Pour une allocation universelle suffisante pour vivre

DroitRevenu

La Confédération institue une allocation universelle ou un revenu suffisant d’existence versé inconditionnellement, c’est à dire sans justification de ressources, à tout individu, de sa naissance à sa mort, du seul fait qu’il existe. Pour l’instant ce n’est qu’une proposition au Parlement . Et ci cela devenait un jour une réalité ?

L’allocation universelle désigne le versement d’un revenu unique à tous les citoyens d’un pays, quels que soient leurs revenus, leur patrimoine, et leur statut professionnel: ce revenu permettrait à chaque individu de satisfaire ses besoins primaires (se nourrir, se loger, se vêtir, voire acquérir certains biens culturels de base), et laisserait l’individu libre de mener ensuite sa vie comme il l’entend.

Cette allocation doit permettre à chaque personne de poursuivre des activités non-marchandes s’inscrivant dans le cadre de la vie associative et créer des richesses non monnayables, utiles à la recomposition du tissu social, soit un rapport non marchand avec ses semblables.

Pour l’individu, ce revenu de base alloué à chacun parce qu’il existe, calculé à partir de la richesse produite par le pays, cumulable avec les autres revenus d’activité, viendra se substituer aux revenus de transferts existants.

Pour la collectivité, ce nouveau mode de distribution de revenu, parfaitement transparent, simple à appliquer et à contrôler, assure une parfaite égalité entre tous les citoyens. Il concrétise leur appartenance à la communauté humaine. Il exprime la reconnaissance de la dignité de toute personne. Son cumul avec les autres revenus supprime le handicap des seuils de pauvreté et n’est pas une désincitation au travail, toute activité rémunérée générant un revenu supplémentaire.

La collectivité reconnaît ainsi la valeur économique et sociale du travail gratuit, tout particulièrement du travail domestique, d’autant qu’il exonère la société d’importants coûts d’infrastructures et de services à la personne particulièrement onéreux.

Un après la guerre, le ghetto de Gaza

Gaza janv.2010 010

Vivre dans ce territoire, c’est mourir à petit feu, prisonnier dans un camp à ciel ouvert, comme a pu le constater une délégation européenne en visite ce week-end.

A chaque voyage vers Gaza, le doute me tenaille: encore une délégation parlementaire… y aller, ne pas y aller? J’y suis parti en bateau avec «Free Gaza» à partir de Chypre en novembre 2008 avant l’invasion israélienne, pour rompre le blocus. Puis, avec une délégation de quatre parlementaires suisses, en janvier 2009, sur les tas de gravats encore fumants.

Et aujourd’hui, un an après. Ces officialités peuvent paraître fastidieuses. Mais à chacun de mes retours, j’ai l’intime conviction qu’il est indispensable que les habitants de Gaza et les Palestiniens en général ne se sentent pas abandonnés. Les responsables et les habitants que nous rencontrons nous le disent à chaque fois: «Votre présence est une bouffée d’oxygène.» Egalement du voyage, le chanteur vaudois Michel Bühler a la même réaction: «Nous avons pu organiser un petit concert dans une école de musique. Les élèves et moi-même avons interprété quelques chansons. Une fois de plus, il était très important de montrer qu’ils n’étaient pas tout seuls. Leur grande crainte est que tout le monde les oublie.»

Dans les faits, ces intrusions de parlementaires dans le ghetto de Gaza sont des actes officiels de solidarité. Elles constituent une pression sur les autorités israéliennes et aussi égyptiennes, ne l’oublions pas, tous les deux responsables du blocus.

Alors que la «Marche internationale pour la liberté de Gaza», rassemblant 1’400 personnes a été bloquée au Caire pendant une semaine, avec des encerclements policiers permanents, le régime égyptien a dû céder à la pression internationale à la dernière minute et permettre l’entrée des 60 parlementaires européens (lire ci-dessous).

Israël soutient que le blocus de Gaza, en vigueur depuis juin 2007, répond aux attaques à la roquette que des groupes armés palestiniens ont menées sur le sud d’Israël à partir de la bande de Gaza. Le fait est qu’au lieu de viser des groupes armés, ce blocus punit toute la population en imposant des restrictions aux livraisons de nourriture, de médicaments, de fournitures scolaires et de matériaux de construction.

L’opération «Plomb durci» menée par l’armée israélienne du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 n’a fait qu’accentuer à l’extrême, l’isolement et le dénuement de la bande de Gaza où vivent près d’1,5 millions d’habitants, ce qui en fait le territoire le plus peuple de la planète. Comme le rapporte clairement Amnesty International, «le blocus asphyxie la population, dont plus de la moitié est constituée d’enfants, dans pratiquement tous les aspects de la vie quotidienne. On ne peut laisser se poursuivre l’isolement et la souffrance dans lesquels elle est de plus en plus plongée.»

Gaza 2010 Quartier

Israël a beau rejeter les conclusions d’Amnesty international et refuser de prendre en compte le rapport Goldstone, la réalité de l’invasion, c’est 5’300 blessés, 1’400 morts, dont parmi eux moins de 250 étaient des combattants. Le plus incompréhensible, face à la brutalité israélienne permanente, c’est la longue retenue palestinienne. Car le rapport Goldstone est formel: bien sûr qu’il fait le décompte des crimes de guerre commis par les autorités de Gaza, comme les tirs de roquettes sur les civils israéliens, mais il fait surtout la longue liste de ceux commis par l’armée israélienne… Notamment, des «détails» qui tuent: la mission de l’ONU rapporte clairement que certains soldats israéliens se sont servis de civils comme de boucliers !

Face à tous ces blocages institutionnels internationaux, les exigences des parlementaires suisses sont claires. La Suisse doit s’engager sur le plan international avec force pour que le blocus que subit Gaza soit immédiatement levé sans conditions, que sur la base du rapport Goldstone, les dommages matériels et la reconstruction promise soit assumée par les responsables du conflit, que les résultats des élections démocratiques de 2006 soient reconnus, que toutes les parties palestiniennes deviennent des interlocuteurs sans exclusive et enfin que cesse toute collaboration militaire avec Israël.

La Suisse officielle a une position particulière dans le conflit. D’une part, elle a maintenu l’essentiel de son dispositif humanitaire et de coopération dans le ghetto de Gaza, sans concentrer toute son aide en Cisjordanie, comme la plupart des pays occidentaux. Elle maintient d’autre part des contacts avec toutes les parties palestiniennes, y compris le Hamas.

Malgré la votation sur les minarets, la Suisse conserve une image de confiance chez tous les interlocuteurs. La délégation helvétique l’a fortement ressenti de la part du gouvernement du Hamas. Car, qu’on le veuille ou non, c’est bien là, un élément essentiel de la situation politique. Les résultats des élections démocratiques de 2006 ont donné une victoire du Hamas; ce mouvement que la plupart des chancelleries occidentales continuent à faire figurer sur la liste des organisations terroristes.

Gaza janv.2010 021

Même Robert Malley, ancien conseiller du président Clinton pour le Proche-Orient salue la diplomatie suisse et sa volonté de maintenir le dialogue avec toutes les parties: «Cette ouverture est essentielle, alors que le paysage politique des deux parties est plus émietté que jamais. On ne peut plus privilégier certains interlocuteurs comme le Fatah, puisqu’ils ne sont plus en mesure de conduire les événements sur le terrain.» Et Robert Malley insiste sournoisement: «La continuation du blocus alimente le mécontentement populaire. Mais il renforce l’emprise du Hamas sur la bande de Gaza. A force d’assécher les échanges économiques et commerciaux, le monopole retombe dans les mains de ceux-là même qu’on cherche à affaiblir, soit le Hamas.»

La délégation a donc longuement rencontré le premier Ministre appartenant au Hamas, Ismaël Haniyeh, ainsi que d’autres membres du gouvernement. L’objectif est de casser les exclusives, d’ouvrir des perspectives de dialogue en vue d’une réconciliation inter-palestinienne, indispensable à la reprise d’un processus de paix.

Toutes ces actions parlementaires ne seraient finalement rien sans les actions citoyennes de solidarité avec le peuple palestinien menées dans tous les pays, et surtout sans une amplification de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction) à l’égard de l’Etat d’Israël, comme autrefois dans la campagne anti-apartheid sud-africaine.

Composition de la délégation européenne

La délégation européenne était composée de plus de 60 députés représentant 15 pays. Organisée par la «Campagne européenne pour mettre fin au blocus de Gaza», elle a passé, dans les faits, 48 heures dans Gaza même, après l’autorisation de dernière minute des autorités égyptiennes. Elle s’est rendue au siège du Conseil législatif palestinien et visité les locaux bombardés par l’occupation israélienne. Elle a eu des entretiens avec la commission chargée d’archiver les crimes de guerre, les ONG de Gaza, l’ONU. Elle a visité des quartiers, des écoles, durement éprouvés par le blocus arbitraire. Elle a eu enfin des rencontres avec le secrétaire général de la Ligue Arabe, le ministre égyptien des Affaires étrangères et le président du Parlement de ce pays.

La délégation suisse était composée de Geri Müller (Les Verts), Jean-Charles Rielle (PS), Josef Zisyadis (POP / La Gauche), ainsi que du chanteur Michel Bühler. Elle était aussi accompagnée de Ender Demirtas et Anouar Gharbi, militants de l’association genevoise Droits pour tous.

Taxe Tobin: le niet du Conseil fédéral

Tobin

Il y a quelques semaines, j’ai proposé au Conseil fédéral de faire de la taxation mondiale sur les opérations financières, un axe fort de sa politique économique internationale.

L’idée de cette taxe émise pour la première fois dans les années 1970 par James Tobin, prix Nobel d’économie est aujourd’hui largement relancée sur le plan international, y compris par des gouvernements, suite à l’effondrement des marchés financiers.

L’explosion des déficits publics va handicaper les générations futures. Malgré cela, les marchés financiers ont pu tirer avantage de tous les sauvetages gouvernementaux, puisque ce secteur a été largement soutenu par des injections de capitaux, des garanties, des apports de liquidités.

Tout cela exige de nouvelles formes de financement et de répartition du fardeau fiscal. Il ne s’agit pas seulement de régulation, mais de nouvelle répartition de la fiscalité. Dans ce contexte, une taxe mondiale sur les opérations financières devient d’une absolue nécessité.

Grande surprise, le Conseil fédéral nous répond qu’il suit les discussions. Bravo, ça c’est un Gouvernement. Comme pour le secret bancaire, comme pour les accords de double imposition, comme pour l’évasion fiscale, comme pour la soustraction fiscale, le Conseil fédéral est d’abord à la botte de banques et de leurs intérêts immédiats. Ce sera donc non à la proposition de la taxe Tobin

Sa stratégie suicidaire pour l’ensemble de la population du pays est de dire niet jusqu’à cela devienne intenable sur le plan international. Circulez, il n’y a rien à voir…

Et perle de l’intelligence politique: « L’introduction d’une telle taxation supposerait un cadre réglementaire mondial aisément applicable. Pour l’instant cependant, les conditions nécessaires de même que le consensus requis font défaut. Pour ces raisons, le Conseil fédéral n’est pas prêt à s’engager en faveur d’une taxe sur les transactions financières internationales. »

Au secours, ce Gouvernement est un danger public.

La Suisse doit accueillir Mountazer al-Zaïdi

mountazer_al-zaidi_lance

Mountazer al-Zaîdi est un militant de la gauche laïque irakienne. Lorsqu’il a lancé ses chaussures à la tête du planetarche américain Bush le fameux 14 décembre 2008, il n’était pas qu’un sombre inconnu… réagissant sur un coup de tête spontané.

Né en 1979, diplômé en communication de l’Université de Bagdad, il est un journaliste extrêmement populaire depuis 2005 de la chaîne de télévision irakienne Al-Baghdadia TV. Reconnu pour ses reportages en direct sur les lieux des exactions américaines contre la population locale, c’est une voix écoutée pour son courage.

En lançant ses deux chaussures de taille 43 et en criant à la tête de l’empereur américain: « Tu es responsable de la mort de milliers d’Irakiens ! », il se fera arrêté, immédiatement cassé le bras et des côtes et torturé pendant 9 mois dans les prisons américano-irakienne. Son récit d’enfermement pendant 3 mois dans une cellule de 1,50 m sur 1,50 m fait froid dans le dos.

Je viens de rencontrer ce soir Moutazer à Lausanne, il voulait entrer en contact avec un député de la Gauche suisse. Il m’a fait l’impression d’un homme sûr de ses convictions, d’un calme magnifique et d’un sourire énigmatique.

Mountazer 007

Pour l’instant, Moutazer est dans notre pays avec un visa de séjour touristique, mais en 10 jours il a déjà créer une fondation destinée à récolter des fonds pour le million d’enfants orphelins irakiens. Pourquoi la Suisse ? Parce qu’il apprécie la neutralité suisse qu’on lui a décrit.

Trois mois sont vite passés. La Suisse a le devoir de lui offrir un permis humanitaire. Cet homme veut retourner lutter pour l’indépendance et la démocratisation de son pays. Ne le laissons pas être expulsé demain: son geste contre Bush mérite notre respect et notre soutien !

La gauche de gauche la plus bête du monde ?

L'île de la désunion

Nous sommes vraisemblablement la "gauche de gauche" la plus bête du monde.

Il y a 4 ans lors des élections cantonale genevoises, les trois listes désunies de la gauche d’opposition faisaient 14,79% et se retrouvaient hors Parlement. Pendant 4 ans, les plus modestes du canton se sont retrouvés sans appui parlementaire.

Ce soir, nous apprenons que cette même "gauche de gauche" dispersées en 2 listes, réunissant 12,24% (avec moins 2,5% tout de même…) ne sera à nouveau pas représentée au Parlement cantonal genevois.

Bien sûr, il y a le quorum anti-démocratique de 7%… Mais cela n’enlève rien à notre incapacité d’être à la hauteur de la volonté d’unité populaire attendue, partout, de la gauche anticapitaliste.

Les mots nous manquent pour commenter un désastre de ce type qui ne fait que le jeu de l’extrême-droite et qui décourage les espoirs populaires.

Pourtant, les avancées de Die Linke en Allemagne et du Bloc de Gauche au Portugal et les discussions engagées en France pour des listes communes pour les régionales sont là pour nous indiquer quelques pistes nécessaires.

Ces échecs répétés ne peuvent que relancer l’urgente nécessité d’un regroupement national, à partir de la base, des militants oubliés, des hommes et des femmes qui en ont ras-le-bol de la désunion de mouvements anticapitalistes, qui se disputent pour des virgules de programmes, alors qu’il y a urgence !

Le 21 novembre à Schaffhouse aura lieu le premier congrès de « La Gauche/Linke Alternative/La Sinistra ». Avec un seul objectif: recréer l’espoir avec une force alternative de gauche en Suisse, une force anti-capitaliste et éco-socialiste. Vivement un changement d’herbage…

Pourquoi des socialistes veulent baisser l’impôt des riches ?

fauteuille
Les 2/3 du groupe socialiste sont entrés en matière sur la baisse d’impôt proposée par Hans-Rudolf Merz. Ils ont même refusé le renvoi proposé par quelques syndicalistes du PS.

Soyons clair: les ménages qui vont profiter de cette baisse d’impôt voulue par la droite, seront ceux qui ont un revenu de plus de 150.000 frs.

Par contre, les familles qui ont un revenu moyen n’auront au plus qu’une baisse de 3 cafés par mois !

Alors de deux choses l’une: ou la majorité des députés socialistes suisses a perdu la tête, ou alors ils sont les vrais défenseurs de leur nouvelle classe, ces fameux « bobos » qui font progresser les scores de la gauche partout dans le pays…

Et 600 millions de moins dans les caisses publiques pour quoi faire ? Réduire le service public ? Baisser les aides sociales en période de crise ?
Payer la crèche et la garderie des riches ?

Dans ce pays, il y a si peu de résistance populaire organisée, que les partis qui s’affichent à gauche ne prennent même plus de gants pour cacher leur politique.

La gauche est pavée de donneurs de leçons

gauche

A peine lancé, l’Appel pour une vraie force politique alternative de gauche , suscite des commentaires bien intentionnés. Comme d’habitude, les plus proches concernés sont les plus méfiants.

Florilège gourmand:

"Je m’étonne du procédé. A mon avis. c’est irréalisable." dit Jean-Luc Ardite, président du Parti du Travail de Genève

Et oui, désormais, il faut déposer une demande pour pétitionner publiquement…

" Je ne suis pas sûr d’avoir vu dans l’appel lancé qu’ils sont bien anticapitalistes", révèle Jean-Michel Dolivo, de solidaritéS-Vaud.

Dame ! il y a un brevet d’anticapitalisme ? Et il s’acquiert où ?

"De prime abord, c’est plutôt séduisant. Je crains seulement qu’il ne s’agisse d’une agitation sans lendemain plutôt que d’une réelle réflexion politique." déclare avec emphase Alain Bringolf, ancien président du PST-POP

Diable, où est-ce qu’on va avec tous ces agitateurs…

"Je suis prêt à accepter leur rhétorique antisocialiste pavlovienne s’ils sont sérieux" concède Christian Levrat, chef du PSS.

Oups, on ne rigole royalement pas dans ce milieu…

On se demande presque comment la gauche d’opposition existe encore avec tant de donneurs de leçons et de rabatteurs de joie…

Je sais que c’est triste tout cela, mais le train est parti, les signatures s’accumulent, les casseurs d’espoirs ne réussiront peut-être pas à empêcher un mouvement pluriel de naître. Ce n’est pas une course contre la montre, mais une course de sens.

Ah, si toutes ces bonnes âmes, qui ont l’air de connaître leur Capital par coeur, étaient juste un peu animées du merveilleux Manifeste des intellectuels antillais "pour des sociétés post-capitalistes"… On sortirait de passéisme et on entrerait vers le possible.

Faites des partis, pas des enfants !

enfants 4

Le Parlement n’a pas froid aux yeux. Alors que la population se débat dans la crise, les annonces de licenciements et de hausse du chômage, les représentants de tous les partis politiques se sont accordés quelques libéralités bienvenues pour leurs caisses… et accessoirement pour eux-mêmes !

Donc, on pourra déduire 10.000 francs par personne et par an pour les dons aux partis politiques. C’est extraordinaire cette générosité ! D’autant plus que les simples citoyens qui n’appartiennent pas à cette classe politique ne peuvent déduire que 1900 francs pour leur assurance maladie, 1300 francs pour les frais de garde pour les enfants, et j’en passe !

Tout cela sans transparence publique bien entendu… On ne saura jamais qui sont ces donateurs, qui sont les représentants des lobbys cachés.

Le manque à gagner fiscal de toutes ces déductions pour les partis politiques (et attention pas n’importe lesquels !) devra être compensé par les hommes et les femmes de ce pays. Car il faut bien que quelqu’un paie, non ?

Combien de parlementaires ont refusé mon refus d’entrée en matière, à votre avis ? 50 ? 20 ? Non, vous n’y êtes pas, seulement 2 contre 161. Basta.

Comme pour les passeports biométriques, il est fort à parier que si un référendum était lancé, le peuple corrigerait sévèrement ces « représentants » du peuple.

En attendant, faites, créez des partis, plutôt que de faire l’amour et des enfants ! C’est plus avantageux.

Supprimer le secret bancaire avant de finir comme l’Islande

secret

Il faut arrêter de tourner autour du pot: la fraude fiscale de l’UBS et la levée forcée partielle du secret bancaire n’est pas un épiphénomène, c’est le coeur du problème.

Le maintien du secret bancaire suisse, le soit-disant «label de qualité» défendu de l’UDC au parti socialiste, doit être rapidement supprimé, plus clairement interdit dans notre Constitution fédérale.

Encore une fois, et nous le disons depuis des années sans être écouté, le secret bancaire n’a qu’un seul objectif: augmenter l’accumulation privée, au moyen de l’évasion fiscale et du détournement de fonds publics. Les seuls perdants sont les salariés et les peuples.

Si l’UBS est prête à payer, dans une simple transaction… près de 1 milliards de francs suisses (que le peuple suisse vient de lui donner !), c’est qu’elle a parfaitement compris le risque immédiat sur l’ensemble du secret bancaire suisse.

Il n’y a plus aucune raison de refuser, à l’Union européenne notamment, le contrôle de toute cette soustraction fiscale qui a fait de notre pays, le pays des recels frauduleux et du blanchiment gigantesque d’argent du monde entier.

Finalement, la politique des banques, du Conseil fédéral, des partis politiques qui le composent est en train de nous mener dans la déconfiture la plus totale. On n’a pas voulu écouter les propos anti-capitalistes que nous tenions depuis des années… Ce gouvernement ne sera rien d’autre que le fossoyeur de notre pays.

Si la population salariée ne veut pas être entraînée dans une catastrophe économique comme l’Islande, il est urgent:

1. De supprimer le secret bancaire unilatéralement et d’inscrire cette volonté de transparence dans la Constitution fédérale
2. De créer un pôle public du crédit pour un contrôle démocratique des richesses produites et des choix d’investissement

Je vais déposer en ce sens une initiative parlementaire à la prochaine Commission de l’économie et des redevances le 25 janvier prochain.

La table du Traité était un tapis volant

Table traité Lausanne

Etrange destin de table, que celle du Traité de Lausanne du 24 juillet 1923. Autour d’elle, s’étaient assis des Grecs, des Turcs, des Serbes, des Croates, des Slovènes, des Roumains et les grandes puissances de l’époque. Les Kurdes et les Arméniens y furent absents… et pour cause.

La table était propriété de l’Etat de Vaud (canton suisse dont la capitale est Lausanne), jusqu’à ce qu’un voyage présidentiel suisse tout récent en Turquie modifie cette propriété soudainement en propriété confédérale.

Le Canton de Vaud, qui devait être fier de posséder cette table historique, comme d’ailleurs de posséder (indirectement) le Château d’Ouchy, où une plaque commémorative y est apposée, s’est débarrassé de cet encombrant objet, sans sourciller.

Et voilà, la table du Traité, partie pour la Turquie, en cadeau officiel pour « consolider les relations » entre la Suisse et la Turquie.

C’est ce que la Suisse appelle la diplomatie active. Lorsqu’on signe un traité dans notre cher pays neutre, quelques années plus tard, les éléments symboliques de ce traité vont donc se retrouver chez l’un des partenaires de ce traité. A choix. En fonction des intérêts du moment.

Notre Ministre des affaires étrangères appelle cela « un contexte muséographique ». Nous, nous appelons cela de la politique du tapis volant… ou volé aux habitants de notre pays qui ont accueillis cette conférence internationale.

Et ne vous demandez pas pourquoi des Arméniens ou des Kurdes la trouvent saumâtre cette politique sélective sans respects pour les symboles les plus élémentaires…