Pour l’instant, la loi contre les chômeurs est en panne

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La situation est pour l’instant cocasse, pour ne pas dire plus.

Au départ, j’ai proposé seul en commission de l’économie du Conseil national de ne pas entrer en matière sur cette loi de pénalisation des chômeurs.

Au final, après plusieurs jours de commission, le vote révèle une fracture à droite qui permet à la position du refus de devenir majoritaire… Finalement donc 8 voix contre (POP, Verts, PS) 7 voix pour (PDC et radicaux) et 10 abstentions (UDC et radicaux).

Et du coup, je me retrouve (pour l’instant) rapporteur de majorité au Parlement, contre cette loi… Il y a parfois quelques retournements étranges.

Que comprendre de tout ce mic-mac ?

L’extrême-droite et la droite la plus dure (vous savez, celle qui préfère foutre les millions par la fenêtre comme avec l’informatique militaire…) veut encore plus d’économie sur le dos des chômeurs, des précaires et des jeunes. Son jeu consiste à faire pression sur le Conseil fédéral et ses partis pour qu’ils aillent plus loin dans la casse de l’assurance-chômage.

Donc pas de triomphalisme… Dès qu’ils auront réussi à s’entendre dans les coulisses, tout rentrera dans l’ordre des choses du capitalisme.

Finalement, c’est le peuple qui devra trancher, car nous serons bel et bien obligé de lancer un référendum.

La seule chose qui devrait faire réfléchir certains, c’est qu’il vaut mieux dès le début refuser d’entrée en matière, car c’est la seul position de résistance.

Dans quelques heures, les chômeurs seront fixés sur leur sort

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C’est aujourd’hui mardi 27 octobre que la commission de l’économie du Conseil national va boucler la révision de la loi sur l’assurance-chômage.

Au moment où la population apprend avec stupeur le gaspillage de près de 800 millions de francs pour l’informatique militaire, la tournure des débats sur l’assurance-chômage, uniquement centrés sur des économies sur les plus précaires, est un véritable scandale politique. Les mêmes UDC qui ont jetés l’argent du contribuable par la fenêtre se retrouvent aux premières loges pour casser la vie quotidienne des victimes économiques du système.

Le radical Pierre Maudet, président de la commission fédérale de la jeunesse a beau jeu de se lamenter dans son journal du dimanche sur la situation de péjoration des jeunes, c’est son parti qui est le protagoniste principal pour réduire les prestations des jeunes chômeurs.

La population en a assez de ces doubles jeux électoraux de passe-passe !

Les chiffres sont là: la 4ème révision de la loi sur l’assurance-chômage est un gigantesque report de charges sur les cantons et les communes de l’ordre de 250 millions. Concrètement, il s’agit de rejeter des ayants droit aux indemnités directement à l’assistance publique.

La révision de la loi sur l’assurance-chômage en période de crise aigüe est une volonté politique punitive à l’égard des plus faibles de la société, au nom d’une idéologie dogmatique d’économies. Il suffirait d’augmenter les cotisations paritaires à 2,5% sans baisser les prestations et tout serait réglé ! Il y a quelques années le taux était de 3% sans aucun problème…

J’imagine que je ne serais pas seul à refuser cette loi… comme pour l’entrée en matière. J’imagine…

Préparez vos stylos pour le référendum, on va les gifler ces incompétents !

Marinaleda, mon amour… de zéro chômage

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Marinaleda est une petite ville de la province de Séville. 2670 habitants. Depuis 1979, elle est gouvernée par la Gauche Unie. Deux points forts: réquisition des terres et zéro chômage.

Une fois n’est pas coutume, c’est dans le New York Times, que cette nouvelle est apparue… Juan Manuel Sanchez Gordillo est le Maire de cette petite ville andalouse de Marinaleda. Curieusement, depuis 1979, soit 7 scrutins populaires, une équipe municipale de la Gauche Unie (Izquierda Unida), essentiellement issue du courant libertaire CUT (Collectif Unité des Travailleurs) travaille pour ses habitants dans une perspective des intérêts populaires. Oui, cela existe…

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Toutes les questions (impôts, logement, emploi, agriculture) sont soumises au référendum populaire d’une landsgemeinde locale.

Mais l’intérêt est aussi ailleurs dans la question de l’emploi et du logement. La Mairie a confisqué 1200 hectares en friche, il y a quelques dizaines d’années. Il a simplement appliqué le principe « la terre appartient à ceux qui l’exploitent ». Il en a profité pour créer une coopérative populaire de conserves d’artichauts, de poivrons et de légumes. Une coopérative qui ne distribue pas de bénéfices… mais pour créer des emplois. D’ailleurs dans la ville, il n’y a aucun chômeur, car toute la politique municipale est d’appliquer le principe du droit au travail. Et c’est possible aussi parce que le salaire de chacun sur le territoire communal est limité de 1 à deux !

Concernant le droit au logement, la Mairie aide à construire des maisons à 15 euros pour tous. Avec des architectes municipaux, avec des terrains gratuits mis en droit de superficie, et des matériaux pour l’auto-construction.

Salut à toi Juan Manuel et ton collectif ! Quel plaisir d’avoir encore sur cette planète des hommes et des femmes valeureux et conséquents…

Ah, une dernière info: il n’y a aucun policier dans cette ville. Il y en avait un, mais il a été supprimé, il ne servait à rien…

J’ai envoyé une invitation à ce Maire-camarade pour qu’il vienne nous présenter sa pratique municipale en Suisse. A suivre.

La nouvelle loi contre les chômeurs est un Titanic

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En pleine tempête, les partis au pouvoir ont de l’imagination. Ils préfèrent jeter les canots de sauvetage plutôt que de risquer que les noyés les utilisent. Le syndrome du Titanic est à l’oeuvre.

Etrange ambiance hier et avant-hier à la Commission de l’économie du Conseil national… c’est par 24 voix contre UNE (je ne vous dirais pas laquelle…) que la commission a décidé d’entrer en matière sur la 4ème révision de l’assurance-chômage.

Des coupes et encore des coupes pour faire boire la tasse aux chômeurs, ces abuseurs, ces fainéants, cette racaille de la société.

Vous en voulez ? Florilège… contre les jeunes chômeurs, les précaires, les cantons avec fort taux de chômage…

Concernant le nombre maximum des indemnités journalières calculé selon la période de cotisation, la droite veut 260 indemnités journalières si l’assuré justifie d’une période de cotisation de 12 mois ; 400 indemnités
journalières s’il justifie d’une période de cotisation de 18 mois ; 520 indemnités journalières s’il justifie d’une période de cotisation de 22 mois et qu’il a atteint un certain âge ou qu’il touche une rente AI.

Concernant les assurés de moins de 30 ans n’ayant pas d’obligations d’entretien envers des enfants: 260 indemnités journalières au maximum; les assurés de moins de 25 ans n’ayant pas d’obligations
d’entretien envers des enfants:130 indemnités journalières au maximum !

Concernant les cantons touchés par un fort taux de chômage: impossibilité comme aujourd’hui de demander au Conseil fédéral d’augmenter de 120 le nombre maximal d’indemnités journalières.

Comment les socialistes et les verts osent entrer en matière avec des pénalisations, des attaques sociales invraisemblables de la sorte ?

Dans les cas pareils, il faut faire bloc, résister, refuser et… préparer le référendum populaire pour que le peuple donne la gifle que la droite et ces nantis méritent !

Ils se sont servis dans la caisse des collectivités publiques pour renflouer leurs banques et maintenant le petit peuple doit payer l’addition.