Pas un sou public à l’UBS SA !

domino

Est-ce qu’on donne de l’alcool à un alcoolique notoire pour le guérir ? Au moins, pour les toxicomanes, la politique suisse de la drogue des 4 piliers permet de prescrire de l’héroïne sous ordonnance médicale…

Dans le cas de l’UBS, les toxicomanes financiers vont toucher le pactole de 68 milliards sans aucun contrôle public. A fond perdu ou presque. L’argent des citoyens va être « investi » pour exonérer ces dangereux trafiquants de toute leur responsabilité dans leur propre débâcle.

Le chantage auquel le Parlement suisse est soumis et auquel il va répondre positivement sans doute aucun, c’est: renflouez l’UBS ou vous allez mettre au chômage des centaines de milliers de travailleurs…

Et ce chantage fonctionne, y compris dans la gauche sociale-libérale, qui ne jure que par une prise de participation dans le capital de l’UBS. Quelle audace ! Quelle cohérence !

Que l’UBS actuelle crève, c’est le meilleur assainissement financier que nous pourrions souhaiter ! Ce n’est pas l’UBS qu’il faut sauver, mais les milliers d’emplois qui pourraient être affectés. Dans ce cas, il s’agit de choisir d’injecter de l’argent public directement pour:

– maintenir des emplois socialement utiles
– créer un pôle public de crédit
– développer un bouclier social

Contre la tyrannie des marchés financiers, il n’y a pas de demi-mesure: le peuple suisse doit exiger une socialisation de l’UBS, une expropriation sans aucune indemnisation et mettre en place une reconversion de ses activités qui correspondent à des intérêts publics: le crédit aux entreprises productrices d’emplois et des biens utiles, le prêt hypotécaire.

Les 68 milliards doivent donc aller directement pour aider les travailleurs. Nous n’avons pas besoin de scénario d’intermédiaires douteux, qui vont plonger l’ensemble des intérêts publics dans la spirale de la croissance des intérêts financiers privés.

L’urgence publique est dans la construction d’un bouclier social, avec notamment la revalorisation de l’AVS au détriment du 2ème pilier (un doublement s’impose pour sortir de la pauvreté des milliers de concitoyens).

L’urgence est dans la mise en place d’un salaire minimum national et dans un revenu maximal acceptable (fois 10 du salaire minimum, c’est déjà pas mal…).

Il faut enfin stopper immédiatement toute la péjoration de l’assurance chômage qui est en préparation et la réformer avec la création d’une allocation universelle de base.

Tout franc public détourné dans le sauvetage de l’UBS sera un franc qui sera soustrait au bouclier de la justice sociale et à la lutte contre le réchauffement climatique.

Libéraux de tout le pays, réveillez-vous ! Le Conseil fédéral est truffé de dangereux communistes… Ils ont peur de leur mur de Berlin.

9 réflexions au sujet de « Pas un sou public à l’UBS SA ! »

  1. « Que l’UBS actuelle crève »

    Je vous cite Monsieur Zisyadis. Mais savez-vous ce que vous dites? Savez-vous ce que cela signifierait la mort d’UBS? Pour les petites gens?
    Permettez-moi de vous dire, Monsieur Zisyadis, que là vous ne savez plus ce que vous dites. Et je resterai poli ici, mais franchement!! Quel…..
    Je voudrais bien que vous nous expliquiez plus précisément cette idée de société que vous prônez, à la suite de la crevaison d’UBS. Mais pas par des mots populistes! Par une théorie construite, qui démontre que cela peut tenir!! Et des chiffres! Précis, sur la longueur, sur les années. Car il faut que l’argent revienne pour être réinvestit dans la société! Alors j’attends. Mais vu que vous êtes un lâche et que vous ne répondez jamais sur ce blog, alors…..

  2. Je propose un référendum pour faire renaître l’URSS en Suisse!!! Et Monsieur Zisyadis serait le Président du KGB!
    Préparons les signatures!!!!!!!

  3. On vit encore dans une société libre. et j’ai encore le droit de penser librement.

    Je confirme que ce n’est pas l’avenir de l’institution UBS qui m’intéresse mais l’avenir des milliers de travailleurs qui seront licenciés, même avec la recapitalisation de l’UBS.

  4. Olivier
    Ce genre de propos me laissent songeur.. Comme le petit excité derrière son écran (qui dit des autres qu’ils sont lâches..) veux des chiffres, en voici:
    77 milliards de bénéfices.. Les 24 plus grandes entreprises à la bourse suisse ont fait 77 milliards de bénéfices en 2006, +26% par rapport à 2005
    +12% de dividendes entre 1990 et 2004, salaires +2%..

    Si l’on suit un raisonnement capitaliste pur et dur, c’est aux actionnaires d’assumer les risques, pourquoi encaisseraient-ils quand tout va bien, mais ferait appel à l’Etat quand tout va mal. C’est un peu facile..

    Alors je le dis, je le crie, je l’écris: « UBS crève! »
    Donnons cet argent aux 80’000 travailleur/euse qui gagnent moins de 3000.- brut par mois et au 700’000 qui gagnent moins de 4000.- brut par mois.

    Des alternatives existent: la Banque alternative http://www.bas-info.ch n’a pas subit de perte, bien au contraire..

    Pour le surplus, voir le très bon article du monde diplomatique d’octobre 2006:
    http://www.monde-diplomatique.fr/2006/10/KOLKO/13992

  5. bravo olivier, d’ accord avec toi c’était tellement beau cet URss avec ce communisme qui a fait bien plus de victimes que toutes les guerres réunis,ils avaient le sens de l’économie eux: les camps de concentration à Adolf à peine libèrés que les communistes les ont remplis avec leurs compatriotes!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  6. Ce genre de propos me laissent songeur..constructif comme débat..
    Olivier veut des chiffres, en voici:
    77 milliards de bénéfices..Les 24 plus grandes entreprises à la bourse suisse ont fait 77 milliards de bénéfices en 2006, +26% par rapport à 2005
    +12% de dividendes entre 1990 et 2004, salaires +2%

    Si l’on suit un raisonnement capitaliste pur et dur, c’est aux actionnaires d’assumer les risques, pourquoi encaisseraient-ils quand tout va bien. Et hop on fait appel à l’Etat quand tout va mal. C’est un peu facile..et après? on nationalise les entreprises qui font du profit, tant qu’on y est?

    Alors je le dis, je le crie, je l’écris: « UBS crève! » donnons cet argent aux 80’000 travailleur/euse qui gagnent moins de 3000.- brut par mois et au 700’000 qui gagnent moins de 4000.- brut par mois.

    Des alternatives existent: la Banque alternative par exemple.. n’a pas subit de pertes, bien au contraire.. Il y en a d’autres.

  7. Tiens! Il y a encore quelques vieilles personnes qui se souviennent de l’URSS!!
    Et les papis…! On se réveille? Depuis plus de 10 ans, bien plus, l’ultra libéralisme nous a plongé en plein délire sectaire, doctrinaire et maffieux!! tout ça pour nous envoyer droit dans le mur. Dites pas que vous n’avez rien vu!!!
    Bien sûr qu’on en a rien à f…de l’ubs. Rien. Et il ne s’agit pas pour autant de laisser tomber les petits épargnants, les actionnaires, et les salariés. Il suffit pour le comprendre d’un demi zeste d’intelligence…
    On laisse tomber les avoirs (ou plutôt non avoir) toxiques. Surtout ne pas les reprendre, on ne retrouvera jamais notre argent, celui de nos impôts.
    Puis avec les 6 milliards, on transforme cet ubs en une banque au service du public, contrôlée par les usagers, les employés et les pouvoirs publics.
    Révolutionnaire? Pas du tout. C’était déjà ce qui était demandé par le parti radical en Suisse en 1840. (désolée pour les obsédés de l’URSS)
    On dédommage les petits épargnants, et actionnaires, on reprend les salariés.
    Mais le conseil fédéral, aux ordres des puissants a imposé par dictact le contraire.
    Le plan de sauvetage du conseil fédéral est une incitation aux banques à poursuivre leur agissements. Il sert à prolonger la crise, et en refabriquer de nouvelles.
    Il est surtout une terrible humiliation pour la population et nos élus et enfin nous ne reverrons jamais notre argent.

  8. Achetez mon élixir de jouvence, ma pierre philosophale, et mes actions pas chère. Dans les westerns, les charlatans sont boutés hors de la ville en caleçon. Chez nous les faiseurs de rêve sont mis à pieds avec forte indemnisation et parachute doré.

    Ce sont nous en fait les véritables responsables de ce chaos bancaire, nous avons crus les bonimenteurs et comme dans le far ouest, avons achetés la potion magique.
    Il aurait simplement été plus sage de suivre les contes de M. de La Fontaine. Le laboureur et ses enfants, le trésor est caché dans le travail et dans le travail uniquement.

  9. APPEL-APPEL-APPEL,
    Devant l’arrogance ravageuse de la finance, illustrée magnifiquement par l’UBS. Et pour suggérer à nos représentants politiques de réactiver l’indépendance courageuse qui leur fait défaut.
    J’ai l’idée qu’une action touchant les ressources de la confédération pourrait avoir un certain poids.
    LE VERSEMENT DES IMPOTS FEDERAUX DE CHAQUE CITOYEN FACHé SUR UN COMPTE BLOQUE JUSQU’A CE QUE LA FINANCE RENONCE à DISTRIBUER NOS IMPOTS SOUS FORME DE BONUS!!!
    Qu’elle possibilité de réaliser ce mouvement, qui auraient des idées, des relais???
    Merci par avance.
    Bruno

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