Puces RFID: Le Conseil fédéral cherche des poux

vache pucée

Il y a quelques mois, suite au débat sur les passeports biométriques, j’ai proposé que le Conseil fédéral institue un registre national des puces de la technologie RFID utilisées dans le pays.

Ce registre national devait être accessible au public, il devait comporter toutes les informations de base permettant aux citoyens et à leurs associations de connaître l’existence et l’activité de ces puces.

La radio-identification (usuellement abrégé RFID), est une méthode pour stocker et récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs appelés « radio-étiquettes ». Les radio-étiquettes sont de petits objets, tels que des étiquettes autoadhésives, qui peuvent être collées ou incorporées dans des objets ou produits et même implantées dans le corps humains.

Dès lors que leur généralisation sera massive dans les années à venir, il me semblait logique que les citoyens puissent disposer d’instruments de contrôle et de droits de regard.

Que nenni ! Quelle demande farfelue, coûteuse, disproportionnée !

Le Conseil fédéral n’en veut pas. Oh, bien sûr, il va vérifier de temps en temps s’il n’y a pas de risques pour la protection de la personnalité… Mais de là, à créer un registre public… Ce sont des charges administratives énormes et voyez-vous, les pauvres consommateurs que nous sommes, ne seront pas capables de trouver des informations, tellement c’est complexe !

Bref, le Conseil fédéral se couche devant la développement de la techno-science. Une fois de plus, face aux développements technologiques sans maîtrise démocratique, il n’y a aucune mesure de précaution. Et dire qu’en la matière, je ne demandais que de placer quelques gardes-fous citoyens… et donc même pas d’interdire ces mouchards !

Il y a matière à réflexion, lorsqu’on voit à quel point le pouvoir politique suit les intérêts des lobbys techno-scientifiques et cherche des poux aux citoyens qui tentent de résister.

Nous verrons ultérieurement si le Parlement avalise ce refus d’agir.

3 réflexions au sujet de « Puces RFID: Le Conseil fédéral cherche des poux »

  1. Bonjour Monsieur Zisyadis,

    Bref, le Conseil fédéral se couche devant la développement de la techno-science. Une fois de plus, face aux développements technologiques sans maîtrise démocratique, il n’y a aucune mesure de précaution.

    Vous qui utilisez Microsoft Windows et Microsoft Word pour nous envoyer les nouvelles de votre blog, ne vous couchez-vous pas devant le grand Capital ? Quid de l’utilisation de libres distributions GNU/Linux plutôt que la bête utilisation de logiciels vendus par le grand Microsoft ?

    Il est parfois bon de balayer devant sa porte…

  2. Vous avez raison… mon seul problème, c’est que je suis OBLIGE d’utiliser cette plateforme, à cause du choix du Parlement. Alors même que j’ai demandé d’avoir le choix Linux…

    Vous avez une solution ?

    Si vous mettez sur le même plan les deux questions, je commençais à douter… de mon balai.

  3. J’en conviens… Il s’agissait plus d’un coup de gueule que d’une réelle réflexion. Les deux questions ne sont évidemment pas sur le même plan.

    On n’est jamais obligé… Clef USB démarrable, virtualisation, ne pas utiliser Microsoft Word pour écrire des courriels (ce n’est pas conçu pour), mais Thunderbird ou au pire Outlook (qui est au moins un client de courriel)…

    Salutations, Didier

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