Adieu Bern ! Adieu Brasserie Bärengraben !

Bärengraben Juillerat

Cette brasserie n’était pas comme les autres. On était toujours à la maison, nous, les romands.

Toutes les événements importants se sont déroulés dans cette belle maison. Les nuits des longs couteaux comme les foires d’après session. Edy Juillerat officiait toujours comme un grand prêtre du goût: l’apéro était l’apéro, le pousse-café était là (damassine ou autre breuvage), le respect des actes successifs du repas aussi. Ce havre jurassien au coeur de Berne a tout vécu: des conseillers fédéraux en vadrouille comme des groupes politiques esseulés.

Difficile d’oublier sa merveilleuse bouillabaisse ou son tartare épicé sur une des plus belles terrasses de Berne. Des flacons choisis avec coeur nous mettait le baume au foie, après tant de combats sociaux perdus dans les travées…

Au moment de prendre congé du Parlement, je jette un oeil nostalgique à cette taverne exceptionnelle, même si le patron est radicalement de droite. Elle va me manquer. Mais je reviendrais évidemment.

Les voies de l’extrême-gauche sont impénétrables

masques en bois

On essaie d’unir, de rassembler, de rabibocher. Et au moment où on se dit que c’est bon; hop, voilà le croche-patte.

Il y a quelque chose de rageant dans ce petit, tout petit monde de l’extrême-gauche. Cette soif de pureté, de refus de la diversité vivante interne ne fait du tort qu’à la population qui attend de l’espoir dans ce monde de brutes.

Ce matin, j’en ai ma dose.

Au met en place une nouvelle formation politique. La Gauche. Sur le plan national depuis plus d’un an. Lentement, mais sûrement. Il y a quelques jours la Gauche-Vaud se crée enfin. On se dit que ça avance.

Et crac. Ce matin solidaritéS-Lausanne annonce qu’elle lance deux candidats à la Municipalité de Lausanne. Comme cela, sans débat.

A croire que Marc Vuilleumier a démérité pour représenter cette gauche combative dans le travail politique de l’Exécutif lausannois. A croire que cela vaut la peine de risquer de voir un Municipal popiste être remplacé par un Municipal de la police UDC. Et cela à quelques heures d’une votation xénophobe. Quel joli signal.

Pourquoi l’extrême gauche fait liste unique en ville de Genève ou Neuchâtel à la Municipalité avec les socialistes et les verts (en plus avec des candidats de solidaritéS !) et à Lausanne ce serait insoutenable politiquement ? La gauche combative est-elle si forte pour se permettre de jouer cavalier seul ?

J’espère juste que ces candidatures sont de la mauvaise blague hivernale. Et que le peuple de gauche, celui qui veut encore voir les choses se transformer ici et maintenant, saura mettre toute son énergie pour unir au lieu de diviser. Et vite, on a pas besoin de cela.

Gaza 1956, la haine plantée…

Gaza 1956

En marge du blocus actuel, le pavé de Joe Sacco, intitulé « Gaza 1956 » nous ramène à un pan méconnu de l’histoire palestinienne. Le dessinateur de cette BD mène son enquête sur le massacre de Palestiniens à Rafah et Khan Younès durant la guerre de Suez. Ces événements ont eu lieu les 3 et 12 novembre 1956. Plus de 400 palestiniens ont été massacrés par l’armée israélienne.

L’enquête de Joe Sacco, car il s’agit d’une vraie enquête minutieuse, a été menée entre 2002 et 2003. Elle vient de sortir pour sauver ces morts des oubliettes de l’histoire. Cette bande dessinée est dense, 400 pages de belle facture. L’auto-dérision de l’enquêteur permet une respiration sur cette suite de tragédies. La haine a été plantée dans les coeurs depuis si longtemps…

Payer au juste prix son alimentation ou son natel ?

Vente directe aux Jardins d'Ouchy

Passionné de souveraineté alimentaire, initiateur de cercles d’agriculture contractuelle dont les célèbres Jardins du Flon , le président des « Jardins d’Ouchy », le conseiller national Josef Zisyadis, a bien voulu répondre à nos questions.

Prometerre infos : Qu’est-ce qui vous pousse, vous parlementaire de gauche, plutôt voué à la défense syndicale, à vous intéresser à l’agriculture et aux agriculteurs ?

Josef Zisyadis : Je suis passionné depuis longtemps par deux questions qui me paraissent essentielles:

1. Le repositionnement de l’économie dans des structures autonomes décentralisées les unes des autres. Donc le développement de l’économie sociale et solidaire.

2. La standardisation de la nourriture et l’uniformisation du goût pour l’ensemble de la population de la planète, avec ce que cela induit comme impérialisme culturel et donc économique.

La communauté qui nous nourrit quotidiennement exige de notre part de la cohérence. Ou nous voulons un avenir préparé par les multinationales agro-alimentaires ou nous voulons une agriculture paysanne.

L’agriculture contractuelle peut-elle jouer un rôle significatif dans le développement du secteur agricole ?

Elle joue un double rôle. Un rôle de rapprochement entre ville et campagne, par la prise en charge décentralisée de processus de vente directe. Elle joue aussi un rôle économique certain par la nature des échanges entre des « consomm’acteurs » et des producteurs. La proximité et la saisonnalité intervient, mais aussi la fixation de prix justes, corrects avec une liberté de proposition du producteur. C’est tout de même un changement complet de perspective, si on y réfléchit bien. Le paysan est payé à l’avance, comme un loyer ; c’est lui qui propose le contenu du panier. Nous mettons en route économiquement un tout autre rapport avec la nourriture. Elle reprend une place centrale dans notre vie.

Il faut miser sur une augmentation de ce type d’initiative, à condition qu’elles restent à taille humaine et qu’elles permettent toujours une autogestion du processus. L’avenir dira si l’agriculture contractuelle prendra une très grande ampleur. En tout cas, les initiatives lancées cartonnent. Si j’avais le temps, j’en lancerais 10 à Lausanne…

Quelle est votre appréciation de la situation de l’agriculture en Suisse aujourd’hui ?

La mondialisation est en train de produire une prise de conscience des limites de la planète, face à l’impérialisme de la techno-science. C’est nouveau et en complète contradiction avec le vieux slogan du développement sans fin.

L’agriculture suisse est à la croisée des chemins : soit elle se bat contre sa liquidation voulue par l’OMC, soit elle redécouvre un fait essentiel : être la communauté nourricière de la Suisse demande de l’ensemble de la société la préservation de son agriculture et la reconnaissance de son statut de service public. Il faut la sortir de la marchandisation généralisée et faire appliquer le principe de souveraineté alimentaire.

Quelles perspectives voyez-vous pour l’agriculture suisse dans les prochaines années ?

La réalité aujourd’hui, c’est que l’alimentation est suffisamment bon marché et que si elle le devient encore plus, c’est pour se soumettre aux diktats des industries multinationales agro-alimentaires. Il n’y a aucune raison d’accepter le futur qu’ils nous préparent: être pauvres et obèses avec une nourriture de mauvaise qualité. Il faut simplement payer au juste prix le travail agricole. Mais pour cela, il faut que les intermédiaires cessent de s’en mettre plein les poches.

L’agriculture suisse avec ses 60.000 exploitations doit être protégée. La Suisse doit se battre pour faire émerger sur la scène internationale le concept de souveraineté alimentaire et sortir l’agriculture du processus de libéralisation. De leur côté, les producteurs doivent tout miser sur la qualité et la promotion de produits authentiques qui parlent aux consommateurs.

Quel regard portez-vous sur l’action de la défense professionnelle agricole en Suisse et dans le canton de Vaud en particulier ?

Nous avons la chance d’avoir, à côté d’un secteur de défense professionnelle «traditionnelle», un syndicalisme combatif et imaginatif lié à Via Campesina . Tout cela fait un cocktail intéressant de défense du monde paysan, notamment dans le canton de Vaud qui garde une perception forte de la campagne. Cependant, les organisations professionnelles doivent redoubler d’effort pour nouer et maintenir des contacts tous azimuts dans les années difficiles qui viennent, afin de faire comprendre que les problèmes du monde paysan sont ceux de l’ensemble de la société.


Les propos complets recueillis par J.-L. Kissling pour Prometerre Infos

Où Abimi nous sert un Lausanne sans pourboire…

Apéro

Daniel Abimi vient de commettre son premier roman. Et c’est un rompol qui se dévore, on ne le lâche plus des mains.

Bien sûr, c’est à cause de Lausanne, me direz-vous… Pas seulement. C’est ciselé comme une classe sociale. Dans ce roman, on ne se mélange pas, sauf au plumard.

L’autre face de Lausanne, pas celle de Lausanne Jardins, de l’éco-quartier, des bobos, qui sentent bon le savon.

Curieusement, ici le "commissaire" Montalbano ou Pepe Carvalho, n’est pas un flic, il est de fait remplacé par un journaliste dans un grand quotidien local. Il mange, il boit aussi, mais que dans des bistrots populaires avec du gros rouge qui tâche fort. Et les mets sont lourds comme l’athmosphère. Lausanne est une vraie ville, mais de province blafarde.

Allez, je ne vous en dit pas plus.

Si: ce roman s’appelle "Le Dernier Echangeur", Daniel Abimi est son auteur et Bernard Campiche, son éditeur.

Daniel Abimi a failli être lauréat du Grand Prix Champignac de 1993 avec la phrase: «Directeur de la Sécurité sociale et de l’environnement depuis quatre ans, le socialiste Pierre Tillmanns a été confronté à une terrible hausse du nombre des chômeurs. Il a mis sur pied de nombreux chantiers d’occupation. Tout en favorisant le recyclage des déchets.» Il s’est rattrapé depuis. Son profil Facebook indique qu’il a visité la ville de Mekele en Ethiopie.

Et pourquoi pas un quorum à 15% ?

trucage vote

Le Conseiller fédéral démissionnaire Pascal Couchepin ne veut pas seulement taxer les malades à 30 frs, il pense aussi taxer les votes inutiles de moins de 5%.

Il fut un temps fort lointain où le parti radical suisse, suite à un quasi coup d’Etat, occupait 7 sièges de conseillers fédéraux sur 7. 1848 est loin, mais il est resté de cette période faste et glorieuse, des démangeaisons de pouvoir absolu. Il est vrai qu’être réduit à 2 ministres et peut-être demain à plus qu’un seul… Pour le grand vieux parti qui a dirigé la Suisse, cela s’apparente à la débâcle du PC de l’Union soviétique.

C’est là qu’intervient la solution du barrage électoral à coup de cuillère à pot: un bon quorum national à 5% pour faire passer l’envie à ces « malades » qui osent encore voter pour des formations dites marginales, régionales et j’en passe. Ah, toujours les mêmes recettes, le bâton à la place de la démocratie.

Le système électoral helvétique est déjà broyeur des minorités politiques avec ses 26 circonscriptions, dont certaines n’ont qu’un seul député. Ainsi la gauche d’opposition qui fait 2% sur le plan national, là où elle ose se présenter, n’a qu’un seul député au lieu de 4. Vive la démocratie. Et certains cantons ont des forces locales sans équivalent dans d’autres Etats cantonaux, il faudrait passer leurs suffrages à la poubelle ?

Les cantons de Zürich, Schaffhouse et Argovie l’ont bien compris en allant dans un sens totalement opposé. Ils ont introduit la vrai proportionnelle ou presque, tout en ayant des circonscriptions-districts. Cela s’appelle le système du double Pukelsheim. Il permet justement la représentation des petits partis. C’est le but de mon initiative parlementaire qui sera discutée bientôt au Parlement. Les Listes Alternatives de Zürich et de Schaffhouse ont renforcé leur présence dans leurs Grands Conseils grâce à ce renforcement démocratique.

Alors, s’il faut mettre un quorum… mettons-le à 15% comme cela le parti radical finira par disparaître… des urnes. Pour les têtes, c’est autre chose.

La gauche est pavée de donneurs de leçons

gauche

A peine lancé, l’Appel pour une vraie force politique alternative de gauche , suscite des commentaires bien intentionnés. Comme d’habitude, les plus proches concernés sont les plus méfiants.

Florilège gourmand:

"Je m’étonne du procédé. A mon avis. c’est irréalisable." dit Jean-Luc Ardite, président du Parti du Travail de Genève

Et oui, désormais, il faut déposer une demande pour pétitionner publiquement…

" Je ne suis pas sûr d’avoir vu dans l’appel lancé qu’ils sont bien anticapitalistes", révèle Jean-Michel Dolivo, de solidaritéS-Vaud.

Dame ! il y a un brevet d’anticapitalisme ? Et il s’acquiert où ?

"De prime abord, c’est plutôt séduisant. Je crains seulement qu’il ne s’agisse d’une agitation sans lendemain plutôt que d’une réelle réflexion politique." déclare avec emphase Alain Bringolf, ancien président du PST-POP

Diable, où est-ce qu’on va avec tous ces agitateurs…

"Je suis prêt à accepter leur rhétorique antisocialiste pavlovienne s’ils sont sérieux" concède Christian Levrat, chef du PSS.

Oups, on ne rigole royalement pas dans ce milieu…

On se demande presque comment la gauche d’opposition existe encore avec tant de donneurs de leçons et de rabatteurs de joie…

Je sais que c’est triste tout cela, mais le train est parti, les signatures s’accumulent, les casseurs d’espoirs ne réussiront peut-être pas à empêcher un mouvement pluriel de naître. Ce n’est pas une course contre la montre, mais une course de sens.

Ah, si toutes ces bonnes âmes, qui ont l’air de connaître leur Capital par coeur, étaient juste un peu animées du merveilleux Manifeste des intellectuels antillais "pour des sociétés post-capitalistes"… On sortirait de passéisme et on entrerait vers le possible.

PS: Bodenmann met le doigt là où ça fait mal…

PS

La lettre ouverte de Peter Bodenmann, ancien président du PSS, à Christian Levrat met le doigt sur les récentes défaites successives des sociaux-démocrates suisses.

La direction du PSS se démène pour se montrer la plus compétente, la plus rapide, la plus efficace dans les solutions à la crise. Des plateaux médiatiques de choix sont servis à cet effet, mais rien n’y fait. La crise ne dope pas le PS. Bien, au contraire, ce sont encore et encore, les Verts et l’UDC qui continuent leur lent grignotage.

Bodenmann a raison de mettre en cause la stupidité de la défense du secret bancaire et la politique environnementale ridicule poursuivie par le PSS au Conseil fédéral. Sans parler de l’envoi de troupes suisses à l’étranger.

Il reste cependant l’essentiel, la ligne totalement sociale-libérale poursuivie derrière les effets de manche médiatique. Pourquoi choisir le PSS sur le marché électoral, si d’autres remplissent à merveille ses parts de programme ?

Politique sécuritaire ? Ils cliquent sur UDC
Anti-militarisme de base, pacifisme, ils cliquent sur les Verts
Ecologie ? ils cliquent sur les Verts
Refus du secret bancaire ? ils cliquent sur les Verts

Pourquoi choisir la copie à l’original ? Pour l’instant, élections après élections, ce sont les courants de fond observés.

Et ils sont déterminés largement par le fait que le PS est un parti du système, intégré au consensus politique, adaptateur de politique sociale-libérale, participant actif à un gouvernement de droite et d’extrême-droite.

Tout le reste n’est que gesticulations pour la galerie. Lorsque les gens veulent voter anti-système au coeur de cette crise financière et de valeurs, ils choisissent Verts ou UDC. cela fait mal, mais c’est ainsi.

Et la gauche de la gauche dans tout cela ? Absente, nationalement inexistante, enfermée dans son sectarisme d’organisation. Au moment où tous les remises en questions fondamentales du système capitaliste reviennent sur le devant de la scène, la gauche alternative et d’opposition se met aux abonnés absents, sans aucune volonté de travail unitaire comme « Die Linke » en Allemagne ou le « Front de Gauche » en France.

Il n’est cependant pas impossible que de ce désastre de perspectives, sorte quelques propositions qui redonnent de la voix à une Gauche anti-libérale… Urgence, il y a, encore faut-il avoir envie de la porter dans les milieux populaires.

Ambassadeur d’Israel : retour à la case départ !

solidarité Gaza

L’intrusion médiatique de l’ambassadeur d’Israël à Berne et ses attaques contre la Suisse ne sont ni anodines ni fortuites. Elles correspondent exactement à la stratégie définie par cet Etat voyou en guerre contre tout un peuple.

Il n’est pas courant qu’un ambassadeur d’un pays tiers se permette des critiques d’une telle virulence à l’égard de la politique étrangères d’un pays dont il est l’hôte. En s’introduisant dans les affaires intérieures de la Suisse, Israel cherche à déstabiliser la politique étrangère suisse, c’est-à-dire à l’empêcher de maintenir son aide humanitaire et de coopération à Gaza, de discuter avec toutes les parties en présence, notamment le Hamas.

Connaissant parfaitement les faiblesses du Conseil fédéral, l’ambassadeur d’Israel cherche de fait à paralyser une action jusqu’ici correcte sur le plan humanitaire.

Ce n’est enfin pas fortuit, d’intervenir dans les journaux suisses, au lendemain d’une mobilisation importante de solidarité en faveur du peuple palestinien (7000 personnes à Berne !). Il s’agit tout simplement de réduire à néant le dégoût qu’inspire la politique militaire israélienne. En fin politique, Ilan Elgar a choisi de battre le fer quand il est chaud, pour empêcher la montée de la solidarité.

Il n’y a qu’une issue à ce colonisateur de nos pensées et de nos actes politiques: il faut le renvoyer dans pays, pour lui remettre les idées en place. Et lui apprendre son travail de diplomate.

Pas besoin d’être Chavez pour le faire, il faut juste un peu de courage.

La table du Traité était un tapis volant

Table traité Lausanne

Etrange destin de table, que celle du Traité de Lausanne du 24 juillet 1923. Autour d’elle, s’étaient assis des Grecs, des Turcs, des Serbes, des Croates, des Slovènes, des Roumains et les grandes puissances de l’époque. Les Kurdes et les Arméniens y furent absents… et pour cause.

La table était propriété de l’Etat de Vaud (canton suisse dont la capitale est Lausanne), jusqu’à ce qu’un voyage présidentiel suisse tout récent en Turquie modifie cette propriété soudainement en propriété confédérale.

Le Canton de Vaud, qui devait être fier de posséder cette table historique, comme d’ailleurs de posséder (indirectement) le Château d’Ouchy, où une plaque commémorative y est apposée, s’est débarrassé de cet encombrant objet, sans sourciller.

Et voilà, la table du Traité, partie pour la Turquie, en cadeau officiel pour « consolider les relations » entre la Suisse et la Turquie.

C’est ce que la Suisse appelle la diplomatie active. Lorsqu’on signe un traité dans notre cher pays neutre, quelques années plus tard, les éléments symboliques de ce traité vont donc se retrouver chez l’un des partenaires de ce traité. A choix. En fonction des intérêts du moment.

Notre Ministre des affaires étrangères appelle cela « un contexte muséographique ». Nous, nous appelons cela de la politique du tapis volant… ou volé aux habitants de notre pays qui ont accueillis cette conférence internationale.

Et ne vous demandez pas pourquoi des Arméniens ou des Kurdes la trouvent saumâtre cette politique sélective sans respects pour les symboles les plus élémentaires…