Cette classe politique, ventriloque du système

ventriloque

Ils sont incroyables. En quelques heures, en quelques jours de crise financière et bancaire, ils retournent leur veste. Ils se lâchent. Ils font semblant de perdre leurs repaires. Ils s’épanchent dans les media pour parler de leurs plans B ou C.

Ils ?

Mais, la classe politique ! Et toutes tendances confondues: des PDC, des radicaux-libéraux, des UDC, des socialistes. Tous, ils pestaient contre les « traîtres à la patrie » qui combattaient le secret bancaire suisse. Tous, ils étaient alignés couverts pour se défendre contre les attaques européennes contre « nos » impôts cantonaux. Parfois, même en traitant leurs camarades européens de gonflés médiatiques…

La classe politique, c’est comme un steack, il suffit de l’attendrir un peu et il change déjà, sous la pression.

Regardez-les ! Ils se mettent tout d’un coup à réfléchir sur le fameux distinguo hélvétique entre fraude fiscale et soustraction fiscale. Ils parlent aménagement de la place financière suisse, voire harmonisation.

Mais rassurez-vous, pas question d’inscrire dans la Constitution la fin du secret bancaire. Leur nouveau credo, leur nouvelle ligne de défense, c’est le respect de la sphère privée, c’est le noyau dur du secret bancaire.

Bizarre, ce sont les mêmes qui ont voté pour les passeports biométriques, les cartes d’identité biométriques et la banque de données centralisées des données biométriques.

Allez, continuons notre lutte, non seulement parce que nous avions raison avant l’heure et que nous finirons par gagner un jour, mais… aussi parce que c’est avec un grand éclat de rire qu’on admire ces ventriloques du système.

Cela doit être le rire de la résistance.

Valérie, les ch’tis et les autres

ch'tis salaires

Tiens bon Valérie.

Il y a quelque chose de pathétique à les entendre hurler, la bouche en coeur, sur ce qui se fait et sur ce qui ne se fait pas en politique.

Leur monde, leur monde du politiquement correct, ce sont les milliards qu’ils se mettent dans les poches et qu’ils volent aux travailleurs, sur fond de crise financière.

Leur monde du politiquement correct, ce sont les émeutes de la faim qu’ils provoquent partout dans le monde, tout en accueillant dans leurs banques l’argent de la sueur des pauvres. Ils sont beau ces élus du politiquement correct !

Et ils veulent nous donner des leçons de morale, ces gens-là, parce qu’on ne présente pas un visage lisse relooké, parce qu’on ne cache pas, de temps en temps, notre mal être ?

Tiens bon Valérie. Ils n’ont aucune leçon à nous donner. Nous sommes élus de notre temps et les coups de blues nous appartiennent.

Pourquoi tant de monde a pris du plaisir à voir les Ch’tis ? Tout simplement, parce qu’il y a une attente populaire d’authenticité, de vérité. Une attente d’un autre monde qui arrête de faire semblant de vivre au rythme de ces fous du fric… La nostalgie des valeurs de l’amitié à la place de la compétitivité qui écrase l’autre.

Ce monde-là est le nôtre avec ses hauts et ses bas. Et il nous arrive de devoir hurler pour nous faire entendre. Ce n’est pas parce que nous sommes élus que nous sommes différents de notre classe.

Tiens bon Valérie et laisse-les dire. Les milieux populaires savent reconnaître les leurs. Ils savent aussi pardonner.