Une première depuis 1945: un Parlement suisse sans gauche d’opposition
Josef Zisyadis | 4 décembre 2011Pour la première fois depuis 1945, le Parlement suisse va entamer une nouvelle législature sans la voix de la gauche d’opposition.
Si certains ont pu trouver anecdotique notre présence au Parlement fédéral, il reste que cette absence est révélatrice de l’incapacité de la gauche alternative de trouver une voix commune nationale par-delà les différences de sensibilités.
Il n’est en soi pas anodin d’être absent de la scène politique fédérale, même sur le mode du témoignage tribunicien; alors même que cette gauche, toutes tendances confondues, est présente dans plusieurs parlements cantonaux et se retrouve à l’exécutif dans des villes aussi négligeables que Genève, Lausanne, La Chaux-de-Fonds, Carouge, Delémont et même à la Mairie comme au Locle et Renens… Etrange situation.
Tout cela sur un fond de voix rassemblées en 2011 sur le plan national qui n’est pas en recul par rapport à 2007.
Alors ? Comment ce désastre est-t-il arrivé ?
J’ai parcouru les maigres bilans parus sur cet échec. Qu’ils proviennent du POP, du PST ou de solidaritéS, ils ont la même teneur commune: ce n’est pas le manque d’unité qui est la cause de l’échec. C’est la situation sociale qui nous est défavorable (!) C’est le manque de mobilisation citoyenne qui en est la cause (!) . Et nous voilà reparti pour une même rengaine qui refuse de voir la réalité en face.
Je passerais même par-dessus les objets de satisfaction de voir une tendance reculer moins que celle d’à côté… Tout cela serait risible, si les milieux populaires n’étaient pas en cause.
Je persiste à penser que la cause principale de cet échec de la gauche anti-capitaliste et d’opposition est dûe au refus de l’unité coûte que coûte, au refus d’écouter la base de ces partis et mouvements qui souhaitent que leurs responsables s’entendent et tirent à la même corde.
Alors qu’entre solidaritéS, le PST, le POP, les listes alternatives de Suisse alémanique, les différences de programme politique doivent être détectées à la loupe, le patriotisme d’organisation est devenu la clé de voûte de la pratique politique.
Nous sommes donc seuls responsables de ce qui nous arrive. Et la sortie de ce bourbier dépend uniquement de nous.
Pour ma part, elle passe par deux choses simples, mais essentielles:
1. Une seule organisation multiforme, avec droit de tendances de toutes les forces et personnes qui veulent une vraie gauche d’opposition dans ce pays. Avec des élections démocratiques internes et une presse commune. Pas très différent de ce que demande La Gauche sur le plan national…
2. Des pratiques politiques nouvelles sur le terrains des luttes sociales, qui donnent la parole aux gens et qui les aident à résister au quotidien.
Si on n’arrive pas à s’unir et agir ensemble, il faudra alors se poser la question de ce que nous avons vraiment de différent des socialistes et des verts…






Les exemples de Die Linke en Allemagne et du Parti
jide | 4 décembre 2011Les exemples de Die Linke en Allemagne et du Parti de Gauche/ Front de Gauche en France serait peut-être des pistes à creuser.
En France, le positionnement centriste du PS laisse une espace grand ouvert à sa gauche, que les conditions sociales désastreuse, la popularité de J.L. Mélenchon et l’unité créee par le Front de Gauche remplissent naturellement.
J’ai dans l’idée que les verts / roses sont de teintes plus vives ici, ce qui réduit d’autant l’espace à gauche…
Nous avons produit une analyse de la débâcle électorale qui
Tirefort Christian | 4 décembre 2011Nous avons produit une analyse de la débâcle électorale qui ne va pas dans le sens des organisations de l’extrême-gauche, en particulier sur solidaritéS- Genève. Tu peux la consulter sous
http:www.travail-et-salariat. org/spip/spip.php?article33
Un résumé a été publié dans Le Courrier de mercredi passé. Salut. ctirefort
Merci Christian. Je n'avais pas lu. J'ai retrouvé le lien
Zisyadis | 4 décembre 2011Merci Christian. Je n’avais pas lu. J’ai retrouvé le lien exact: http://www.travail-et-salariat.org/spip/spip.php?article33. Amitiés
La crise européenne actuelle et les soulèvements populaires arabes "printemps
Nacer | 7 décembre 2011La crise européenne actuelle et les soulèvements populaires arabes “printemps arabe” ne sont pas étrangers au derniers résultats des éléctions en Suisse. Le monde bouge et nous fait bouger mais dans quel sens ?. Les grands thémes font toujours recette alors que nous regressons. Nos ancêtres étaient des exemples dans l’aide sociale et dans l’humanitaire et nous on régresse, honte à nous, indignes. Avec nos votes, on méprise nos propres pauvres (REMCAS) et nos chomeurs suisses. Alors que les bénéfices et les dividendes sont là. . Le pauvre citoyen voit l’autre comme un intrus qui lui vole son travail, sa place dans la société et ses droits, parfois même le terrorise. Notre implication dans cette situation critique est incontournable. La donne économico-sociale et géopolitique nous est imposée.Cherchons des nouveaux moyens et outils pour renverser la tendence comme l’indique notre ami Zysyadis.
L’alternative gauche doit redynamiser les masses populaires, salariales.
Diversifier et innover dans l’approche des gens et occuper plus de terrains.
Faire plus de bruits en dénonçant les excés dans les deux sens, les abus et les équarts entre les gens.
Donner l’exemple en commençant par soi.
mettre fin aux conflit internes…Salut Nacer