Marc Vuilleumier, Syndic de Lausanne ?

Vuilleumier

Les élections lausannoises sont presque derrière. La Municipalité est au complet. Il reste encore la question de la syndicature.

Après avoir tartiner à longueur de grande analyse sur le maillon faible popiste de la Municipalité, la presse « autorisée » a dû constater sobrement la 2ème place de Marc Vuilleumier, juste à une encablure de voix du 1er, le représentant du PS.

La presse « autorisée » est toujours humble, elle n’a pas l’habitude de se poser des questions indélicates qui sortent de l’entendement du landerneau politique.

Au fond, pourquoi Marc Vuilleumier ne serait pas un syndic potentiel ?

Parce qu’il ne fait pas partie du premier parti de la Ville ? Tiens, Daniel Brélaz, non plus, ne fait pas partie du premier parti.

Parce qu’il est popiste ? de La Gauche qui s’est renforcée au sein du législatif ? Tiens donc, il y aurait alors des ostracismes inexplicables et inexpliqués.

Il y a ainsi des hypothèses qui se discutent et d’autres qu’on n’ose pas prononcer.

Je n’ai pas demandé à Marc Vuilleumier son avis sur la question. Le problème n’est pas là.

Maintenant qu’il a été élu et bien élu. L’hypothèse d’un syndic popiste, rassembleur et populaire est aussi plausible, qu’un syndic socialiste ou écologiste.

La moindre des choses serait de mettre la question sur le tapis. On peut très bien être Maire ou Syndic d’une Ville, sans être dans le grand parti majoritaire. C’est une question politique simple et simplement humaine. Au Locle et à Renens et par tournus à Genève, Carouge, c’est le cas. Alors ?

Les voies de l’extrême-gauche sont impénétrables

masques en bois

On essaie d’unir, de rassembler, de rabibocher. Et au moment où on se dit que c’est bon; hop, voilà le croche-patte.

Il y a quelque chose de rageant dans ce petit, tout petit monde de l’extrême-gauche. Cette soif de pureté, de refus de la diversité vivante interne ne fait du tort qu’à la population qui attend de l’espoir dans ce monde de brutes.

Ce matin, j’en ai ma dose.

Au met en place une nouvelle formation politique. La Gauche. Sur le plan national depuis plus d’un an. Lentement, mais sûrement. Il y a quelques jours la Gauche-Vaud se crée enfin. On se dit que ça avance.

Et crac. Ce matin solidaritéS-Lausanne annonce qu’elle lance deux candidats à la Municipalité de Lausanne. Comme cela, sans débat.

A croire que Marc Vuilleumier a démérité pour représenter cette gauche combative dans le travail politique de l’Exécutif lausannois. A croire que cela vaut la peine de risquer de voir un Municipal popiste être remplacé par un Municipal de la police UDC. Et cela à quelques heures d’une votation xénophobe. Quel joli signal.

Pourquoi l’extrême gauche fait liste unique en ville de Genève ou Neuchâtel à la Municipalité avec les socialistes et les verts (en plus avec des candidats de solidaritéS !) et à Lausanne ce serait insoutenable politiquement ? La gauche combative est-elle si forte pour se permettre de jouer cavalier seul ?

J’espère juste que ces candidatures sont de la mauvaise blague hivernale. Et que le peuple de gauche, celui qui veut encore voir les choses se transformer ici et maintenant, saura mettre toute son énergie pour unir au lieu de diviser. Et vite, on a pas besoin de cela.

Où Abimi nous sert un Lausanne sans pourboire…

Apéro

Daniel Abimi vient de commettre son premier roman. Et c’est un rompol qui se dévore, on ne le lâche plus des mains.

Bien sûr, c’est à cause de Lausanne, me direz-vous… Pas seulement. C’est ciselé comme une classe sociale. Dans ce roman, on ne se mélange pas, sauf au plumard.

L’autre face de Lausanne, pas celle de Lausanne Jardins, de l’éco-quartier, des bobos, qui sentent bon le savon.

Curieusement, ici le "commissaire" Montalbano ou Pepe Carvalho, n’est pas un flic, il est de fait remplacé par un journaliste dans un grand quotidien local. Il mange, il boit aussi, mais que dans des bistrots populaires avec du gros rouge qui tâche fort. Et les mets sont lourds comme l’athmosphère. Lausanne est une vraie ville, mais de province blafarde.

Allez, je ne vous en dit pas plus.

Si: ce roman s’appelle "Le Dernier Echangeur", Daniel Abimi est son auteur et Bernard Campiche, son éditeur.

Daniel Abimi a failli être lauréat du Grand Prix Champignac de 1993 avec la phrase: «Directeur de la Sécurité sociale et de l’environnement depuis quatre ans, le socialiste Pierre Tillmanns a été confronté à une terrible hausse du nombre des chômeurs. Il a mis sur pied de nombreux chantiers d’occupation. Tout en favorisant le recyclage des déchets.» Il s’est rattrapé depuis. Son profil Facebook indique qu’il a visité la ville de Mekele en Ethiopie.

Triathlon à Lausanne, chaque semaine, OUI

ville-sans-voiture

Dommage le triathlon vient de se boucler.

Comme un marronnier, toutes sortes d’événements sportifs, culturels à Lausanne ont lieu une fois par année. A chaque fois, une ribambelle de modifications routières, de la voirie, une panoplie de panneaux d’interdiction sont aménagés; une masse de bénévoles, d’employés communaux de toutes sortes, des policiers, des sauveteurs, des pompiers, des protecteurs civils et j’en passe sont sur les lieux de l’acte pour gérer le flux de bagnoles.

Diable, que c’est compliqué. Diable que cela coûte cher. Et dire que demain matin il faut tout enlever. .

Je me demande si le plus simple ne serait pas que toute l’année, Lausanne devienne le lieu permanent de ce genre d’exhibitions: marathon, triathlon, walking, courses de 20 km, concours de pétanques sur avenues, beachvolley, théâtre de rue, troc de livres, rassemblements spontanés et j’en passe.

L’autre jour, ma grande erreur fut de vouloir porter un objet encombrant en voiture d’Ouchy à la Gare… J’ai dû passer par l’autoroute de contournement et la Blécherette… Bien fait.

Cela ne serait pas plus simple de laisser toute l’année ces panneaux d’interdiction des événements sportifs et culturels et ne plus avoir à se poser des questions stupides du genre « puis-je prendre la voiture » ?

Ce serait NON et puis voilà et on fait avec. Plus de voitures, plus de motos, que des triathlons, des biathlons, des marathons et des téléthons ! Et des piétons !

Lausanne a raison, mais pourquoi diable nous habituer à une ville sans voiture à petite dose ? Ce ne serait pas plus grand de tout boucler toute l’année ?

Tu nous manques Jean-Marie…

Jean-Marie

L’année militante a commencé sans lui. Jean-Marie Béguin nous a quitté un dimanche matin de décembre. Dure réalité de fin d’année.

Il avait le don de nous faire douter de nos certitudes. Il avait surtout le goût des autres, du partage. C’était un camarade unitaire, ouvert, joueur. Il donnait envie de militer. Ton sourire nous permet de tenir le coup en cette grisaille de janvier.

Je veux vivre dans un désert commercial !

Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à vouloir rendre marchand le moindre espace urbain ? Les espaces publicitaires ont envahi notre quotidien et gratuitement en plus. La pollution visuelle permanente est notre lot de consolation. Le moindre espace s’achète, les zones libres se rétrécissent chaque jour. Le city management est devenu le concept clé de l’animation urbaine (droite et gauche bobo confondue !).

Et dire qu’il y a encore des grands esprits qui sont amers devant la future absence de tout commerce dans le métro en construction…

Mais laissez-nous tranquilles, bon Dieu. Investissez une zone suburbaine et construisez la société commerciale totale de vos rêves. Faites vos ghettos et surtout vivez-y 24 heures sur 24, si cela vous fait plaisir !

Après le vote positif pour deux jours fériés de plus dans le canton, je me prends à rêver que Lausanne devienne la première ville suisse « slow city ». Afin d’allier préservation du patrimoine architectural, sauvegarde de la biodiversité alimentaire et mobilité douce. Pour retrouver ce qui était le vrai commerce à l’origine: échange humain, troc.

Vive le désert commercial !

Stands électoraux et produits locaux

Samedi 27 janvier, nous partons tôt le matin avec Anne-Catherine Lyon et Pierre-Yves Maillard pour rejoindre ensemble les stands de nos partis. Trois villes, trois ambiances différentes, trois équipes militantes: Nyon, Renens et Lausanne. Il faut bien constater que tous les partis ont la fâcheuse habitude de se mettre en grappe, postés au même endroit. Le citoyen les repère rapidement et exécute un détour étudié… Il faut alors partir sur des chemins de traverse, aller à  la rencontre là  où il s’y attend le moins.

Jolie découverte au marché de Nyon: une boucherie-charcuterie qui fabrique des excellents petits pâtés maison aux saveurs de cumin, la boucherie Michel Spaeth de la Rue de la Gare. Et la cidrerie artisanale Nicolas Pradervand de Signy, qui fut la médaille d’or 2006 du concours romand des jus de pomme.

Juste avant de rejoindre la Palud à  Lausanne, un chocolat chaud pris à  la nouvelle Couronne d’Or (dans l’îlot Riponne-Tunnel) fut un grand moment de plaisir, avec un goût de reviens-y. Cet endroit n’a rien perdu du passé de Madame Panchaud, il est bichonné, étudié pour des tablées qui vont refaire le monde.