La Suisse, terre bénie des sociétés de négoce de matières premières

Matière première

Parmi les plus grandes sociétés de Suisse, près de la moitié sont des sociétés de négoce, qui ont un chiffre d’affaire supérieur au PIB des pays où sont prélevés les matières premières avec lesquelles elles font de la spéculation effrénée.

La Suisse est devenue une terre bénie pour ce type de société de trading depuis quelques années.

Ces sociétés sont caractérisées par une absence totale de transparence, par des violations des droits humains, des dommages à l’environnement. Elles se sont spécialisées dans la soustraction fiscale au détriment des pays riches en matières naturelles.

Dans une motion déposée cette semaine, je demande que le Conseil fédéral soit chargé de mettre en place une régulation des sociétés de négoce de matières premières dont leur siège ou leur filiale est en Suisse.

Cette régulation doit prendre les formes suivantes:

1. Les sociétés de négoce de matières premières doivent être considérées comme des intermédiaires financiers et soumises à la loi fédérale sur le blanchiment d’argent.

2. Les liens de propriété des sociétés doivent être publiés dans les registres cantonaux du commerce, afin de rendre publique les propriétaires de toutes les sociétés et la chaîne de construction juridique entre eux et leurs entreprises.

3. Ces sociétés doivent publier les informations concernant leurs collaborateurs, leurs chiffres d’affaires, leurs bénéfices, les coûts de leurs financements et leurs factures fiscales par filiales et par pays.

Tunisie: une délégation suisse à la rencontre de la révolution de l’espoir

Révolution de l'espoir

Les Tunisiens peuvent être fiers de leur révolution. Ils ont fait partir un dictateur, mais la révolution ne fait que commencer pour mettre en place une société libre et démocratique.

Cette révolution démocratique aura des répercussions dans l’ensemble du monde, non seulement arabe, mais aussi auprès de ceux et celles qui souhaitent des sociétés justes et démocratiques.

Une délégation suisse composée de parlementaires et de militants engagés pour les droits de l’homme ira à la rencontre de la société civile en mouvement de Tunisie du 29 au 31 janvier 2011.

L’objectif de cette délégation est d’exprimer la solidarité et le soutien de notre pays avec la population tunisienne. Il est aussi de rencontrer tous les acteurs politiques, syndicaux et associatifs, qui préparent la Tunisie démocratique de demain.

La délégation suisse en Tunisie :

• Antonio Hodgers , Député au Parlement suisse, Président du groupe parlementaire des Verts
• Josef Zisyadis, Député au Parlement suisse, La Gauche
• Lydia Schneider Hausser, Députée au Grand Conseil (GE), PS
• Michel Bühler, Chanteur / artiste
• Ridha Ajmi, Avocat qui a déposé la plainte pour geler les avoirs des familles Ben Ali – Trabelsi , de retour au pays après 19 ans
• Anouar Gharbi, Coordinateur du comité Suisse de soutien au peuple Tunisien, de retour au pays après 20 ans
• Plusieurs défenseurs de droits de l’homme et exilés qui rentrent au pays pour la première fois depuis plusieurs années

Lucarne de départ pour H-R. Merz: vendredi

Mirador

Tout est en ordre. La crise libyenne est terminée, les otages suisses sont au bercail.

Tout est en ordre. Le peuple suisse n’aura pas la possibilité de se prononcer sur l’accord USA-UBS. Les dirigeants maffieux de la banque (et leurs bonus !) sont sauvés grâce à l’UDC et quelques autres… Le secret bancaire est sauf, la déculottée est minime pour la finance suisse. Il n’y aura pas de crise avec les USA, pas de démantèlement des grandes banques, de plus en plus dangereuses pour le bien public.

Le calme va s’imposer, la pose estivale s’annonce. Avec un peu de pain et quelques jeux.

Une lucarne de départ s’annonce pour le Ministre des finances, elle est courte, mais elle peut être salutaire pour le vieux grand parti, qui a une santé à se refaire… Et qui sait un besoin urgent d’occuper l’espace médiatique pour tout faire oublier.

Les bourgeois jouent au foot comme des pieds… mais c’est pour mieux voter l’accord UBS-USA

OUI-OUI

Oui, bien sûr, la Chambre du peuple vient de voter le refus de l’accord et même un éventuel référendum facultatif. Mais, n’est qu’un plaisir volatile.

Que les bourgeois se rassurent tout va rentrer dans l’ordre dans quelques heures.Vous êtes bien majoritaires dans les deux chambres, non ? Vous avez toujours défendu le secret bancaire, non ? Vous avez toujours réussi à faire peur sur les conséquences économiques incalculables du refus du soutien étatique à « notre » grande UBS, y compris chez les socialistes et les verts, au nom de l’intérêt national, non ?

Il y aura accord UBS-USA. Et il n’y aura pas de référendum possible.

C’est la suite logique, car le vote passager ne repose sur aucun accord fondamental de principe, juste une petite acnée passagère. Qui rentrera dans l’ordre, car elle sera soignée ces prochaines heures.

Tous les partis ont peur d’une chose face aux USA: le démantèlement de l’UBS et la nécessité de véritable réforme du système bancaire, qui ne peut être que la remise à la société entière des activités de crédit.

Le problème de notre pays, c’est que l’on peut se trouver en prison pour un vol de plaque de chocolat, alors que pour avoir fraudé, détourné, soustrait des milliards de francs au nez des collectivités publiques, internationales ou suisses, ces délinquants majeurs de notre société sont par contre en liberté.

Le Conseil fédéral a réussi à trouver en quelques heures les milliards de francs nécessaires pour sauver l’UBS et ses bonus indécents, sans que le peuple puisse donner son avis. L’accord UBS avec les USA est constitué de la même veine: sauver l’institution bancaire suisse la plus importante, au plus vite, sans engager une quelconque réforme fondamentale dont le pays a besoin pour sortir de la monoculture bancaire et de son rôle de receleur mondial.

Tant que la distinction entre évasion fiscale et fraude fiscale est maintenue dans les relations avec toutes les autorités fiscales étrangères et qu’il n’y a pas d’échanges automatiques en la matière, tant que cette distinction est maintenue pour les autorités fiscales suisses, tant que les banques peuvent accepter des fonds sans attestation fiscale, l’accord UBS-USA est de la poudre aux yeux.

Une fois de plus, le gouvernement suisse, la majorité politique qui le compose, joue un rôle de bouclier pour sauver une banque privée qui est aujourd’hui menacée à l’étranger, alors qu’elle-même, cette banque, se moque du peuple suisse, sauf lorsqu’il s’agit de lui demander de passer à la caisse.

Pendant ce temps, la politique de démantèlement social peut continuer: démantèlement de l’assurance-chômage, augmentation de l’âge de l’AVS et économies dans tous les secteurs publics, sabordage de l’AI et augmentation de la TVA. Depuis quand les intérêts privés d’une banque suisse fraudeuse sont-ils supérieurs aux intérêts de l’immense majorité des honnêtes gens qui forment notre pays ?

Les grandes banques ont été tirées du gouffre à coup de milliards sur l’ensemble de la planète; 11 400 milliards de dollars ont été trouvés immédiatement pour sauver des banques comme UBS. Et que font-elles ? Elles utilisent maintenant l’énorme masse de liquidités mise à leur disposition gratuitement pour spéculer contre les Etats qui les ont sauvées.

Que l’UBS explose enfin ! Pour que l’on puisse trouver les seules mesures qui s’imposent: la création d’un pôle public du crédit et du prêt hypothécaire, pour mettre enfin la finance au service de la collectivité et séparer tout ce qui concerne les affaires et la spéculation du bien commun.

Il faut couper les vivres à UBS et qu’elle se débrouille sans paravent étatique, facile et complaisant.

Taxe Tobin: le niet du Conseil fédéral

Tobin

Il y a quelques semaines, j’ai proposé au Conseil fédéral de faire de la taxation mondiale sur les opérations financières, un axe fort de sa politique économique internationale.

L’idée de cette taxe émise pour la première fois dans les années 1970 par James Tobin, prix Nobel d’économie est aujourd’hui largement relancée sur le plan international, y compris par des gouvernements, suite à l’effondrement des marchés financiers.

L’explosion des déficits publics va handicaper les générations futures. Malgré cela, les marchés financiers ont pu tirer avantage de tous les sauvetages gouvernementaux, puisque ce secteur a été largement soutenu par des injections de capitaux, des garanties, des apports de liquidités.

Tout cela exige de nouvelles formes de financement et de répartition du fardeau fiscal. Il ne s’agit pas seulement de régulation, mais de nouvelle répartition de la fiscalité. Dans ce contexte, une taxe mondiale sur les opérations financières devient d’une absolue nécessité.

Grande surprise, le Conseil fédéral nous répond qu’il suit les discussions. Bravo, ça c’est un Gouvernement. Comme pour le secret bancaire, comme pour les accords de double imposition, comme pour l’évasion fiscale, comme pour la soustraction fiscale, le Conseil fédéral est d’abord à la botte de banques et de leurs intérêts immédiats. Ce sera donc non à la proposition de la taxe Tobin

Sa stratégie suicidaire pour l’ensemble de la population du pays est de dire niet jusqu’à cela devienne intenable sur le plan international. Circulez, il n’y a rien à voir…

Et perle de l’intelligence politique: « L’introduction d’une telle taxation supposerait un cadre réglementaire mondial aisément applicable. Pour l’instant cependant, les conditions nécessaires de même que le consensus requis font défaut. Pour ces raisons, le Conseil fédéral n’est pas prêt à s’engager en faveur d’une taxe sur les transactions financières internationales. »

Au secours, ce Gouvernement est un danger public.

Le Parlement avalise l’infusion de bois dans le vin AOC

Copo-coca-vinum

Raté, encore raté. C’est la quatrième fois que j’interviens sur la question au Parlement, mais décidément c’est non à l’interdiction des copeaux de bois dans les vins suisses d’appellation d’origine contrôlée (AOC)

Je sais bien que j’aurais dû intituler ma motion autrement, du style « Pas de tristesse dans le vin ». C’est pourtant bien la quatrième intervention parlementaire que je fais sur cette question des copeaux de bois et, à chaque fois, je mets toujours plus d’eau dans mon vin… Rien n’y fait face à la majorité bourgeoise.

Pourtant ma motion était tout à fait circonscrite : elle demandait qu’en Suisse, uniquement pour les vins d’appellation d’origine contrôlée (AOC), on ne les aromatise pas avec des copeaux de bois.

Il ne s’agissait pas de tous les vins suisses, car ceux qui aiment cela pourront continuer à boire des vins aromatisés avec des copeaux. On pourra même acheter des vins étrangers aromatisés avec des copeaux, même si on ne sait pas qu’il y a des copeaux dedans…

Non, je demandais juste que lorsqu’on achète un vin suisse AOC, on sache que dans tous les cantons en Suisse, il n’y a pas d’aromatisation avec des copeaux de bois.

Nous sommes devant un combat qui est une question éthique. Il est grand temps de dire stop à une forme d’industrialisation des méthodes de vinification. Les copeaux de bois sont la porte ouverte à l’aromatisation chimique, puisque l’on trouve déjà sur le marché des copeaux aromatisés à la vanille, aux agrumes, etc.

La suite logique sera peut-être qu’un jour nous aurons des copeaux artificiels, qui sont déjà autorisés aux Etats-Unis, afin d’avoir un vin régulier, qui a toujours le même goût, la même couleur, indépendamment du terroir et du millésime. Tout cela, c’est de la tristesse du vin ! ET vive la marchandisation du vin !

Les partisans de l’emploi des copeaux prétendent que c’est important pour la concurrence. Ce n’est pas vrai. La vraie concurrence serait justement que la Suisse dise très clairement à la face de toute la planète: « Quand vous achetez un vin AOC suisse, vous êtes sûrs qu’il n’y a pas de copeaux de bois. »

Le vignoble suisse est un vignoble de montagne, de petites parcelles souvent difficiles à travailler. On a des paysages magnifiques et des vins de caractère et d’excellente qualité. Chaque région a un terroir, une typicité, des cépages locaux de renommée mondiale. Pensons à des vins du Valais, par exemple, vinifiés par des vignerons qui sont heureux de partager leur passion avec les consommateurs. Alors pourquoi gommer cette richesse en autorisant l’utilisation de copeaux de bois ?

Nous sommes fiers d’avoir des vins qui sont bien élevés – bien élevés dans tous les sens du terme – et nous ne voulons pas que ce soient des vins fabriqués.

Il y a des pays où cette interdiction est déjà en vigueur. En Espagne, dans toute la Rioja, on interdit l’utilisation des copeaux de bois. Cela donne immédiatement une couleur, une marque de fabrique.

Pourquoi la Suisse ne pourrait pas décider que, sur l’ensemble de son territoire, les vins AOC sont vinifiés sans copeaux de bois ?

La majorité du Parlement 90 contre 71 n’en a pas voulu de cette motion. Tristesse.

Cassis de Dijon: potion néo-libérale pour un référendum

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En Suisse romande, on utilise le Cassis de Dijon pour rendre buvable un mauvais vin blanc. La politique du Conseil fédéral et du Parlement décidée hier dans une Sainte-Alliance radicalo-socialo-chrétienne veut soigner l’apparence, mais elle n’enlèvera pas les aigreurs d’estomac !

Jusqu’ici, l’augmentation de la concurrence a surtout provoqué la perte d’emplois, dans la filière agroalimentaire notamment. La baisse des prix au producteur sans réduire les coûts de production tout en augmentant les coûts pour les consommateurs, c’est la réalité quotidienne.

L’application du principe du « Cassis de Dijon » n’aura que peu d’impact sur l’abaissement des coûts notamment pour l’agriculture. Le consommateur verra son droit à l’information réduit tout en n’étant en rien assuré que le prix à la consommation sera diminué. Enfin, les discriminations entre producteurs sont à prévoir en cas d’application stricte du principe du « Cassis de Dijon ».

Cela devient tortueux de suivre les tergiversations du Conseil fédéral: pas d’adhésion à l’Europe, mais tentative de trouver des solutions hybrides. Et là nous avons la panacée: tout simplement l’application unilatérale d’une législation européenne sans négociation…

Les salariés, les paysans, les consommateurs sont fatigués d’être devenus les cobayes de la libéralisation.

Vouloir en permanence distiller dans l’esprit du citoyen qu’il est toujours possible de trouver moins cher démontre une totale irresponsabilité de la part de tous ceux qui veulent s’attaquer au soi-disant « îlot de cherté » de la Suisse.

D’un côté des normes sévères chez nous, de l’autre l’ouverture d’esprit qui incite à aller acheter ailleurs pour payer moins cher, et peu importent les conséquences sociales et écologiques sur les lieux de production ou l’impact sur le climat, avec des transports aberrants.

Est-ce que l’objectif du Conseil fédéral est de faire en sorte que les salaires des travailleurs, des employés, des enseignants soient mis au niveau de ceux pratiqués dans l’Union européenne, de la même manière qu’il s’évertue à le faire pour le revenu des familles paysannes ? Ballon d’essai ?

L’application du principe du « Cassis de Dijon », c’est en quelque sorte l’application de la directive Bolkestein, notamment à l’agriculture suisse.

La quasi-totalité du groupe socialiste est venu au secours des libéraux-radicaux et du PDC sur la voie de cette politique néo-libérale. Cela revient indirectement à donner son accord pour que les salariés de Suisse aient les mêmes salaires que les salariés polonais ou roumains. Rien d’autre !

La cohérence exige de s’opposer à ce projet fondamentalement néolibéral par la voie référendaire avant que la potion devienne imbuvable.

« Pâques » de Julie Delaloye

Delaloye

Mais le ciel a mûri ce printemps, me dites-vous,

au-delà de toute douleur, toute oraison.

Plus que l’essaim épars et

la lumière mouillée de midi.

Ici, toujours près d’ici,

sur la pierre claire, soleil

rougi à la sève de ses lèvres,

les citrons guérissent l’image

et le temps épris de souvenirs

se dissipe !

Plus rien, que sa voix qui

sonne encore et gagne la mer.

Julie Delaloye

Née en 1979 à Lausanne. Diplomée de l’Université de Lausanne. Boursière du FNRS, elle prépare un doctorat en sciences bio-médicales. Avec son premier livre publié « Dans un ciel de février » aux Editions Cheyne, elle a reçu le Prix de poésie de la Vocation.

Cette classe politique, ventriloque du système

ventriloque

Ils sont incroyables. En quelques heures, en quelques jours de crise financière et bancaire, ils retournent leur veste. Ils se lâchent. Ils font semblant de perdre leurs repaires. Ils s’épanchent dans les media pour parler de leurs plans B ou C.

Ils ?

Mais, la classe politique ! Et toutes tendances confondues: des PDC, des radicaux-libéraux, des UDC, des socialistes. Tous, ils pestaient contre les « traîtres à la patrie » qui combattaient le secret bancaire suisse. Tous, ils étaient alignés couverts pour se défendre contre les attaques européennes contre « nos » impôts cantonaux. Parfois, même en traitant leurs camarades européens de gonflés médiatiques…

La classe politique, c’est comme un steack, il suffit de l’attendrir un peu et il change déjà, sous la pression.

Regardez-les ! Ils se mettent tout d’un coup à réfléchir sur le fameux distinguo hélvétique entre fraude fiscale et soustraction fiscale. Ils parlent aménagement de la place financière suisse, voire harmonisation.

Mais rassurez-vous, pas question d’inscrire dans la Constitution la fin du secret bancaire. Leur nouveau credo, leur nouvelle ligne de défense, c’est le respect de la sphère privée, c’est le noyau dur du secret bancaire.

Bizarre, ce sont les mêmes qui ont voté pour les passeports biométriques, les cartes d’identité biométriques et la banque de données centralisées des données biométriques.

Allez, continuons notre lutte, non seulement parce que nous avions raison avant l’heure et que nous finirons par gagner un jour, mais… aussi parce que c’est avec un grand éclat de rire qu’on admire ces ventriloques du système.

Cela doit être le rire de la résistance.

Supprimer le secret bancaire avant de finir comme l’Islande

secret

Il faut arrêter de tourner autour du pot: la fraude fiscale de l’UBS et la levée forcée partielle du secret bancaire n’est pas un épiphénomène, c’est le coeur du problème.

Le maintien du secret bancaire suisse, le soit-disant «label de qualité» défendu de l’UDC au parti socialiste, doit être rapidement supprimé, plus clairement interdit dans notre Constitution fédérale.

Encore une fois, et nous le disons depuis des années sans être écouté, le secret bancaire n’a qu’un seul objectif: augmenter l’accumulation privée, au moyen de l’évasion fiscale et du détournement de fonds publics. Les seuls perdants sont les salariés et les peuples.

Si l’UBS est prête à payer, dans une simple transaction… près de 1 milliards de francs suisses (que le peuple suisse vient de lui donner !), c’est qu’elle a parfaitement compris le risque immédiat sur l’ensemble du secret bancaire suisse.

Il n’y a plus aucune raison de refuser, à l’Union européenne notamment, le contrôle de toute cette soustraction fiscale qui a fait de notre pays, le pays des recels frauduleux et du blanchiment gigantesque d’argent du monde entier.

Finalement, la politique des banques, du Conseil fédéral, des partis politiques qui le composent est en train de nous mener dans la déconfiture la plus totale. On n’a pas voulu écouter les propos anti-capitalistes que nous tenions depuis des années… Ce gouvernement ne sera rien d’autre que le fossoyeur de notre pays.

Si la population salariée ne veut pas être entraînée dans une catastrophe économique comme l’Islande, il est urgent:

1. De supprimer le secret bancaire unilatéralement et d’inscrire cette volonté de transparence dans la Constitution fédérale
2. De créer un pôle public du crédit pour un contrôle démocratique des richesses produites et des choix d’investissement

Je vais déposer en ce sens une initiative parlementaire à la prochaine Commission de l’économie et des redevances le 25 janvier prochain.