Métier de sommelier: motion adoptée !

JAKE

En 2010, j’ai déposé une motion au Parlement demandant la reconnaissance fédérale du métier de sommelier. J’invitais le Conseil fédéral à mettre en place un certificat fédéral de capacité ou un brevet fédéral pour la sommellerie.

La profession de sommelier et sommelière est essentielle pour la gastronomie, le tourisme et l’hôtellerie. Il est dommageable que, pour cette profession, il n’existe qu’un seul certificat dans un seul canton. Au moment où la viticulture suisse connaît un renouveau et une attention internationale, il convenait de soutenir cette profession d’avenir.

Mon ami Ueli Leuenberger a repris cette motion à mon départ du Parlement. Il vient de la faire adopter cette semaine lors de la session.

Le Parlement avalise l’infusion de bois dans le vin AOC

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Raté, encore raté. C’est la quatrième fois que j’interviens sur la question au Parlement, mais décidément c’est non à l’interdiction des copeaux de bois dans les vins suisses d’appellation d’origine contrôlée (AOC)

Je sais bien que j’aurais dû intituler ma motion autrement, du style « Pas de tristesse dans le vin ». C’est pourtant bien la quatrième intervention parlementaire que je fais sur cette question des copeaux de bois et, à chaque fois, je mets toujours plus d’eau dans mon vin… Rien n’y fait face à la majorité bourgeoise.

Pourtant ma motion était tout à fait circonscrite : elle demandait qu’en Suisse, uniquement pour les vins d’appellation d’origine contrôlée (AOC), on ne les aromatise pas avec des copeaux de bois.

Il ne s’agissait pas de tous les vins suisses, car ceux qui aiment cela pourront continuer à boire des vins aromatisés avec des copeaux. On pourra même acheter des vins étrangers aromatisés avec des copeaux, même si on ne sait pas qu’il y a des copeaux dedans…

Non, je demandais juste que lorsqu’on achète un vin suisse AOC, on sache que dans tous les cantons en Suisse, il n’y a pas d’aromatisation avec des copeaux de bois.

Nous sommes devant un combat qui est une question éthique. Il est grand temps de dire stop à une forme d’industrialisation des méthodes de vinification. Les copeaux de bois sont la porte ouverte à l’aromatisation chimique, puisque l’on trouve déjà sur le marché des copeaux aromatisés à la vanille, aux agrumes, etc.

La suite logique sera peut-être qu’un jour nous aurons des copeaux artificiels, qui sont déjà autorisés aux Etats-Unis, afin d’avoir un vin régulier, qui a toujours le même goût, la même couleur, indépendamment du terroir et du millésime. Tout cela, c’est de la tristesse du vin ! ET vive la marchandisation du vin !

Les partisans de l’emploi des copeaux prétendent que c’est important pour la concurrence. Ce n’est pas vrai. La vraie concurrence serait justement que la Suisse dise très clairement à la face de toute la planète: « Quand vous achetez un vin AOC suisse, vous êtes sûrs qu’il n’y a pas de copeaux de bois. »

Le vignoble suisse est un vignoble de montagne, de petites parcelles souvent difficiles à travailler. On a des paysages magnifiques et des vins de caractère et d’excellente qualité. Chaque région a un terroir, une typicité, des cépages locaux de renommée mondiale. Pensons à des vins du Valais, par exemple, vinifiés par des vignerons qui sont heureux de partager leur passion avec les consommateurs. Alors pourquoi gommer cette richesse en autorisant l’utilisation de copeaux de bois ?

Nous sommes fiers d’avoir des vins qui sont bien élevés – bien élevés dans tous les sens du terme – et nous ne voulons pas que ce soient des vins fabriqués.

Il y a des pays où cette interdiction est déjà en vigueur. En Espagne, dans toute la Rioja, on interdit l’utilisation des copeaux de bois. Cela donne immédiatement une couleur, une marque de fabrique.

Pourquoi la Suisse ne pourrait pas décider que, sur l’ensemble de son territoire, les vins AOC sont vinifiés sans copeaux de bois ?

La majorité du Parlement 90 contre 71 n’en a pas voulu de cette motion. Tristesse.

En pleine crise: aromatisons notre vin

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Les conséquences de la crise financière vont être patentes rapidement sur notre consommation quotidienne de vin. La réponse est dans la mondialisation du vin, dans l’engagement individuel pour le colorer, l’aromatiser. C’est la liberté !

Evidemment, les censeurs, les rabat-joie habituels, les anti de tout poil se mettront à faire des propositions d’interventions parlementaires. Laissons-les dans leurs jérémiades sempiternelles.

L’avenir est là, sous nos yeux:

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L’avenir est radieux, les vignerons sont fous de continuer leur métier passéiste.

Le Conseil fédéral patauge dans la vinasse avec copeaux

copeaux de bois dans le vin

Il y a quelques semaines j’ai proposé que le Conseil fédéral interdise l’utilisation des copeaux de bois pour aromatiser les vins.

Et ceci uniquement dans les différentes AOC suisses… Rassurez-vous donc, lorsque vous boirez des vins suisses non estampillés AOC, vous aurez encore la joie de déguster une aromatisation aux copeaux.

Je confesse que j’ai eu le culot de penser que les vins suisses, issus d’un milieu géographiquement délimité et qui leur a conféré une notoriété particulière, doivent avoir une image de marque nationale et internationale. Ainsi, les Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) cantonales devraient avoir sur ce point une unification des pratiques oenologiques, sous peine de mettre en danger l’image de tous les vins AOC de notre pays qui veulent respecter les terroirs et une vinification traditionnelle.

Eh bien c’est niet du Conseil fédéral. Il ne veut pas intervenir. Ce sera la jungle pour le vignerons respectueux des traditions et pour nous les consommateurs. J’espère que le Parlement saura remettre l’église au milieu du village. A suivre avec la lutte légitime de l’Association des vignerons-encaveurs suisses.

Jean-Louis, Blocher, tromperie permanente

Il y a quelques années le parlementaire Blocher avait été surpris en flagrant délit d’utilisation du bouton de vote de son voisin de pupitre.

Hier, mardi 18 septembre, lorsqu’il est venu squatté le Comptoir suisse, le garde helvète des Sceaux a trouvé (tiens,tiens !) le temps de faire notre Jean-Louis, le concours mondial des vins vaudois. Pire, entre deux palpages de vacherin, il l’a gagné, comme le rapporte le quotidien du terroir, 24 Heures. Encore une tromperie.

C’est comme en politique sanitaire, fiscale, paysanne, énergétique, l’UDC est un habillage de tromperie permanente. Je ne comprends d’ailleurs pas que la FRC ne porte pas plainte sur l’emballage, les consommateurs-usagers-citoyens que nous sommes
ont le droit de connaître à quelle sauce ils vont être mangés dans les années brunes qui viennent…

A dire vrai, une question me turlupine: un parlementaire qui triche peut-il être différent lorsqu’il se retrouve ministre ? Je vous laisse la réponse.