Pourquoi Obwald était un devoir…

ZYSIADIS-2

Sur les 200 députés au Parlement fédéral, moins de 20 n’appartiennent pas à un parti gouvernemental, cela veut dire que 90 % des parlementaires sont étroitement liés à ce gouvernement qui mène notre pays au désastre social et écologique que nous connaissons. Sans parler des Verts qui rêvent de devenir un parti gouvernemental… En fait, cela doit être une situation unique au monde, cette absence de véritable opposition, avec des partis qui de l’extrême droite UDC jusqu’au socialistes se partagent tout le pouvoir.

Depuis 1991 que je siège au Parlement fédéral, je constate que l’absence d’un groupe de la gauche combative et d’opposition est dommageable pour les intérêts populaires. Quelle différence avec le canton de Vaud où la présence du POP permet d’alerter et parfois d’empêcher les coups bas des puissants.

Lors que j’ai décidé de déménager à Obwald pour lutter contre les impôts dégressifs, j’ai récolté les sarcasmes de la droite et de la gauche bien pensante. Encore un coup médiatique pour faire parler de lui ! Comme si nous avions d’autres moyens pour faire connaître notre opposition à cette injustice fiscale. Les socialistes avaient décidé d’abandonner la lutte de la contestation de la décision populaire du peuple obwaldien au Tribunal fédéral. Il était logique que je refuse cette situation et que nous utilisions tous les moyens disponibles pour empêcher la mise en place d’un système fiscal fondamentalement anticonstitutionnel.

Sur place à Obwald, ce ne fut pas du gâteau : pressions sur mes logeurs, mes soutiens, mesquineries administratives. Bref, tout l’arsenal disponible fut utilisé pour empêcher que le recours soit déposé à temps par les trois obwaldiens et moi-même. Du 1er février 2006 au 1er juin 2007, toutes ces personnes courageuses ont été quasiment mises au ban de la société obwaldienne, traitées comme des parias, parce qu’elles avaient osé contester avec un « communiste romand et balkanique » la décision du peuple, qu’elles trouvaient fondamentalement inique.

Mais le résultat est là et il fera date. Le tribunal fédéral a reconnu é 6 juges contre 1 que les impôts dégressifs du canton d’Obwald n’étaient pas conforme à la Constitution du pays. Il s’agit d’une victoire considérable, non seulement pour le peuple obwaldien, mais pour l’ensemble du pays. Il ne s’agit pas d’une victoire personnelle, encore que cela fasse toujours plaisir lorsqu’on a payé de sa personne. Il s’agit d’une victoire d’A Gauche toute ! sur le plan national. Politiquement, là ou les socialistes et les verts ont baissé les bras, nous avons repris le flambeau de la lutte. Ensuite, ce recours n’aurait jamais été possible sans l‘aide efficace de nos camarades de suisse alémanique des Listes Alternatives.

Cet exemple démontre, mais nous aurions pu aussi bien parler du référendum contre l’Assurance invalidité ou du lancement de l’idée de Caisse unique d’assurance maladie, cela démontre simplement que sans la gauche d’opposition, sans la gauche combative, la résistance, la lutte pour des idéaux de gauche auraient passé à la trappe.

Aidez-nous par votre vote à renforcer ce pôle d’opposition de gauche !

3 réflexions au sujet de « Pourquoi Obwald était un devoir… »

  1. Le voilà donc cet argument imparable qui devrait vous faire réélire. Avions nous besoin d’une preuve supplémentaire, de vos effets de manches sans lendemain et de votre imposture… Votre déclaration fracassante et votre satisfaction béate d’annoncer par voie de presse au peuple entier votre « victoire » devant le Tribunal fédéral est un mensonge éhonté. Jusqu’à preuve du contraire l’irrecevabilité d’un recours par 7 juges contre 0 n’équivaut pas à la victoire…

  2. Cher Gautier de Flonzaley, je comprends votre dépit. Il est en effet très dur de perdre. Mais c’est une question d’accoutumance… Au POP, on est habitué et blindé depuis des décennies.

    Mais il ne faut pas vous décourager pour autant. La droite a de beaux restes, il n’y a pas trop de souci à se faire. En matière fiscale, vous aller vite trouver la solution: flat tax et tout le toutim… Bonne route !

  3. La question n’est pas de savoir s’il était justifié ou non d’abolir le système de l’impôt dégressif mais de savoir si le Tribunal fédéral vous a donné raison ou pas. Il est plus qu’évident qu’ayant été déclaré irrecevable vous n’avez pas « gagné ». Auriez-vous l’outrecuidance de dire l’inverse? A combien de francs se sont élevés les frais de justice?

    La droite n’a pas seulement de beaux restes. Elle est suffisemment vive pour faire obstacle au populisme de gauche… Je vous remercie néanmoins de vos encouragements.

    Bonne route!

    Avec mes meilleures salutations.

    Gautier de Flonzaley

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