Gamin, ouvre les yeux !

AL SH

« Lappi tue d’Augen uf ! » cette injonction figure sur le bas-relief de la Porte de Souabe, l’ancienne limite nord de Schaffhouse qui donne sur l’Allemagne.

C’est aussi le titre du journal des alternatifs du canton. Le canard cultive son indépendance, il tape dans le tas du bouillon local. En quelques années, il est devenu avec intelligence et ouverture, une presse de critiques et d’opposition, tout en étant profondément immergé dans le terreau local.

AL (Alternative Linke/ La Gauche) Schaffhouse ne manque pas d’étonner. Dans un canton profondément conservateur, AL a désormais un groupe au Grand Conseil (5 sièges sur 60) et un groupe au Conseil de Ville (4 sur 36). D’élections en élections, il grapille des pourcentages. Ouverts, non dogmatiques, bien implantés chez les jeunes, unitaires, bon vivants dans la vie quotidienne, ses militants devraient être plus suivis par Les Gauches de tout le pays…

Le week-end dernier, AL a réussi à faire passer son initiative cantonale pour le maintien des subsides à l’assurance maladie avec 53%. Un succès de plus.

Dans une période plutôt difficile pour les forces de la gauche d’opposition en Suisse, Alternative Linke indique quelques pistes à suivre pour retrouver une assise nationale qui manque face à une lente dérive à droite de toutes les forces politiques (PS et Verts compris).

Le droit à l’alimentation, c’est pas de la tarte

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Lorsqu’on parler de manger, immédiatement certains nous rabaissent au stade de « consommateurs alimentaires ». C’est réduire l’alimentation à des questions d’achats et de ventes. Ils oublient juste la notion de plaisir.

Nous voulons devenir des co-producteurs actifs de la communauté qui nous nourrit tous les jours. Parce que nous la respectons et nous voulons qu’elle vive. Si nous aimons les produits qui sont « bons, justes et propres », c’est pour se rappeler que « manger est un acte agricole »

Dès cette année, La Semaine suisse du Goût et Slow Food Suisse ont décidé une mise en réseau. C’est le résultat de valeurs communes partagées.

Car l’alimentation, c’est avant tout la joie. Le fait de se retrouver autour d’une table ne sert pas uniquement au partage de la nourriture, mais favorise aussi le dialogue, l’éducation permanente et le plaisir de la vie en société.

Nous voulons rendre à l’alimentation la valeur centrale qu’elle a perdu dans la vie quotidienne. Il dépend de nous que le droit à l’alimentation devienne un droit primordial de l’humanité.

La Semaine du Goût est née de la volonté de faire vivre un patrimoine culinaire. Si nous n’y prenons garde, tous ces petits savoirs qui se transmettaient de génération en génération, vont disparaître avec l’industrialisation de la nourriture.

La Semaine suisse du Goût a rassemblé une belle semaine 2012. Des milliers de personnes se préparent dans tout le pays pour vous offrir des rencontres autour du goût.

Prendre le temps de cette convivialité autour de la table, c’est tout simplement nous recentrer sur de vrais valeurs.

Appel de soutien à SYRIZA et au peuple grec

All greeks

La percée politique de SYRIZA et la perspective des élections du 17 juin fait peur aux marchés financiers et aux dirigeants de l’Union Européenne.

Mais pour nous c’est le début d’une alternative à la crise sans fin, en Grèce comme ailleurs en Europe!

Nous devons apporter notre soutien à SYRIZA et au peuple grec.

La Troïka veut réduire le modèle social européen à néant et instaurer la dictature des marchés financiers au nom de « l’équilibre budgétaire », du « sauvetage de l’euro » ou de la « réduction de la dette ». C’est pourquoi nous disons: tous derrière le peuple grec et la campagne de SYRIZA afin d’imposer une première défaite à la Troïka! L’enjeu est important: soit la politique d’austérité permanente est rejetée par une majorité de la population grecque, soit la pauvreté et le chômage augmenteront encore davantage en Grèce comme ailleurs – non seulement au Portugal, en Espagne en Irlande mais aussi en Suisse, notamment comme plaque tournante de la prédation capitaliste au niveau mondial par sa politique fiscale complaisante aux multinationales, sociétés de négoce international.

Pourtant, des alternatives existent comme l’illustre clairement la plateforme de SYRIZA: arrêt des mesures d’austérité incessantes qui asphyxient l’économie, annulation de la dette “illégitime” qui enrichit les spéculateurs tout en appauvrissant la société; réforme de la BCE et du secteur financier ; réforme fiscale profonde afin de taxer les plus riches.

Par notre signature, nous voulons dire que nos destins et nos luttes sont liés. L’Europe démocratique, sociale et solidaire ne verra le jour que par notre mobilisation commune par-delà les frontières.


Premiers signataires :
Walter Angst, Gemeinderat, Alternative Liste, Zürich; Maryelle Budry, conseillère municipale A Gauche Toute, Carouge ; Claude Calame, Directeur d’études Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris et Lausanne ; Frédéric Charpié, secrétaire national La Gauche, Les Reussilles ; Pascal Holenweg, Conseiller Municipal PS, Genève ; Marianne Huguenin, Maire de Renens ; Florian Keller, secrétaire syndical, Député, Schaffhouse ; Jean-Pierre Kohler, député-suppléant, Delémont ; Rémy Pagani, Maire de Genève ; Anne Papilloud, syndicaliste et députée, Prilly ; Catherine Roulet, députée Les Verts, Le Mont-sur-Lausanne ; Marc Vuilleumier, Municipal, Lausanne ; Cédric Wermuth, Conseiller national PS, Aargau ; Jean Ziegler, Vice-président du Comité Consultatif du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies, Genève ; Josef Zisyadis, théologien, Lausanne ;

Signataires : Guido Albertelli, maître de gymnase, Lausanne ; Mireille Aubert, enseignante et députée PS, Bussigny-près-Lausanne ; Jacques Badoux, retraité, Echichens ; Ariane Bailat, Genève ; Catherine Balguerie-Bais, ingénieur territorial ; Christophe Barbey, juriste, Genève ; Michel Baud, ingénieur, Lausanne ; Carlo Baumgartner, Meyrin ; Jérôme Béguin, journaliste à Gauchebdo, Genève ; Bernard Borel, pédiatre FMH, Aigle ; Alain Bottarelli, opérateur culture, Lausanne ; Claire Bozonet, retraitée, Genève ; Olivier Briand, formateur et assistant social, Chavornay ; Matthias Bürcher, cinéaste, Lausanne ; Domenico Carli, metteur en scène, Lausanne ; Stefania Carriero, assistante technico-commerciale, Villars-sur-Glâne ; Marion Castelnau-Rouillard ; Raymond Chabert ; Patrice Charpentier, éducateur ; Sébastien Chazaud, historien, Genève ; Luc Chessex, photographe, Lausanne ; Camelia Cioara, étudiante, Nyon ; Bruno Clément, homme de théâtre, Genève ; Enrique Crema, tuteur, Lausanne ; François Curty, retraité, Genève ; Eric Decarro, syndicaliste, Genève ; Claude Desimoni, enseignant retraité, Savigny ; Sonia Desplos, secrétaire, Sainte-Croix ; Erica Deuber Ziegler, historienne de l’art, Russin, Marianne Ebel, solidaritéS, Neuchâtel ; Dr. Willi Egloff, avocat, Berne ; Fabrizia Falco, Laborantine, Genève ; Sylvie Favre, enseignante, Tramelan ; Michel Favre, enseignant retraité, Tramelan ; Caroline Finkelstein, fonctionnaire international, Tannay ; Nathan Finkelstein, ingénieur en électronique, Tannay ; Claudine Fischer, intervenante coach socio-éducative, Payerne ; Anne Fouradoulas, historienne, Fribourg ; Giovanni Galli, psicologo, psicopedagogista, Muralto ; Anouar Gharbi, président Droit pour Tous, Genève ; Yves Giroud, dessinateur de presse, Epalinges ; Gilles Godinat médecin, Genève ; Diego Gómez, travailleur social, Bienne ; Catherine Hardtke ; Frédéric Hausammann, enseignant, Lausanne ; Béat Hirsbrunner, professeur, Fribourg ; Anna Maria Hofer Familientherapeutin, ex-Gross und Stadträtin; Pascale Hoffmeyer, Ludothécaire, Saint-Brais ; Mike Hoffman, Directeur du CSR-ARASPE, Lausanne ; Dominique Isperian, Martigny ; Cathy Jobin, secrétaire, Saxon ; Anne-Marie Krauss, politologue, Lausanne ; Danaé Sophie Liaropoulou, étudiante ; Philippe Maillard, politologue, Lausanne ; Michèle Maillard, photographe, Lausanne ; Janine Massard, écrivaine, Pully ; Marco Medici, Vorstand Alternative Liste, Zürich ; Jean-Marie Meilland, enseignant en philosophie, Martigny ; Jérôme Meizoz, écrivain, Lausanne ; Ana Millet, employée de banque, Prangins ; Thérèse Moreau, écrivaine, Pully ; Patrick Morier-Genoud, journaliste, Echallens ; Claude Mudry ; Claude Muret, scénariste, Lausanne ; Luca Notari, éditeur, Genève ; Pierre-Yves Oppikofer, syndicaliste, Lausanne ; Magali Orsini, expert-comptable, Genève ; Olivier Peter, juriste, Genève ; Pierre Pittet, président CJP (Association des citoyens pour la Justice), Genève ; Anne-Lise Pletscher, retraitée de l’enseignement, Lausanne ; Jean-Louis Porchet, producteur cinéma, Lausanne ; Maurice Rey, psychiatre et psychanalyste, Genève ; Michel Rodde, auteur réalisateur, Neuchâtel ; Walter Rosselli, traducteur indépendant, Saxon ; Jacques Silberstein, Neuchâtel ; Dimitri Simos, étudiant EPFL, Pully ; Andrienne Soutter, enseignante, Genève ; Verena Strauss, infirmière retraitée, Genolier ; Pierre Strauss, pasteur retraité, Genolier ; Willy Streckeisen, Lussy-sur-Morges ; Anna Thélin-Mavris, Gianfranco Thélin-Mavris ; Michel Thévoz, professeur honoraire Unil, Lausanne ; Philippe Thonney, comédien Lausanne ; Jean-Jacques Tschumi, dentiste, Corbeyrier ; Felipe Valenz, ingénieur informaticien EPFL, Lausanne ; Maria Vamvouri Ruffy, enseignante, Lausanne ; Andreas Ventouras, spécialiste en investissement, comédien, Genève ; Frédérique Vouga, Lausanne ; Henri Vuilliomenet, solidaritéS, Neuchâtel ; Niels Wehrspann, graphiste, Lausanne ; Aurélie Wydler, enseignante, Lausanne ; Christine Wyss, travailleuse sociale, Neuchâtel ; Marlyse Zanetti, auxiliaire polyvalente retraitée (soins à domicile), Yverdon-les-Bains ; Roger Zanetti (Zaneth), ingénieur ETS, Yverdon-les-Bains ; Gaétan Zurkinden, secretaire SSP, Fribourg; La Gauche – Alternative Linke – La Sinistra.

« Les enfants de l’euro » d’Isabelle Guisan

Livre Guisan

Isabelle Guisan, journaliste et écrivain nous livre la réalité vécue de la crise grecque au travers de quatorze destinées.

Bien avant que les Indignés n’occupent les places, les jeunes Grecs manifestaient déjà leur colère contre la classe politique et l’obligation de choisir entre un avenir à 600 euros ou émigrer vers
nulle part.

Isabelle Guisan est partie avec les photographes Nelly Rodriguez et Alexis Voelin à leur rencontre dès le mois de février 2011 en se laissant guider par l’actualité, par le hasard aussi, pour esquisser quelques
portraits en textes et images.

La Grèce parlait d’ériger un grillage sur le fleuve Evros qui la sépare de la Turquie ? Ils sont allés voir sur place, dans la petite ville frontière d’Orestiada. Ils se sont rendus aussi à Xanthi et dans la vallée des Pomaks, en Thrace toujours, pour découvrir des jeunes appartenant à la minorité musulmane.

Puis des Grecs et des enfants d’immigrés vivant sur deux Cyclades, Paros et Kéa.

Enfin Athènes bien sûr. Sans oublier des jeunes Grecs venus étudier et travailler en Suisse…»

On redécouvre une vérité première: une crise, c’est tout d’abord un ensemble de parcours humains. Hôtelière, chauffeur de taxi, militant homosexuel, insulaire, musicien, émigré: chacun de ces destins, magnifiquement dépeints par la parole et l’image, nous en dit plus long sur la réalité grecque d’aujourd’hui que toutes les analyses de presse.

Sa sortie est prévue mi-novembre. A lire le coeur serré.

Tunisie: une délégation suisse à la rencontre de la révolution de l’espoir

Révolution de l'espoir

Les Tunisiens peuvent être fiers de leur révolution. Ils ont fait partir un dictateur, mais la révolution ne fait que commencer pour mettre en place une société libre et démocratique.

Cette révolution démocratique aura des répercussions dans l’ensemble du monde, non seulement arabe, mais aussi auprès de ceux et celles qui souhaitent des sociétés justes et démocratiques.

Une délégation suisse composée de parlementaires et de militants engagés pour les droits de l’homme ira à la rencontre de la société civile en mouvement de Tunisie du 29 au 31 janvier 2011.

L’objectif de cette délégation est d’exprimer la solidarité et le soutien de notre pays avec la population tunisienne. Il est aussi de rencontrer tous les acteurs politiques, syndicaux et associatifs, qui préparent la Tunisie démocratique de demain.

La délégation suisse en Tunisie :

• Antonio Hodgers , Député au Parlement suisse, Président du groupe parlementaire des Verts
• Josef Zisyadis, Député au Parlement suisse, La Gauche
• Lydia Schneider Hausser, Députée au Grand Conseil (GE), PS
• Michel Bühler, Chanteur / artiste
• Ridha Ajmi, Avocat qui a déposé la plainte pour geler les avoirs des familles Ben Ali – Trabelsi , de retour au pays après 19 ans
• Anouar Gharbi, Coordinateur du comité Suisse de soutien au peuple Tunisien, de retour au pays après 20 ans
• Plusieurs défenseurs de droits de l’homme et exilés qui rentrent au pays pour la première fois depuis plusieurs années

Marinaleda, mon amour… de zéro chômage

Marinelda

Marinaleda est une petite ville de la province de Séville. 2670 habitants. Depuis 1979, elle est gouvernée par la Gauche Unie. Deux points forts: réquisition des terres et zéro chômage.

Une fois n’est pas coutume, c’est dans le New York Times, que cette nouvelle est apparue… Juan Manuel Sanchez Gordillo est le Maire de cette petite ville andalouse de Marinaleda. Curieusement, depuis 1979, soit 7 scrutins populaires, une équipe municipale de la Gauche Unie (Izquierda Unida), essentiellement issue du courant libertaire CUT (Collectif Unité des Travailleurs) travaille pour ses habitants dans une perspective des intérêts populaires. Oui, cela existe…

Juan

Toutes les questions (impôts, logement, emploi, agriculture) sont soumises au référendum populaire d’une landsgemeinde locale.

Mais l’intérêt est aussi ailleurs dans la question de l’emploi et du logement. La Mairie a confisqué 1200 hectares en friche, il y a quelques dizaines d’années. Il a simplement appliqué le principe « la terre appartient à ceux qui l’exploitent ». Il en a profité pour créer une coopérative populaire de conserves d’artichauts, de poivrons et de légumes. Une coopérative qui ne distribue pas de bénéfices… mais pour créer des emplois. D’ailleurs dans la ville, il n’y a aucun chômeur, car toute la politique municipale est d’appliquer le principe du droit au travail. Et c’est possible aussi parce que le salaire de chacun sur le territoire communal est limité de 1 à deux !

Concernant le droit au logement, la Mairie aide à construire des maisons à 15 euros pour tous. Avec des architectes municipaux, avec des terrains gratuits mis en droit de superficie, et des matériaux pour l’auto-construction.

Salut à toi Juan Manuel et ton collectif ! Quel plaisir d’avoir encore sur cette planète des hommes et des femmes valeureux et conséquents…

Ah, une dernière info: il n’y a aucun policier dans cette ville. Il y en avait un, mais il a été supprimé, il ne servait à rien…

J’ai envoyé une invitation à ce Maire-camarade pour qu’il vienne nous présenter sa pratique municipale en Suisse. A suivre.

Le goût fait de la résistance

Dégustation enfants 2

9ème édition pour la Semaine du Goût. Du 17 au 27 septembre, dans toute la Suisse, 1300 événements chez les producteurs, les écoles, dans les rues. La souveraineté alimentaire pointe son nez.

Parti d’une histoire de copain, la Semaine suisse du Goût est en train de prendre ampleur inattendue. Derrière les temps forts prévus, comme Delémont, Ville du Goût 2009 ou la personnalité de la vigneronne Marie-Thérèse Chappaz, Marraine de l’édition 2009, il y a une démarche associative pour promouvoir de nouvelles valeurs.

Derrière chaque produit consommé, nous oublions tous qu’il y a des hommes et des femmes. Le processus d’industrialisation de l’alimentation fait aussi disparaître le lien entre l’humain et la nature. Il s’agit donc de retisser des liens de plaisir et de curiosité: de la graine que l’on plante et qui donne un légume ou une salade quelques mois plus tard à l’artisanat de quartier ou de région qui permet de comprendre la fabrication d’un fromage ou d’une saucisse… L’objectif est de faire prendre conscience du lien fondamental entre souveraineté alimentaire et culture du goût.

Nous sommes face à un problème fondamental: celui de la mondialisation de l’alimentation et la destruction des patrimoines culinaires. La Semaine du Goût a le mérite de s’interroger sur notre alimentation par la mise en oeuvre de nouvelles valeurs: retour à la simplicité culinaire, à une traçabilité, à une relation de confiance avec les producteurs, bref à une économie locale à l’opposé des habitudes alimentaires de destruction du plaisir de manger.

1300 événements pour cette édition 2009, 1300 temps forts de résistance du goût…

Mea culpa: les croissants du M2 seront fait à Zürich et cela change tout…

émotion de croissant Hiestand

J’ai tiré trop vite. J’avais cru les premières infos d’un grand quotidien vaudois.

Dans le M2, ce ne sera pas la boulangerie française Paul, et les baguettes ne viendrons pas de Nantes. Mea culpa donc, mais le problème fondamental reste. il est peut-être plus grave que ce que j’avais imaginé:

1. Dans le M2, la boulange sera celle de Hiestand (ouf, il est suisse !)
2. Ce sera du surgelé réchauffé
3. Le pain sera fait à Zürich
4. Les pouvoirs publics (TL, Municipalité de Lausanne) savaient, mais n’ont rien dit
5. Les boulangers locaux n’ont jamais reçu de réponses à leur offre spontanées.

Tout dans cette affaire montre avec quelle cohérence travaillent les pouvoirs publics.

Triathlon à Lausanne, chaque semaine, OUI

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Dommage le triathlon vient de se boucler.

Comme un marronnier, toutes sortes d’événements sportifs, culturels à Lausanne ont lieu une fois par année. A chaque fois, une ribambelle de modifications routières, de la voirie, une panoplie de panneaux d’interdiction sont aménagés; une masse de bénévoles, d’employés communaux de toutes sortes, des policiers, des sauveteurs, des pompiers, des protecteurs civils et j’en passe sont sur les lieux de l’acte pour gérer le flux de bagnoles.

Diable, que c’est compliqué. Diable que cela coûte cher. Et dire que demain matin il faut tout enlever. .

Je me demande si le plus simple ne serait pas que toute l’année, Lausanne devienne le lieu permanent de ce genre d’exhibitions: marathon, triathlon, walking, courses de 20 km, concours de pétanques sur avenues, beachvolley, théâtre de rue, troc de livres, rassemblements spontanés et j’en passe.

L’autre jour, ma grande erreur fut de vouloir porter un objet encombrant en voiture d’Ouchy à la Gare… J’ai dû passer par l’autoroute de contournement et la Blécherette… Bien fait.

Cela ne serait pas plus simple de laisser toute l’année ces panneaux d’interdiction des événements sportifs et culturels et ne plus avoir à se poser des questions stupides du genre « puis-je prendre la voiture » ?

Ce serait NON et puis voilà et on fait avec. Plus de voitures, plus de motos, que des triathlons, des biathlons, des marathons et des téléthons ! Et des piétons !

Lausanne a raison, mais pourquoi diable nous habituer à une ville sans voiture à petite dose ? Ce ne serait pas plus grand de tout boucler toute l’année ?

Michel Bühler, la tendresse de nos luttes

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Le dernier CD de Michel Bühler vient de sortir en catimini, en plein eurofoot. Confectionné artisanalement, mijoté dans un placard à chaussures, « Passant » est une bouffée de tendresse dans un monde de salauds.

Entre une ode à la décroissance et un cri « La Boillat vivra », j’ai retrouvé les accents qui nous donne envie de lutter, de résister: « Café arabe » en Palestine, « Année 30 » en Suisse, « Soleil de plomb » au coeur de l’Europe forteresse.

La modestie de Bühler est légendaire, un peu comme celle des Vaudois dont il fait l’éloge semi-moqueuse. Mais, ses chansons possèdent le souffle des hommes libres. C’est notre Théodorakis de ce coin de pays. Combien de fois n’avons-nous pas murmuré ses chansons au coeur de nos luttes…

« Est-ce qu’on exagère

A vouloir le beau temps

Suivrais-je une chimère

Suis-je trop innocent

Je rêvais d’hommes frères

J’en rêve follement ».

A commander directement chez le chansonnier-poète