Et si le portable était l’amiante de demain ?

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Le Conseil fédéral vient de refuser ma proposition d’interdiction générale des téléphones portables pour les enfants de moins de 14 ans.

Le nombre d’enfants utilisant un téléphone portable a augmenté de façon spectaculaire. En Allemagne, 47 % des enfants de 6 à 13 ans possédaient un téléphone portable en 2005. Au Royaume-Uni, un enfant se voit offrir son premier portable dès l’âge de 8 ans en moyenne. L’enquête Eurobaromètre de 2005 montre que dans plusieurs pays, il est plus fréquent pour les enfants de posséder un portable que d’avoir accès à internet. C’est finalement un marché qui génère des recettes considérables. Le marché des portables destinés aux enfants est une opération financière entièrement à la charge de leurs parents.

De très nombreuses études scientifiques font état des risques majeurs pour la santé des enfants du fait de l’utilisation de téléphones portables.

Il apparaît que les enfants sont particulièrement sensibles aux effets des radiofréquences, car leur organisme est en développement. De plus, l’effet thermique qui en découle peut entraîner des lésions majeures, voire le développement de cancers.

L’hypothèse d’un risque majeur de santé publique pour toute une génération n’étant pas exclue, une approche de précaution est justifiée.

Dès lors, une mesure d’interdiction générale de production, de vente et d’utilisation en Suisse pour les enfants de moins de 14 ans apparaît comme une mesure de sauvegarde et de précaution proportionnée.

De tout cela, le Conseil fédéral n’en a cure. Pour lui, il n’y a aucune preuve scientifique que les rayonnements émis par les téléphones mobiles soient nocifs pour les adultes ou les enfants.

Ce qui est incroyable c’est que le Gouvernement reconnaît que les recherches sur ces problèmes sont encore lacunaires et que des incertitudes demeurent, notamment eu égard aux possibles effets à long terme…

Et quel conclusion dans cette affaire ? Ecoutez bien: « La responsabilité en matière d’utilisation des téléphones mobiles par les enfants incombe avant tout aux personnes ayant l’autorité parentale et non à l’Etat ». (!)

C’est comme pour l’amiante donc, les ouvriers amiantés à vie devaient prendre leurs responsabilités et pas s’en remettre toujours à l’Etat, ce monstre bureaucratique intrusif dans la vie privée…

Le monde à l’envers. A l’envers de toute responsabilité envers les générations futures.

J’ai mangé ma carte SIM

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Ce n’était pas bon à avaler, mais il fallait le faire, tant c’était devenu inutile, chronopage et dérisoire comme attribut.

Je pourrais donc dire: j’ai possédé un natel/portable de 1996 à 2007. Onze ans, mais c’est fini désormais, c’est de l’histoire ancienne.

Je n’ai plus à me demander si mon portable est sous silencieux lors d’une réunion.

Je n’ai plus besoin de répondre à un appel… pour lui dire que je ne peux pas lui répondre en ce moment, parce que je suis sur un autre téléphone.

Je n’ai plus à me préoccuper de qui m’appelle pendant que je conduis.

En fait, c’est extrêmement simple: j’ai bouclé mon portable et je l’ai définitivement dévié sur mon téléphone fixe, que je consulte à intervalles réguliers dans la journée.

Et j’oubliais… Je me suis acheté une carte pour téléphoner d’une cabine téléphonique, oui, il y en a encore quelques-unes.

Personne autour de moi ne s’est rendu compte de rien dans la vie quotidienne. Il n’y a que moi qui savoure et qui m’interroge: Pourquoi avoir pris tant de temps pour refuser ce contrôle social ?