Cassis de Dijon: potion néo-libérale pour un référendum

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En Suisse romande, on utilise le Cassis de Dijon pour rendre buvable un mauvais vin blanc. La politique du Conseil fédéral et du Parlement décidée hier dans une Sainte-Alliance radicalo-socialo-chrétienne veut soigner l’apparence, mais elle n’enlèvera pas les aigreurs d’estomac !

Jusqu’ici, l’augmentation de la concurrence a surtout provoqué la perte d’emplois, dans la filière agroalimentaire notamment. La baisse des prix au producteur sans réduire les coûts de production tout en augmentant les coûts pour les consommateurs, c’est la réalité quotidienne.

L’application du principe du « Cassis de Dijon » n’aura que peu d’impact sur l’abaissement des coûts notamment pour l’agriculture. Le consommateur verra son droit à l’information réduit tout en n’étant en rien assuré que le prix à la consommation sera diminué. Enfin, les discriminations entre producteurs sont à prévoir en cas d’application stricte du principe du « Cassis de Dijon ».

Cela devient tortueux de suivre les tergiversations du Conseil fédéral: pas d’adhésion à l’Europe, mais tentative de trouver des solutions hybrides. Et là nous avons la panacée: tout simplement l’application unilatérale d’une législation européenne sans négociation…

Les salariés, les paysans, les consommateurs sont fatigués d’être devenus les cobayes de la libéralisation.

Vouloir en permanence distiller dans l’esprit du citoyen qu’il est toujours possible de trouver moins cher démontre une totale irresponsabilité de la part de tous ceux qui veulent s’attaquer au soi-disant « îlot de cherté » de la Suisse.

D’un côté des normes sévères chez nous, de l’autre l’ouverture d’esprit qui incite à aller acheter ailleurs pour payer moins cher, et peu importent les conséquences sociales et écologiques sur les lieux de production ou l’impact sur le climat, avec des transports aberrants.

Est-ce que l’objectif du Conseil fédéral est de faire en sorte que les salaires des travailleurs, des employés, des enseignants soient mis au niveau de ceux pratiqués dans l’Union européenne, de la même manière qu’il s’évertue à le faire pour le revenu des familles paysannes ? Ballon d’essai ?

L’application du principe du « Cassis de Dijon », c’est en quelque sorte l’application de la directive Bolkestein, notamment à l’agriculture suisse.

La quasi-totalité du groupe socialiste est venu au secours des libéraux-radicaux et du PDC sur la voie de cette politique néo-libérale. Cela revient indirectement à donner son accord pour que les salariés de Suisse aient les mêmes salaires que les salariés polonais ou roumains. Rien d’autre !

La cohérence exige de s’opposer à ce projet fondamentalement néolibéral par la voie référendaire avant que la potion devienne imbuvable.

8 réflexions au sujet de « Cassis de Dijon: potion néo-libérale pour un référendum »

  1. Citoyens, mais aussi habitants de ce cher pays qu’est la Suisse, nous avons marre d’entendre ces inepties !
    Les téléphones aussi sont devenus moins chers, quelle est la suite ? Des milliers de licenciements ou des postes en moins chez Swisscom avec une augmentation du chômage; des emplois avec des conditions nettement plus défavorables, dont d’abord le salaire, chez tous les opérateurs; une vrai catastrophe, quoi ! Et on veut nous faire croire que c’est bien…
    Et l’on veut continuer ainsi…
    Ce qu’ils veulent c’est d’abord nous baisser le salaire au niveau européen, ensuite on verra pour le reste ! et pendant ce temps, nous aurons les prix suisses (et non européens) avec des salaires plus bas qu’aujourd’hui…
    Au secours !!!!!!!!!!!!
    Le service public qui est un gage de redistribution des richesses produites dans chaque pays, est bradé, privatisé, et le niveau de vie baisse, surtout pour les plus modestes, pour les pauvres, mais augmente pour les plus riches ! on a l’impression de répéter toujours la même chose, mais « ils » ne nous apportent jamais une réponse… c’est qu’ils n’osent pas donner celle qui montre la réalité ?

  2. Monsieur le Président de la semaine du goût,

    Un bon, un vrai Blanc Cassis se fait avec un aligoté de Bourgogne et de la Crème de cassis de Bourgogne. Jamais avec un chasselas, encore moins avec un Champagne…
    Et y-a-t-il un mauvais chasselas vaudois, comme il y a du mauvais Champagne ?La question reste ouverte …

    Emile

  3. variante sur un même thème : le « Communard, » appelé aussi « Bourguignon »… selon ses références. vin rouge et cassis, mariage que je trouve même plus intéressant que le Kir. ne pas utiliser un vin au bouquet trop subtil quand-même, il serait écrassé par la crème de cassis.

  4. j’ai dû faire une mega recherche internet pour trouver la définition suivante :

    « Le Communard (également appelé le « Cardinal ») est composé d’1/4 de crème de cassis de Dijon et de 3/4 de Bourgogne Pinot Noir ou de Bourgogne Passetoutgrain.
    C’est un apéritif. « 

    Mais je ne sais pas à quelle date ce coktail a été inventé. J’ai simplement remarqué que cette variante n’était pas si connue, même dans certains cafés. Sans parti pris, j’insiste pour redire que je la trouve meilleure qu’au vin blanc.

  5. Bonjour à tous!

    Je me permet de m’adresser à M.Zisyadis car je pense effectivement que la voie du référendum est à emprunter. Je souhaiterais donc prendre part à celui-ci…

    Je suis étudiant dans une HES et propose mon temps ainsi que certaines de mes ressources (pas financière malheureusement) bien que minime afin de faire vivre la démocratie semi-directe….

    Bonne soirée à vous tous….

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