Lombricomposteur: et si les Municipalités subventionnaient plutôt que de taxer ?

lombricomposteur

A force de vouloir forcer toute la population à passer par la taxe poubelle, on perd de vue qu’il y a bien d’autres moyens de diminuer le contenu  de ses poubelles.

Evidemment, il faut y mettre du sien. Evidemment, il faudrait une aide communale (on le fait bien pour des vélos électriques…).

Pour ma part, cela fait quelques mois que je vis le lombricompostage au quotidien. Et bien, cela vous change la vie ! Et c’est sympa un lombric, passé la première semaine de répulsion infondée.

D’abord, cela diminue le contenu des sacs à ordures ménagères. Ensuite, cela éduque les enfants à l’élimination naturelle des déchets. Enfin, c’est du compost sur son balcon pour les plantations, sans parler du jus de lombric comme engrais naturel.

Alors, cela vous dit de réduire de 40 à 50 % le contenu de votre poubelle ?

Figurez-vous qu’en fonction de la grandeur des ménages, les vers peuvent produire pour vous jusqu’à 45 kg de lombricompost par an. En effet, les lombrics travaillent jour et nuit au recyclage de vos déchets organiques, sans odeur ou saleté.

Alors les Municipalités, les conseils communaux si soucieux de « développement durable » ? A quand un chèque de 300 frs pour chaque citoyen qui achète un lombricopost ? C’est trop demander ?

Taxe Tobin: le niet du Conseil fédéral

Tobin

Il y a quelques semaines, j’ai proposé au Conseil fédéral de faire de la taxation mondiale sur les opérations financières, un axe fort de sa politique économique internationale.

L’idée de cette taxe émise pour la première fois dans les années 1970 par James Tobin, prix Nobel d’économie est aujourd’hui largement relancée sur le plan international, y compris par des gouvernements, suite à l’effondrement des marchés financiers.

L’explosion des déficits publics va handicaper les générations futures. Malgré cela, les marchés financiers ont pu tirer avantage de tous les sauvetages gouvernementaux, puisque ce secteur a été largement soutenu par des injections de capitaux, des garanties, des apports de liquidités.

Tout cela exige de nouvelles formes de financement et de répartition du fardeau fiscal. Il ne s’agit pas seulement de régulation, mais de nouvelle répartition de la fiscalité. Dans ce contexte, une taxe mondiale sur les opérations financières devient d’une absolue nécessité.

Grande surprise, le Conseil fédéral nous répond qu’il suit les discussions. Bravo, ça c’est un Gouvernement. Comme pour le secret bancaire, comme pour les accords de double imposition, comme pour l’évasion fiscale, comme pour la soustraction fiscale, le Conseil fédéral est d’abord à la botte de banques et de leurs intérêts immédiats. Ce sera donc non à la proposition de la taxe Tobin

Sa stratégie suicidaire pour l’ensemble de la population du pays est de dire niet jusqu’à cela devienne intenable sur le plan international. Circulez, il n’y a rien à voir…

Et perle de l’intelligence politique: « L’introduction d’une telle taxation supposerait un cadre réglementaire mondial aisément applicable. Pour l’instant cependant, les conditions nécessaires de même que le consensus requis font défaut. Pour ces raisons, le Conseil fédéral n’est pas prêt à s’engager en faveur d’une taxe sur les transactions financières internationales. »

Au secours, ce Gouvernement est un danger public.