Supprimer les polices privées

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Le scandale de la surveillance d’ATTAC Vaud par Securitas, révélée par l’émission TSR Temps présent de jeudi 12 juin, pose plusieurs questions essentielles:

1. Le retour du fichage des citoyens de sinistre mémoire est-il programmé (voir introduction des puces biométriques dans les cartes d’identité) ?

2. Comment une police cantonale qui doit obéir aux lois, peut-elle transgresser impunément les lois, en particulier celle de la protection des données personnelles ?

3. Est-ce possible que le Conseiller d’Etat vaudois en charge de la police, voire le Conseil d’Etat vaudois dans son ensemble n’ait pas été informé de la surveillance d’une association, par infiltrage et noyautage ?

La réponse à ces questions est indispensable pour faire la lumière sur cette affaire sombre et inquiétante.

A tout cela, il faut une réponse d’ensemble, c’est pourquoi j’ai déposé une initiative parlementaire exigeant d’engager les réformes légales afin d’interdire l’exercice sur le territoire suisse des entreprises privées de surveillance et de sécurité et les refondre dans une Régie fédérale.

Le monopole de la puissance publique est un attribut essentiel de l’Etat. La privatisation des tâches de sécurité remet en question le fondement même de l’Etat et sa légitimité.

Dès lors, la Suisse doit entreprendre rapidement des réformes afin d’interdire non seulement la privatisation rampante des tâches de sécurité, mais aussi l’existence même de sociétés de sécurité privée.

La délégation actuelle de tâches publiques à des particuliers dans le domaine de la sécurité doit être remplacée par la création d’une Régie fédérale, disposant d’une capacité suffisante pour répondre aux besoins de la Confédération, des cantons et des communes en la matière.

Cette Régie fédérale devrait incorporer en priorité les employés des actuels sociétés privées, sur la base d’une formation conforme au service public et sur la base d’une assermentation. Cette Régie fédérale devrait être soumise au contrôle du Parlement.

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