Jardins d’Ouchy: encore 20 places libres !

JDO

Les Jardins d’Ouchy ont démarré en septembre 2009 à la Maison de Quartier sous-gare de Lausanne . Et ils cartonnent, puisque c’est maintenant près de 180 familles qui se sont abonnées à l’année à ces fruits et légumes de proximité.

Au moment où le Parlement vient de voter par 85 voix contre 76 contre l’importation des fruits et légumes de la honte produits dans des conditions esclavagistes, les projets d’agriculture contractuelle sont une réponse concrète et cohérente dans notre vie quotidienne.

Ce jeudi 16 décembre, les Jardins d’Ouchy feront la fête de 17 à 20H. Ils ont invité des artisans du quartier ou amis, le boulanger Baumann, le pêcheur Guidoux, le chocolatier Dürig, un apiculteur, le fromager Duttweiler. Autour d’une soupe de courge, le partage de la simplicité sera au menu.

Prenez le temps d’un passage en toute amitié. Venez voir comment on s’organise avec des producteurs de la porte d’à côté (tous de Denges à moins de 5 km !). Venez à la rencontre de ce qui a changé nos vies.

Vous savez qu’il n’y a plus que 20 places de libre ?

Semaine du Goût: la joie du court-circuit !

Genusswoche Zürich Schulklasse 2

Qui aurait pensé il y a dix ans que la Semaine suisse du Goût deviendrait un temps de fort de ressourcement, d’éducation populaire et d’attachement à la communauté qui nous nourrit ?

Cela fait 10 ans que nous nous battons pour la sauvegarde de la biodiversité, contre une standardisation des produits. Ce réseau de la communauté de la nourriture s’étend petit-à-petit. il place l’amitié et la fraternité au centre de notre attitude quotidienne face aux produits agricoles que nous mangeons.

Défendre le plaisir du goût et le partage de la nourriture, c’est sortir du consumérisme et de l’individualisme qui nous a détaché de l’avenir de notre planète. C’est poser un acte de résistance face à la destruction de notre patrimoine culinaire voulu par l’industrie agro-alimentaire.

C’est pour cela qu’il faut des cours de goût dans les écoles. C’est pour cela aussi, qu’il faut créer dans chaque établissement scolaire, un jardin potager.

Prenez le temps de manger varié ! Recherchez des variétés de salades, de fruits, de légumes rares ou oubliés ! Vous défendez ainsi quotidiennement la biodiversité agricole.

La Semaine du Goût devrait avoir lieu toute l’année. Car, c’est une démarche en profondeur pour le «bien manger», pour la convivialité autour de la table et pour notre souveraineté alimentaire.

Les 1525 événements de la Semaine suisse du Goût se trouvent sur www.gout.ch.

Registre national des puces RFID, le Parlement accepte

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Par 68 voix contre 66, le Conseil national a finalement accepté ma motion pour un registre national des puces RFID.

J’ai déposé cette motion en 2008. Elle demande que la Suisse institue un registre national des puces de la technologie RFID permanentes ou temporaires. Ce registre national devrait être librement accessible à la population pour qu’elle puisse avoir les informations sur l’existence et les activités des puces.

En 2005, il y avait eu à Montreux une conférence internationale des commissaires à la protection des données. Elle avait été organisée à l’initiative du Préposé fédéral à la protection des données, M.Hanspeter Thür. Lors de cette conférence, on avait mis en avant les avantages et les aspects négatifs de ces puces RFID. Parmi les aspects négatifs, il y a justement les risques considérables pour la protection de la sphère privée. En effet, une puce RFID peut par exemple être lue à distance, grâce à des appareils spécialisés et à l’insu du client qui la porte.

Cela peut éventuellement être utile dans un entrepôt, mais évidemment, lorsque cela touche des personnes, des humains, par exemple suivre les mouvements d’un client portant un vêtement muni d’une puce RFID, cela pose d’énormes problème de protection des données.

Le Conseil fédéral prétend que la création d’un registre national risque de coûter trop cher et qu’il sera très difficile pour les consommateurs de le consulter.

En ce qui concerne le fait que cela puisse coûter trop cher: il suffirait de faire supporter le coût de l’opération sur internet aux placeurs de puces. Ensuite, il y aurait une sorte de police ou de gendarmerie qui surveillerait si les informations des « puceurs » sont correctes.

Prétendre ensuite que les consommateurs ne sauraient pas consulter, parce que cela serait très compliqué pour eux,d’entrer dans ce registre… Bon, les consommateurs ne sont pas idiots, il y a aujourd’hui des organisations de consommateurs qui peuvent parfaitement être une aide pour justement déceler les différentes difficultés en la matière.

L’acceptation de la motion va ainsi forcer le Conseil fédéral à mettre en place un registre qui peut nous permettre, à nous citoyens, de pouvoir résister à cette technoscience qui s’insinue partout, sans aucune résistance, comme s’il était normal que toutes les évolutions technologiques dussent être acceptées sans aucun garde-fou pour protéger les citoyens.

«Όχι» στην οικονομική υποδούλωση ! Ανοικτή επιστολή προς τον ευρωβουλευτή Χατζημαρκάκη

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Ανοικτή επιστολή προς τον ελληνικής καταγωγής ευρωβουλευτή του Φιλελεύθερου κόμματος της Γερμανίας, Γ. Χατζημαρκάκη, που υποστηρίζει την επιβολή σκληρής λιτότητας στην Ελλάδα, έστειλε ο αριστερός βουλευτής της Ελβετίας, επίσης ελληνικής καταγωής, Ιωσήφ Ζησιάδης.

«Αισθάνομαι την ανάγκη να εκφράσω τη βαθύτατη αποστροφή μου απέναντι σε τόση μεγάλη έλλειψη αλληλεγγύης προς το μέλλον του λαού μας και το νόμιμο δικαίωμά του για ελευθερία και εθνική κυριαρχία.

Τα λεγόμενά σας είναι ένα δυνατό ράπισμα σε όλες αυτές τις γυναίκες και αυτούς τους άνδρες που αγωνίστηκαν στη διάρκεια της ιστορίας μας για την ελευθερία και την ανεξαρτησία μας.

Τα λεγόμενά σας είναι ένα δυνατό ράπισμα σε όλους αυτούς τους Έλληνες μετανάστες, στους οποίους ανήκουμε κι εμείς, που αναγκάστηκαν να φύγουν από την πατρίδα τους για να οικοδομήσουν με τον
ιδρώτα και το αίμα τους τις οικονομίες των πιο μεγάλων καπιταλιστικών ευρωπαϊκών χωρών και πολλών άλλων.

Τα λεγόμενά σας είναι ένα δυνατό ράπισμα προς τους μισθωτούς και τους αγρότες της χώρας καταγωγής μας, οι οποίοι αναγκάζονται να αγωνίζονται για τα νόμιμα δικαιώματά τους και την ελευθερία επιλογής, οι οποίοι δεν είναι υπεύθυνοι για τις νεοφιλελεύθερες οικονομικές επιλογές που τους υπέβαλε η κυβέρνησή τους.

Αγαπητέ συνάδελφε, είστε ελεύθερος να αγκαλιάσετε και να ενδυθείτε με τα ρούχα της ποικιοκρατικής και αυταρχικής εξουσίας του νεοφιλελεύθερου συμφώνου σταθεροποίησης. Είστε ελεύθερος επίσης να δεχτείτε μία συνθήκη υποτέλειας. Υπάρχουν ακόμη στην υφήλιο βουλευτές ελληνικής καταγωγής που
ντρέπονται για την εικόνα που δίνετε για την Ελλάδα αυτή τη στιγμή και που έχουν ακόμη μέσα στο αίμα τους τη δύναμη της ελευθερίας που μας ένωνε πάντα»

Vite, une ville lente !

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La Mairie de Vaux-en-Velin en partenariat avec la revue Le Sarkophage organise samedi 30 janvier 2010 des conférences et débats publics autour du thème central « Ralentir la ville… pour une ville solidaire ».

Bernard Genin, le Maire de cette ville de la banlieue de Lyon est un communiste original, communiste dissident, disent certains ou rénovateurs comme son prédécesseur, Maurice Charrier.

Son discours est clair: « Les villes sont au coeur de toutes les crises qui frappent nos sociétés: crise sociale avec des populations ségréguées et stigmatisées, mais aussi crise écologique avec un productivisme destructeur. »

Pas étonnant qu’il fasse le lien entre ces deux préoccupations étroitement liées dans la pratique sociale ou municipale. La remise en cause de la société du « toujours plus », passe nécessairement par une remise en cause du capitalisme et du productivisme.

Ce n’est donc pas par hasard, qu’il s’est associé avec Paul Ariès pour l’organisation de cette journée de débats. Journée qui se terminera par un meeting avec Jean-Luc Mélenchon, Georges-Marie Buffet, un invité du NPA et… un suisse pour une conclusion de la journée.

La question de la lenteur en ville commence à devenir une revendication fondamentale de la décroissance au quotidien. Des dizaines de villes en Europe sont en train de s’engager dans cette voie par une démarche venue de la base.

On retrouve plusieurs préoccupations réunies: gratuité des transports publics, multiplication des zones piétonnes, augmentation des espaces de gratuité (gaz, eau, électricité) nécessaire à la vie quotidienne mais taxation du mésusage, développement du commerce artisanal de proximité et de l’agriculture contractuelle, réduction des consommations énergétiques, exclusion des OGM, sauvegarde des coutumes régionales et des produits locaux, développement de l’économie sociale et solidaire, processus de démocratie directe.

Comme disait Anne Franck (1929-1945): « La chose importante à garder en tête est qu’il ne faut jamais attendre pour commencer à changer le monde. »

Pourquoi je rejoins La Gauche…

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Le premier acte fondateur de La Gauche a eu lieu samedi dernier à Schaffhouse. Environ 200 militants de toute la Suisse se sont donnés rendez-vous pour créer cette nouvelle force politique nationale. Je passe en revue le travail effectué tranquillement depuis une année et je me dis que c’était un sacré pari. Une première pierre a été posée, elle a été possible parce qu’il y a fondamentalement une attente d’une vraie force de gauche éco-socialiste en Suisse.

Trois choses me frappent dans cette création:

1. Le besoin d’unité de la gauche combative et ce puissant ras-le-bol face à des virgules qui divisent pour rien… pourquoi ne pas vivre avec nos différences de pratiques et de perceptions au sein d’une même organisation démocratique ?

2. La double affiliation possible est vécue comme une libération face à des organisations qui ne veulent pas de têtes qui dépassent, qui ont l’habitude de faire de la politique en blanc-noir

3. L’affirmation nationale de notre mouvement avant les particularismes locaux, régionaux. On retrouve là aussi une attente de force nationale, qui soit en mesure de faire front à la montée de l’extrême-droite et de proposer des alternatives pour sortir du capitalisme Je suis rentré assez serein de Schaffhouse, même si les difficultés sont devant nous. Mais décidément, le sectarisme d’organisation n’est pas mort. Le Parti suisse du Travail a trouvé le moyen d’organiser une conférence de presse pour dénoncer ma participation à La Gauche… Dommage.

Mais cela me permet ainsi de faire quelques précisions. Depuis fin 2007, je ne suis plus membre du Parti suisse du Travail, le parti national donc. Je suis bien sûr membre d’un mouvement cantonal qui s’appelle POP & Gauche en mouvement vaudois, celui auquel j’ai adhéré à l’âge de seize ans.

Et pour être encore plus clair: depuis ce week-end, je suis porteur aussi au Parlement des points de vue de La Gauche/Alternative Linke/La Sinistra.

Il ne sert donc à rien au PST de me demander des comptes… J’ai pris le large. Car nous avons besoin d’ouverture et d’unité plutôt que de repoussièrage à la sauce marxiste-léniniste.

Les héros paisibles de notre quotidien

homme seul sur le quai

Le papa de Nyon qui s’est précipité pour sauver sa fillette, tout en perdant sa vie, nous ramène à des valeurs simples de solidarité.

Il y a bien sûr le geste ou plutôt l’instinct instantané: celui de se précipiter pour sauver son enfant. Une petite de trois ans tombée sur les rails, un train qui arrive, la mort qui rôde et l’acte de sauver qui aboutit à une autre mort.

Pourquoi commenter un fait divers, alors qu’un enfant meurt de faim toutes les six secondes sur notre planète ? Tout simplement parce que chaque mort d’une vie en devenir est unique et singulière. Tout simplement, parce que ce geste est la signature d’un homme qui a d’autres valeurs que cette société individualiste de non-sacrifice personnel.

Je ne connais pas Yanick Cornu, sa compagne Yanick Vanni et leurs cinq enfants. Au-delà de la douleur dans laquelle ils sont plongés, ils sont en train de nous livrer un message limpide, celui de la fraternité à offrir en partage.

Et ils sont heureusement nombreux, ces hommes et ces femmes qui s’obstinent à tourner le dos aux valeurs dominantes. Ils ne font pas la Une des média. Ils sont des figures lumineuses de proximité. C’est un ouvrier qui va maintenir intact le souci de la bel ouvrage, malgré les cadences. C’est un paysan qui va continuer à produire sainement, malgré les coûts de production. C’est une ainée qui va rendre des services bénévoles dans son quartier.

Tout cela fait société, tout cela forme une communauté de gratuité.

Le système le détruit quotidiennement, mais cela résiste au plus profond du coeur humain. Tous ces paisibles anonymes sont un espoir pour une autre société.


Solidarité avec cette famille CCP 12-245-2, Ville de Nyon, Service des finances, 1260 Nyon, avec mention « don famille Cornu »

Fin du Macdo du livre ?

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C’est en 1994 que j’ai déposé la première proposition au Parlement suisse pour introduire le prix unique du livre… Refus du Conseil fédéral. Rebelote en 2000 , encore refus.

C’est dire que le débat de ce matin au Parlement, à défaut d’être la reprise totale de nos revendications, est une avancée historique… 28 ans après la loi Lang en France et 15 ans après mon intervention parlementaire.

Voilà bien longtemps que les professionnels du livre de tous bords le répètent: le livre n`est pas un produit marchand comme les autres.

Le Parlement a enfin décidé d’en tirer les conséquences politiques: un début de réglementation.

D’autant plus, que la Suisse est un marché particulier. La plupart des livres vendus sont importés de l’étranger: France Allemagne Italie. Le pluralisme interne culturel a besoin du prix unique pour survivre.

Le libéralisme total a subi une première défaire ce matin. Mais le combat contre la macdonaldisation du livre continue… car, il n’est pas sûr que la Chambre des Cantons suive.

Dès aujourd’hui, les bus seront gratuits à…

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Non, ce n’est pas à Lausanne… Mais ce vendredi 15 mai, Aubagne devient la première ville des Bouches-du-Rhône, et l’une des premières en France, à instaurer la gratuité totale de son réseau de bus.

Plus besoin d’acheter de ticket ou de carte : le réseau est ouvert gratuitement à tous les usagers qui voyagent à travers les 12 communes du Pays d’Aubagne et de l’Etoile.

Bon, je sais bien que c’est la moitié de l’agglomération lausannoise, mais c’est tout de même 100.000 habitants.

C’est surtout une mesure d’ensemble avec une cohérence. Pas chichiteuse, bureaucratique et évidemment compliquée comme celle choisie pour la Municipalité de Lausanne pour quelques scolarisés. Bref, une vraie démarche d’extension de gratuité pour tous et toutes: un nouveau service public.

Ils ont de quoi faire la fête dans le pays d’Aubagne ce week-end !

A quand une initiative populaire pour la gratuité de tous les transports publics dans le canton, financés par les entreprises et solidairement ?

Cassis de Dijon: potion néo-libérale pour un référendum

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En Suisse romande, on utilise le Cassis de Dijon pour rendre buvable un mauvais vin blanc. La politique du Conseil fédéral et du Parlement décidée hier dans une Sainte-Alliance radicalo-socialo-chrétienne veut soigner l’apparence, mais elle n’enlèvera pas les aigreurs d’estomac !

Jusqu’ici, l’augmentation de la concurrence a surtout provoqué la perte d’emplois, dans la filière agroalimentaire notamment. La baisse des prix au producteur sans réduire les coûts de production tout en augmentant les coûts pour les consommateurs, c’est la réalité quotidienne.

L’application du principe du « Cassis de Dijon » n’aura que peu d’impact sur l’abaissement des coûts notamment pour l’agriculture. Le consommateur verra son droit à l’information réduit tout en n’étant en rien assuré que le prix à la consommation sera diminué. Enfin, les discriminations entre producteurs sont à prévoir en cas d’application stricte du principe du « Cassis de Dijon ».

Cela devient tortueux de suivre les tergiversations du Conseil fédéral: pas d’adhésion à l’Europe, mais tentative de trouver des solutions hybrides. Et là nous avons la panacée: tout simplement l’application unilatérale d’une législation européenne sans négociation…

Les salariés, les paysans, les consommateurs sont fatigués d’être devenus les cobayes de la libéralisation.

Vouloir en permanence distiller dans l’esprit du citoyen qu’il est toujours possible de trouver moins cher démontre une totale irresponsabilité de la part de tous ceux qui veulent s’attaquer au soi-disant « îlot de cherté » de la Suisse.

D’un côté des normes sévères chez nous, de l’autre l’ouverture d’esprit qui incite à aller acheter ailleurs pour payer moins cher, et peu importent les conséquences sociales et écologiques sur les lieux de production ou l’impact sur le climat, avec des transports aberrants.

Est-ce que l’objectif du Conseil fédéral est de faire en sorte que les salaires des travailleurs, des employés, des enseignants soient mis au niveau de ceux pratiqués dans l’Union européenne, de la même manière qu’il s’évertue à le faire pour le revenu des familles paysannes ? Ballon d’essai ?

L’application du principe du « Cassis de Dijon », c’est en quelque sorte l’application de la directive Bolkestein, notamment à l’agriculture suisse.

La quasi-totalité du groupe socialiste est venu au secours des libéraux-radicaux et du PDC sur la voie de cette politique néo-libérale. Cela revient indirectement à donner son accord pour que les salariés de Suisse aient les mêmes salaires que les salariés polonais ou roumains. Rien d’autre !

La cohérence exige de s’opposer à ce projet fondamentalement néolibéral par la voie référendaire avant que la potion devienne imbuvable.