petite fille riche » de Claude François:

    « Pauvre petit directeur riche

    Refrain :
    Tout seul dans ton beau bureau
    Pauvre petit directeur riche
    Tout seul, oh, si seul
    Pauvre petit directeur riche
    Tu pleures parce qu’on veut t’ôter le droit
    D’augmenter tes primes tous les douze mois
    Pauvre petit directeur riche

    Tu croyais que ton système jamais ne finirait
    Mais les assurés se sont aperçus que tu exagérais
    Pauvre petit directeur riche
    Le 11 mars, on ira tous voter contre toi
    Le 11 mars si tu gagnes on ne baissera pas les bras
    Il aurait mieux valu
    Pour toi ne pas commencer
    Car un jour il va bien falloir payer

    Refrain :
    Tout seul dans ton beau bureau
    Pauvre petit directeur riche
    Tout seul, oh, si seul
    Pauvre petit directeur riche
    Tu pleures parce qu’on veut t’ôter le droit
    D’augmenter tes primes tous les douze mois
    Pauvre petit directeur riche

    Tout seul dans ton beau bureau où avec la droite
    Pendant des années le champagne vous avez sabrer
    Pauvre petit directeur riche
    Et longtemps, longtemps les assurés ont payé
    Car longtemps, oui, longtemps tu les as embobiné
    Il aurait mieux valu
    Ne jamais commencer
    Car un jour il faudra bien rembourser
    Notre argent {x3}
    Notre argent encaissé
    Notre argent qui t’a engraissé… »

  4. Il aurait tort de se priver; la victimisation, la quête de reconnaissance et la plainte sont dans l’air du temps.
    Bien trouvé l’adaptation de la petite fille riche.

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