Pas de principe de précaution dans la Constitution

OGM j en veux pas

La commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil national a refusé mon initiative parlementaire.

Elle demandait d’introduire un nouvel alinéa à l’article 74 de la Constitution fédérale, ayant la teneur suivante: « Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, la Confédération veille, par application du principe de précaution, à la mise en oeuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.

Il me semblait que le principe de précaution devrait pouvoir être invoqué lorsqu’il est besoin d’une intervention urgente face à un possible danger pour la santé humaine, animale ou végétale, ou pour la protection de l’environnement dans le cas où les données scientifiques ne permettent pas une évaluation complète du risque.

L’actuelle Constitution fédérale ne comporte aucune référence à ce principe essentiel que la plupart des constitutions modernes invoquent au nom de leur responsabilité à l’égard des générations futures.

On va continuer donc à faire les mêmes erreurs qu’avec l’amiante il y a 70 ans. L’usage de l’amiante avait été généralisé en pensant que c’était la formule idéale pour isoler et limiter les risques d’incendies. Aucune étude n’avait été effectuée pour savoir quelles pouvaient être les dangers de l’amiante sur la santé humaine. La même question se pose sur les OGM, la téléphonie mobile, le nucléaire. Les « lanceurs d’alerte », les Cassandres modernes continueront à crier dans le désert avant d’être entendus…

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