Permanence publique: au revoir le 24 juin

parait qu'le josef

Depuis 20 ans, je tiens une permanence publique de député. Je l’ai faite comme une sorte de devoir envers ceux et celles qui m’ont élu, comme envers ceux qui ne l’ont pas fait. Un devoir républicain, une médiation hebdomadaire citoyenne.

Cette table ronde de la Pizzeria « Le Boccalino » (76, Avenue d’Ouchy, Lausanne, Métro Ouchy) a vu passer pas mal de monde. Des amis, des désespérés, des cassés de la société, des militants fidèles, des opposants qui voulaient toucher la main du coco. Ce fut une expérience personnelle d’amitié et de compagnonnage extraordinaire.

Je ne sais si j’ai pu aider les uns et les autres… Mais je tiens à dire merci à tous ceux et celles qui ont fait le passage par Ouchy. Car, c’est le moment de dire « au revoir ».

Venez prendre le verre de l’amitié vendredi 24 juin de 18-19H. Il y aura Serge Guidoux, le pêcheur d’Ouchy avec quelques féras fumées, un peu de chasselas de la Ville de Lausanne et des accolades.

Une initiative parlementaire contre les doubles mandats

Ils sont touchants. Ils dégoulinent de bienveillance et de réflexions bien senties, sans arrières pensées… Ils ? Mais les libéraux écoeurés, les femmes radicales outrées, les socialistes effarouchés, les verts rouges de honte, les journalistes commerciaux avec la bouche en coeur…

On dirait qu’ils ont tous votés POP ! C’est tout de même fou pour un parti qui a fait moins de 5%, d’avoir autant de gens qui ont des avis sur son avenir, sa tactique, sur ses choix, sur son partage des tâches.

Allez, allez, vous allez finir par nous faire verser des larmes de crocodiles. Nous savons tous que vous avez votés Huguenin ou Zisyadis en cachette…

Mais comme toutes vos réflexions sur les doubles mandats, sur les désistements, la lourdeur des tâches sont décidément passionnantes et convaincantes, je vais déposer le 3 décembre à Berne une initiative parlementaire qui aura les objectifs suivants:

* interdiction des doubles mandats à tous les niveaux électifs
* interdiction de se présenter à plusieurs élections le même jour (Conseil des Etats et Conseil national en même temps par exemple)
* déclaration préalable des candidats sur le mandat qu’ils vont choisir en cas d’élection (par exemple un conseiller d’Etat qui devient en plus conseiller aux Etats ou un maire qui devient en plus conseiller national par exemple)

Vous m’avez convaincu. Vos remarques et vos critiques envers le POP étaient justes, louables, désintéressées. C’est pour la démocratie que vous l’avez fait. Nous serons ainsi tous à la même enseigne, les compteurs à zéro.

Je n’ai donc aucun doute que vous allez soutenir et signer cette initiative parlementaire. Vous avez eu raison de ne pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages.

Je suis heureux !

Ce matin, un moment historique et émouvant a été vécu lors… d’une commission du Parlement vaudois (oui, c’est possible !).

Le droit de vote et d’éligibilité pour les étrangers a été accepté par 6 voix contre 5. Cette initiative constitutionnelle, je l’ai déposée fin juin.

Il reste certes à passer encore le cap du Parlement en novembre, puis le vote populaire. Mais tout de même, en pleine campagne xénophobe de l’UDC… c’est une victoire que je savoure et qui me heureux pour les milliers d’hommes et de femmes qui ont tant contribué par leur travail à ce coin de pays.

Un peu de reconnaissance et de tendresse démocratique dans ce monde de brute.

Conseil des Etats: la gauche a un tournant ?

Il n’y a pas que le pari de la droite qui est risqué avec l’élimination de la composante du parti libéral dès les 1er tour et le choix préférentiel du radicalisme de s’allier avec la droite blochérienne.

A gauche, la multiplication des candidatures (6 !) cache un autre enjeu non moins décisif: les Verts brûleront-ils la politesse au PS en le dépassant pour la première fois dans cette échéance difficile pour une « gauche » minoritaire au vu des élections cantonales toutes récentes.

Il y a 4 ans en 2003, la radicale Langenberger était arrivée en tête avec 29.8 % des voix, suivie du libéral Ruey avec 26.6 % et l’UDC de Bugnon se voyait gratifiée de 19,8 %.

A gauche, Michel Béguelin faisait un score de 24,6 %, score conforme au PS et loin devant les deux Verts de l’époque (Ménetrey à 12,7 % et Recordon à 12 %). Le POP se retrouvait juste derrière avec Zisyadis à 11,3% et Huguenin à 8,7%.

Comme l’appétit vient en mangeant, il semble que les Verts tentent de jouer avec le feu. Ils espèrent dépasser les socialistes ou pour le moins forcer la gauche dans son ensemble à vouloir un ticket genre « tripes à la neuchâteloise », soit un ticket vert-PS.

Là où le bât blesse, c’est que cette stratégie louable cache un autre enjeu somme toute inquiétant pour la gauche: devenir le 1er parti à gauche et éjecter les socialistes du Sénat.

Afin que les choses soient dites: en cas de ticket Savary-Recordon pour le 2ème tour, l’électorat bourgeois fera ce qu’il a toujours fait dans ce cas de figure: il choisira le nouveau centriste vert Recordon. Comme lors de l’élection au Conseil d’Etat vaudois… où les l’électorat bourgeois a bien choisi de faire la peau du popiste au profit du vert.

Cependant, il faudra juste, avant de choisir cette stratégie d’un double ticket PS-Vert, prendre en compte l’électorat qui se reportera au 1er tour sur le POP et A Gauche toute !

Pas sûr que cette électorat se laisse amadouer par des opérations de recomposition centriste qui finiront par éjecter la gauche du 2ème tour.

Clairement: mieux vaut une candidature unique de la gauche avec toutes les ambigüités que cela peut comporter, plutôt qu’un doublet qui va jeter aux oubliettes pour 4 ans les préoccupations sociales de la gauche.

On ne l’avait pas dit ?

Ce matin, je me suis souvenu que pendant la campagne électorale du canton de Vaud de mars 2007, j’avais soutenu que la droite vaudoise, si elle gagnait, allait:

1. Relever le taux hypothécaire de la BCV
2. Liquider UNICIBLE en le refilant hors du canton
3. Poursuivre la privatisation du Service des Autos

Bizarre. Elle l’a fait.

Il y a une différence entre la droite et la gauche quand elle vient au pouvoir… Son programme, elle le réalise, elle.

Et dire que des citoyens me disaient que j’exagérais encore.

Le Conseiller Rochat ne se prend pas pour la queue de la poire…

Lors de la semaine passée dans le cadre de la caravane électorale: deux visites, deux attitudes. Centre d’enregistrement des Réfugiés de Vallorbe, le directeur Philippe Hengy reçoit le syndicaliste Gérard Forster, le candidat AGT Jean-Baptiste Blanc et moi-même, avec un plaisir non dissimulé. En deux jours, lettre de confirmation, disponibilité, ouverture d’esprit. Hélène Küng, l’aumonière que nous connaissons bien nous consacre un instant dans ses locaux.

CERA Kung

Le lendemain, la visite au pénitencier de Bochuz a failli ne pas avoir lieu… Téléphones sur téléphones, pour obtenir un petit moment de prise de connaissance de la situation pénitentiaire. Quoi de plus normal pour un candidat au Gouvernement et de plus ancien chef du département responsable de la politique pénitentiaire…

Eh bien non ! Il a fallu pousser des hauts cris. Diable, en haut lieu, le libéral veille: pas de libéralités ! Tout le pompeux caporalisme vaudois empesé, mité, se met en marche avec une de ces lettres dont le notabilisme vaudois a le secret. Que voulez-vous Monsieur le libéral Conseiller d’Etat Rochat ne se prend pas pour n’importe qui, on ne lui la fait pas à lui, il gouverne encore pour 5 mois et sait le montrer à qui mieux mieux… Lisez plus bas et vous compâtirez…

Entretemps, la rencontre a eu lieu avec la direction sur place. Elle fut de qualité et d’écoute mutuelle. Comme quoi, hors des sentiers qui ont mené ce canton a tant de dégâts, les hommes et les femmes peuvent communiquer tout simplement. Vivement que cela change !

Quant à la confidentialité des informations reçues, je peux confirmer qu’aucun dirigeant de Swissair n’est en tôle à Bochuz…

Lettre Rochat à Z

Couscous au brochet

Découvert le brochet autrement qu’en quenelle ou à  la crème. Simplement grillé à  l’unilatéral 3 minutes avec du gros sel marin sur un côté et un peu de piment d’espelette. Une merveille ! La chair est tendre. Placée sur un lit de couscous avec un bouillon de légumes (carottes, fenouil), cette sorte d’escalope du lac prend une dimension exotique inconnue.

Serge Guidoux, le pêcheur d’Ouchy avait donc raison: laisse tomber les filets de perche avant Noël et prends du brochet ou de la lotte.

Tiens, il faudra que je me renseigne ce qu’est devenu mon postulat accepté en 2002 à  Berne, obligeant la déclaration du pays d’origine du poisson dans les restaurants…

A côté de la plaque

15 novembre, perdu ou me suis fait voler ma plaque avant de bagnole… Un mois, un mois (!) après, une nouvelle plaque de remplacement arrive à  ma poste de quartier d’Ouchy (encore une poste qu’on a réussi à  conserver avec la mobilisation populaire). Voilà  du service public comme j’aime ! Pas besoin de chercher loin l’explication. Depuis que le Conseiller d’Etat libéral Rochat a repris le Département avec son service de l’automobile (SAN), il s’évertue à  soutenir un chef de service dont le seul but est de devenir calife à  la place du calife lorsque le SAN sera privatisé. Et il dégrade, il dégrade tant qu’îl peut pour faire monter le mécontentement. C’est tellement plus simple de privatiser lorsque la grogne populaire est à  son comble. Encore les empoyés qui vont casquer pour des incapables.

Les portes du pénitencier

Alors Johnny veut se réfugier en Suisse… Décidemment, on est un pôle d’attraction très particulier. Casino A ? casino B ? Surtout vache à  lait pour des pékins qui se délocalisent tout le temps n’importe où cela rapporte. Moralement inadmissible bien sûr, mais surtout cela accroît le sentiment anti-fiscal dans la population. Payer des impôts lorsqu’on est salarié ou petit indépendant ? Se saigner alors que des riches fortunés étrangers sont taxés au train de vie comme le patron multimilliardaire d’Ikea et qu’ils échappent à  l’équité fiscale ? En définitive, c’est nous citoyens qui sommes les subventionneurs de ces globalisés. Pendant qu’ils se la jouent, nous, on paient… et on lutte pour maintenir notre service public, qui est tout de même notre revenu social garanti. Enfin, nous, pour les modestes, j’entends.