Disco Soupe, comme plat de résistance

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C’est parti d’Allemagne, une sorte d’interprétation de la Vokü (Volksküche) et le spectre s’étend sur tous les continents.

Collectif, solidaire et convivial, tout un programme. La Disco Soupe, comme acte de résistance festif à une société de gaspillage généralisé. L’acte de gratuité par essence, basé sur la récupération de légumes ou fruits non conformistes des grands groupes alimentaires, qui eux-même excluent les produits hors-normes de la communauté qui nous nourrit.

Eplucheurs au poing, la population est invitée à faire bouillir la marmite et à la déguster en dansant, comme pied de nez à la solitude alimentaire qui nous a envahi.

Slow Food est en train d’en faire sa marque de fabrique dans plusieurs pays. Il y a du retour du collectif là-dedans, de la nostalgie des grandes tablées, qui rythmaient le quotidien avec des produits de simplicité gustative. Un spontanéisme bienvenu et volontariste contre le gaspillage alimentaire.

Car, avec près de 40% de nourriture jetée dans notre pays, le propre-en-ordre a transformé les dates de péremption en ordre de marche militaire sans jugeote. Finalement, le pendant de cette bouffe insipide, sans valeur qui ne nourrit plus son homme ou sa femme, prend le chemin direct de la poubelle. La nourriture trop bon marché fait le lit de la disparition programmée de la paysannerie. Le consommateur d’Europe ou d’Amérique du Nord gaspille entre 95 et 115 kg de bouffe par an, alors que le reste du monde en est « encore » entre 6 et 11kg… Mais le progrès tant attendu viendra, pas d’inquiétude.

Alors, le mouvement de résistance est lancé.

La prochaine Disco Soupe aura lieu à Lausanne le 10 avril entre 15 et 19H à la Place de l’Europe. Pas besoin de réserver, mais de passer.

publié sur hebdo.ch

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