Ambassadeur d’Israel : retour à la case départ !

solidarité Gaza

L’intrusion médiatique de l’ambassadeur d’Israël à Berne et ses attaques contre la Suisse ne sont ni anodines ni fortuites. Elles correspondent exactement à la stratégie définie par cet Etat voyou en guerre contre tout un peuple.

Il n’est pas courant qu’un ambassadeur d’un pays tiers se permette des critiques d’une telle virulence à l’égard de la politique étrangères d’un pays dont il est l’hôte. En s’introduisant dans les affaires intérieures de la Suisse, Israel cherche à déstabiliser la politique étrangère suisse, c’est-à-dire à l’empêcher de maintenir son aide humanitaire et de coopération à Gaza, de discuter avec toutes les parties en présence, notamment le Hamas.

Connaissant parfaitement les faiblesses du Conseil fédéral, l’ambassadeur d’Israel cherche de fait à paralyser une action jusqu’ici correcte sur le plan humanitaire.

Ce n’est enfin pas fortuit, d’intervenir dans les journaux suisses, au lendemain d’une mobilisation importante de solidarité en faveur du peuple palestinien (7000 personnes à Berne !). Il s’agit tout simplement de réduire à néant le dégoût qu’inspire la politique militaire israélienne. En fin politique, Ilan Elgar a choisi de battre le fer quand il est chaud, pour empêcher la montée de la solidarité.

Il n’y a qu’une issue à ce colonisateur de nos pensées et de nos actes politiques: il faut le renvoyer dans pays, pour lui remettre les idées en place. Et lui apprendre son travail de diplomate.

Pas besoin d’être Chavez pour le faire, il faut juste un peu de courage.

La table du Traité était un tapis volant

Table traité Lausanne

Etrange destin de table, que celle du Traité de Lausanne du 24 juillet 1923. Autour d’elle, s’étaient assis des Grecs, des Turcs, des Serbes, des Croates, des Slovènes, des Roumains et les grandes puissances de l’époque. Les Kurdes et les Arméniens y furent absents… et pour cause.

La table était propriété de l’Etat de Vaud (canton suisse dont la capitale est Lausanne), jusqu’à ce qu’un voyage présidentiel suisse tout récent en Turquie modifie cette propriété soudainement en propriété confédérale.

Le Canton de Vaud, qui devait être fier de posséder cette table historique, comme d’ailleurs de posséder (indirectement) le Château d’Ouchy, où une plaque commémorative y est apposée, s’est débarrassé de cet encombrant objet, sans sourciller.

Et voilà, la table du Traité, partie pour la Turquie, en cadeau officiel pour « consolider les relations » entre la Suisse et la Turquie.

C’est ce que la Suisse appelle la diplomatie active. Lorsqu’on signe un traité dans notre cher pays neutre, quelques années plus tard, les éléments symboliques de ce traité vont donc se retrouver chez l’un des partenaires de ce traité. A choix. En fonction des intérêts du moment.

Notre Ministre des affaires étrangères appelle cela « un contexte muséographique ». Nous, nous appelons cela de la politique du tapis volant… ou volé aux habitants de notre pays qui ont accueillis cette conférence internationale.

Et ne vous demandez pas pourquoi des Arméniens ou des Kurdes la trouvent saumâtre cette politique sélective sans respects pour les symboles les plus élémentaires…

Conseil fédéral élu par le peuple: chiche

Conseil fédéral

Il semble désormais que de nombreuses personnalités de divers partis s’accordent et se positionnent sur la nécessité d’élire le Gouvernement fédéral directement par un vote populaire, au lieu des 246 grands électeurs.

Comme je ne souhaite pas que ces avis avisés n’aient pas de portée politique, je vais donc déposer à la rentrée parlementaire une initiative sur cette question. Ce n’est certes pas la première fois… mais peut-être que cette fois le débat national aura lieu avec plus de profondeur.

Mon initiative aura la teneur suivante:

« Il convient d’engager les réformes constitutionnelles afin de mettre en place un gouvernement fédéral, élu par la population par scrutin de listes, selon le système majoritaire.

Ce nouveau type de gouvernement doit revêtir les formes suivantes:

* élection du Conseil fédéral par le peuple par scrutin de liste, scrutin majoritaire à deux tours, tous les quatre ans, un mois après les élections aux Chambres fédérales

* introduction d’un quota de ministres latins dans la composition gouvernementale

* introduction de la parité femmes-hommes dans la composition gouvernementale

* transparence, contrôle et plafonnement des fonds de campagne des candidats/dates »

Biberons: le Conseil fédéral prend les Canadiens pour des idiots

Bisphénol A

En avril 2008, le gouvernement canadien a annoncé sa volonté d’interdire la commercialisation de biberons constitués de plastique contenant du bisphénol A.

A sa suite, les autorités sanitaires des Etats-Unis se sont inquiétées.

Par mesure de précaution, j’ai proposé par voie de motion que le Conseil fédéral interdise de toute urgence la commercialisation de ces biberons imprégnés de ce perturbateur endocrinien.

La réponse du Conseil fédéral est pathétique, courageuse. C’est NON ! Cela vous étonne ?

Lisez: « La proposition d’interdiction des biberons en polycarbonate (PC) par le Canada en avril 2008 fut inattendue car l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait reévalué le Bisphénol-A (BPA) en 2007 et confirmé la dose journalière admissible (DJA) en tenant compte de l’exposition des nourrissons. »

Bref, pas de souci, on étudie, pendant ce temps les bébés n’ont qu’à subir… car « en ce qui concerne la prise de mesures, la Suisse s’efforce dans la mesure du possible d’adopter des mesures similaires à celles de l’Union européenne. »

C’est ce qui s’appelle indépendance politique, indépendance d’esprit, autonomie. Allez, allez, c’est quels intérêts que le Conseil fédéral défend en la matière ?

4 milliards de bénéfices et 400.000 pauvres pour le plaisir

AGT 12

Hans-Rudolf Merz est un grand Ministre, il sait compter, prévoir et surtout épargner sur la tête des plus faibles de la société. Avec un excédent de 4,1 milliards de francs en 2007, c’est 3,2 milliards de plus que le budget poudre aux yeux que le Parlement a voté avant les élections. Qui dit mieux ? Diable, plus de 400 % d’amélioration !

Et il a osé s’exclamer: « D’année en année, cela fait de plus en plus plaisir de présenter les comptes ! »

Le plaisir, c’est pour les 400.000 pauvres de Suisse, ceux qui sont répertoriés par l’Office fédéral de la statistique (OFS), le même jour que l’annonce de ces comptes fabuleux. Ils sont 9%, paraît-il, dans le pays le plus riche du monde, mais il faut y ajouter ceux et celles qui ont plus de 59 ans (une craquée…), ceux qui sont à l’aide sociale (une pelée…), bref.

Vous ne voyez pas le lien ? Mais voyons, c’est celui du plaisir tout simplement…

Le plaisir du transfert des richesses des couches salariées vers la caste la plus aisée. Le Conseil fédéral en est l’accompagnateur zélé. Pour le « plaisir » des inégalités sociales, de leur accentuation. Pas besoin de dessin pour comprendre que les 25 dernières années, la part des salaires dans la répartition des richesses a déjà reculé de 10 points en faveur des profits, en passant de 70 % à 60 % du revenu national.

Il paraît que cela risque de continuer, sauf si…

Plaisir, plaisir, quand tu nous tiens.

Cela me rappelle un poème de Nazim Hikmet, « la plus drôle des créatures »:

« Tu es comme le mouton, mon frère,
Quand le bourreau habillé de ta peau

quand le bourreau lève son bâton

tu te hâtes de rentrer dans le troupeau

et tu vas à l’abattoir en courant, presque fier.

Et si il y a tant de misère sur terre

c’est grâce à toi, mon frère,

Si nous sommes affamés, épuisés,

Si nous sommes écorchés jusqu’au sang,

Pressés comme la grappe pour donner notre vin,

Irais-je jusqu’à dire que c’est de ta faute, non,

Mais tu y es pour beaucoup, mon frère. »

Raclette-Féta versus Suisse-Grèce

Quel incroyable autogoal la décision du Tribunal Fédéral de ne pas réserver l’appellation « Raclette » au seul canton du Valais et de refuser de la protéger par une AOC

Ce n’est pas avec des décisions de ce genre que l’agriculture suisse va vivre et maintenir une présence de proximité…

33 fromageries de village et 124 alpages valaisans vont se retrouver dans un proche avenir sans défense de leur savoir-faire ancestral.

Une petite comparaison pour saisir l’ampleur du problème de la défense de ce type d’AOC: la décision du TF correspondrait pour la Grèce à l’abandon de l’appellation « Féta » à l’industrie agro-alimentaire de toute la planète… Tout simplement impensable !